Bulletin de l’Ermitage

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Et oui ! c’est cela aussi l’Eglise !

jeudi 17 juin 2010

Ouverture du procès d’un prêtre proxénète à Nancy

Un prêtre poursuivi pour proxénétisme comparaît depuis jeudi matin devant le tribunal correctionnel de Nancy, aux côtés de trois autres prévenus, suspectés d’avoir organisé un réseau de prostitution en Moselle, démantelé par la police en mai 2009.

D’une voix fluette, tremblant, les mains jointes, le prêtre aujourd’hui âgé de 53 ans s’est présenté à la barre, en expliquant qu’il était devenu serveur, après avoir été révoqué des ordres par sa hiérarchie lors de sa mise en examen, en juillet dernier.

Le prêtre, un notable de Metz adepte des clubs échangistes, avait pris l’habitude d’avoir recours à des prostituées, notamment auprès d’un réseau dirigé par une femme, "Madame Hortense".

L’homme d’église, économat du grand séminaire, est suspecté d’avoir fourni à ce réseau une jeune prostituée de 23 ans, rencontrée sur internet en mai 2009, la convaincant qu’elle pourrait alors "travailler plus pour gagner plus", selon ses déclarations durant l’instruction.

Pour son avocat, Me Alain Behr, les poursuites contre le prêtre tiennent d’une "orthodoxie de la loi" : "C’est l’inquisition !", a-t-il déploré.

"Mon client voulait simplement rendre service, aujourd’hui il s’en veut. Il trouvait que la solution qu’il proposait à la jeune femme était meilleure pour elle ; d’autant que pour lui, il s’agissait d’un salon de massage", a-t-il expliqué.

Le réseau de prostitution, mis au jour par la police en mai 2009, avait été monté en novembre 2008 par Hortense M., une habitante de d’Ugny (Meurthe-et-Moselle) d’origine sénégalaise et âgée de 42 ans.

Cette dernière avait ouvert une maison de passe à quelques kilomètres de son domicile, à Talange (Moselle), en faisant travailler une douzaine de filles, à qui elle prélevait 30 à 50% de leurs revenus.

Elle est également poursuivie devant le tribunal correctionnel pour proxénétisme, ainsi que son époux et un troisième homme qui avait monté des sites internet pour rabattre des clients.

Le jugement est attendu vendredi.

Ya pas qu’à Léoncel finalement !


Voir en ligne : Abbaye de Léoncel