Bulletin de l’Ermitage

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A Léoncel enfer et fornication une nouvelle exposition de frère Georges et du diocèse

mardi 9 novembre 2010

Le Marquis de Sade fut condamné à mort pour avoir, entre autres, sodomisé une prostituée avec un cierge et demandé à une autre de rendre son lavement anal sur une croix....

Longtemps considérés comme de condamnables sacrilèges, les hiérophiles peuvent maintenant goûter à Léoncel et grâce au frère Georges au fruit défendu sans risquer la mort...il suffit de venir sur place !

La hiérophilie est une attraction pour ce qui relève du sacré : elle regroupe des pratiques sexuelles aussi diverses que la masturbation avec des objets de culte et le détournement sexuel de tous les rituels religieux.

Au XIXè siècle, certains bigots catholico-corrects payaient des sommes astronomique pour faire l’amour avec des prostituées déguisées en nonnes, répétant l’acte sacrilège de Don Juan qui —par défi— séduit de jeunes femmes entrées en religion et les enlève du couvent.

Beaucoup de catholiques hiérophiles jouissent de jouer les diables tentateurs. Ils rêvent de salir les Saintes, d’induire les vierges en Faute et de transformer les messes en orgies....tels sont les fantasmes de frère Georges l’exclaustré et moine bidon de Léoncel.

Pour les cathos hiérophiles marqués par le monothéisme, rien de plus troublant que la confusion des valeurs…

D’ailleurs dans les donjons de dominatrices , il n’est pas rare de trouver des Croix de St André sur lesquelles les masochistes se font littéralement crucifier (sans les clous)… Ce qui explique peut-être pourquoi les godemichés "Divine Interventions" créés par frère Georges aient autant de succès.

A l’effigie du Christ ou des saints, ces jouets pour adulte sont fabriqués « avec beaucoup de dévotion ». « Je suis sûr que mes client(e)s les vénèrent avec toute la piété requise… » ajoute le frère, goguenard.
Le plus populaire a la forme d’une "immaculée mère de Dieu",
tout en résine blanche : 32 cm de long, 5 cm de diamètre. L’autre grand favori est un Jésus crucifié de 35 cm de long pour 6 cm de diamètre.
Le diable, rouge, cornu, sataniquement incurvé, s’offre aussi comme un ironique objet d’idôlatrie.

Désormais frère Georges diffuse ses créations par internet, sous le
slogan « Les voies du Seigneur sont pénétrables ».

Interview récente sur la paroissien libéré du Vercors :

> Pourquoi vous êtes-vous lancé dans la création et le commerce
de godes ?

Parce que mon modèle original à moi ne fait pas s’agenouiller les femmes en adoration... j’ai longtemps fait des castings de queue à la recherche d’un substitut qui illuminerait ma vie sexuelle.
J’ai essayé une bougie, mais ça n’a trompé personne. J’ai ensuite tenté le coup avec un couteau à beurre mais ça a attiré la foudre. Désespéré (et encore sous le choc), je me suis mis à chercher un gode qui ne soit pas un conducteur d’électricité et j’ai découvert… le silicone !
On peut faire des gâteaux au four dans du silicone, ça ne fond
pas. J’ai pensé : voici la matière invincible de la virilité. Ça a été comme une révélation.

Pour mes groupies aussi d’ailleurs.

Je pouvais enfin marcher sur les traces de Mgr Di Fargo !

>Vous ne voulez pas me donner une explication plus sérieuse ?

Pourquoi Dieu —qui a inventé le pénis— existe-t-il ? Pourquoi ne pas rendre soluble la divinité dans du sexe ?

>Comment votre hiérarchie et proches et proches ont-ils réagi ?

Mes godes ont fait une forte impression sur ceux souffrant d’une forte répression.
Ma grand-mère cachait le gode Bouddha sous son fauteuil roulant.

>Vous venez d’une congrégation puritaine ?

Au réfectoire, nous ne mangions pas tout nus en tout cas.

>Quand avez-vous créé la société "St Hugues- Divine Interventions" ?

Tout a commencé dans une étable. J’étais couché dans la paille quand la grâce a frappé l’instrument de mon inspiration (et là, je parle de mon cerveau). J’ai réalisé que le Christ, qui nous guide à travers les ténèbres, avait la forme d’un godemiché. C’est tout.

>Ils ont du succès sur le plan commercial ?

Ils en ont tellement eu que, la première année, les hébergeurs ont refusé d’héberger notre site internet car il attirait trop de monde.
Maintenant, ça va mieux. On s’est stabilisé.
On vend le plus de godes en décembre, pour les cadeaux de Noël.

>Comment expliquez-vous le succès de vos créations ?

En Eglise le sexe est tellement refoulé, frappé d’interdit religieux, que mes godes réveillent chez les gens l’instinct du blasphème. Ça les libère.

>Qui sont vos client(e)s ?

C’est dur à dire. Certains sont chrétiens, d’autres païens ou agnostiques, mais ils ont tous le sens de l’humour. Et parfois même de la spiritualité !

>Pourquoi certaines personnes s’achètent-elles un gode en forme de Jésus crucifié ?

Parce que c’est la bonne taille. Parce que c’est tabou. Parce qu’ils aiment jouer avec leurs peurs. Parce qu’ils ont été traumatisés enfants par la religion et que c’est leur manière à eux de renouer avec Dieu.

>Que pensez-vous de ceux qui achètent le gode en forme de Diable ?

Ce sont des croyants qui n’appartiennent à aucune secte.

>Vous n’avez pas de problèmes avec les intégristes ?

Si. J’ai reçu des menaces. On m’a piraté le site et envoyé des mails de haine. En réponse, j’ai tendu ma fesse gauche.

>Ca fait quel effet d’avoir un plug en forme de petit Jésus dans le derrière ?

Ca donne envie de chanter « Alleluia ». !

>Vous aimeriez crééer un gode islamique ?

Vous êtes folle !?

>Et si vous inventiez un gode athée, il aurait l’air de quoi ?

Mammon.

>Quels sont vos projets ?

Essayer de devenir plus humain… Lancer les fondements d’une société nouvelle basée non plus sur l’intolérance mais sur le bonheur… En dehors de ça, j’essaye de fabriquer des boules de geisha en forme de rosaire.

Ah ! mes amis ! elle repart la nouvelle évangélisation ! miracle ! elle repart !...c’est un miracle de Compostelle !!!!

***inspiré du dialogue des 400 culs , ouvrage de haute spiritualité de mgr Lafraise

http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2010/11/la-hierophilie-enfer-et-fornication.html


Voir en ligne : Abbaye de Léoncel