Bulletin de l’Ermitage

Accueil > Humour > Espionnage sous la bure

Espionnage sous la bure

dimanche 7 février 2010

Dans les monastères bénédictins de l’ordre de Subdeco la chasse aux culottes, totalement illégale et dénoncée vigoureusement par Rome est une activité traditionnelle hivernale bien vivante et le réalisateur ecclésiastique besogneux du diocèse de Valence le Père Valachier également responsable de la pastorale médiatique et touristique vient d’y consacrer un film -Love Exposure-, une histoire de religion et de voyeurisme, présentée en avant-première ...à la maison St Hugues de Léoncel ...bien sûr !

Pour désigner cette activité qui remonterait à Dagobert on parle de le “safari-panty”.
C’est en fait une forme de perversion qui consiste à photographier les religieuses ou religieux par en-dessous, sous la corolle de leur bure, de leur soutane voire de leur surplis dans l’entre-deux d’une légère enjambée....

Tout l’art du safari consiste à capter l’érotisme qui se dégage de cette vision : une culotte moirée ou un slip kangourou blanc côtelé , plaqué par la chaleur ou la sueur contre des reliefs que le tissu souligne de plis suggestifs et d’ombres moites....
parfois un string translucide laissant apercevoir des volumes vermiforme délicatement lovés entre des avocats ou pois chiche selon les capacités développées ou entretenues par le sujet laissant apparaître tatouages discrets, piercing contre nature... pilosité plus ou moins frisée... parfois même réserves d’objets illicites interdits en clôture : clés USB contenant quelques images salasses , joints d’herbes vénéneuses , œuvres microfilmées du marquis de Sade, godes ,anneaux vibrants , préservatifs, poppers etc...etc...

Mais parfois le tissu seulement qui moule deux fesses potelées qui se tend ou s’humecte lors d’une émotion , une évocation charnelle, une note aigue ... un effort...
voire désespérément se cerne sous la larme d’une miction trop précipitée ou un plaisir intense laissant là abandonnés à leur sort putride des auréoles ou des cartes géographiques dont certains assurent qu’on peut y lire, non seulement les vestiges des émois évaporés... mais aussi ceux des pulsions avenir...comme dans le marc de café !!!

Il y a de ces spécialités méconnues en Eglise !

Pour obtenir le cliché qui tue, les frères ou sœurs sont prêts à tout , y compris s’associer en bandes de voyeurs, échanger leurs clichés et s’armer d’appareils miniatures qu’ils dissimulent dans des missels, livres de chants, encensoirs, balais, rosaires ou parfois même dans leurs chaussures, percées d’un trou invisible, qui leur sert de télé-objectif.

Se comparant dès lors à des chasseurs, les adeptes de ces curieux safaris s’entraînent à “espionner” les cibles sans que celles-ci s’en aperçoivent, afin qu’elles restent pures.
Il s’agit de préserver leur innocence. De l’immortaliser, en photo.

Le safari relève presque du culte de la perfection !...

C’est du Japon que vient ce sport où il se nomme … Le tôsatsu ....une forme de retour aux origines sacrées du pays.

Au Japon en effet la culotte ou le fudoshi ( cache sexe) cristallise bien plus que des fantasmes. Il symbolise le traumatisme d’une nation, la profonde blessure narcissique que ce pays ne parvient pas encore à cicatriser : lorsque, après 250 ans d’isolationnisme, le Japon féodal fut contraint d’ouvrir ses ports aux navires américains, français, anglais ou hollandais, et subir le regard étranger comme un viol.

Les “barbares” occidentaux débarquèrent avec leur mépris et leurs préjugés, s’offusquant de voir que dans les sanctuaires shinto on vénérait les organes génitaux, que des phallus et des vagins se dressaient à la croisée des chemins, qu’hommes , femmes et enfants se baignent nus, librement, dans le même bain et –sainte horreur– que les femmes ne portaient pas de culotte sous leur kimono.

Empruntée à l’occident vers le début du XXe siècle, la culotte est adoptée par les Japonaises en même temps que les mœurs occidentales. Elle incarne à la fois la modernité, la pudeur et ses corollaires… la frustration, la honte, le voyeurisme. En elle se mélangent le goût typiquement japonais pour l’invisible et le goût typiquement judéo-islamo-chrétien pour le pêché.

La culotte n’a donc rien d’anecdotique. Elle occupe au contraire une place centrale dans la réflexion que l’on aborde lors des conférences de Carême dans les monastères sur le rapport entre le corps et le sacré.
Entre le désir et ce qui est caché.

Ne peut-on avoir envie que de ce qui reste inaccessible ?

Notre libido se nourrit-elle de tabous ?

L’amour peut-il être mis à nu, sans danger ?

Ainsi le Père Valachier pour le carême 2010 qui s’annonce
vient de consacrer à cet étrange culte un film édifiant sur les activités ésotériques dans les monastères

Le film s’intitule “L’amour mis à nu”...
une méditation sur le slip dans la spiritualité monastique et en Eglise coincée de la braguette , ultime rempart qui sépare la peau de l’oeil.
“Barricade mystérieuse”, pour reprendre le titre d’une délicate pièce de clavecin de Couperin… qui concentre en elle tous les espoirs de rédemption.

Le film parle d’une quête quasi-mystique.
Son héros, un oblat d’Aigrebelle bien connu à Léoncel et amis du frère Georges , élève et fils modèle élevé dans une famille chrétienne devient, en réaction à la crise religieuse paternelle, un authentique pervers, “maître es tôsatsu”, invente les techniques les plus folles pour photographier sous les "jupes" des moines et consacrés jusque dans les lieux publics.
Juqu’au jour où… Il rencontre le frère idéal, l’équivalent de la Vierge Marie, un adolescent castagneur qui fracasse la tête (euphémisme) de tous ses copains, parce que son père a failli le violer.

Renouant avec la tradition des films anarcho-pinks, il sait placer la “chasse à la culotte” au cœur d’une véritable reflexion sur la religion.
Pourquoi certains hommes font-ils de la culotte une relique érotique ? Avons-nous besoin de la transgression pour nous sentir vivre ?...ou pour prier avec ardeur...

Depuis l’année dernière le Vatican a décidé de mettre fin plus sérieusement aux vols visuels ( et souvent réels) des culottes. Les vidéos et les clichés voyeurs deviennent illégaux en Eglise sous peine de sanctions et les cassettes de « candid upskirts » (sous les jupes, en cachette) –interdites à la vente– dans les magasins monastiques devenant alors les collectors d’un autre âge.

Une autre loi demande que les téléphones portables fournis aux ecclésiastiques produisent un fort signal sonore quand on s’en sert pour prendre une photo.

Mais la ruse des voyeurs est sans fin. Chaque mois, l’ Os Serviteur Romano et le Petit Bénédictin déchainé dénoncent de nouveaux actes de voyeurisme, impliquant des moines, des prélats, des nones parfois même des pontifes… quand il ne s’agit pas tout simplement de bons catholico-corrects dévorés par leur passion pour l’innocence incarnée d’une petite culotte.
Il peut sembler aberrant de risquer l’excommunication pour quelque chose d’aussi anodin qu’une image volée. Et pourtant...

C’est cela aussi la nouvelle évangélisation mes amis !


Inspiré du blog des 400culs d’Agnès Giard que nous vous incitons à méditer avec ardeur


*** ce texte qui se veut uniquement humoristique et divertissant (certes pas toujours de très bon goût je l’avoue !) sans aucune intention insultante et/ou discriminante envers qui que ce soit est une pure fiction aussi toute ressemblance avec des personnes ou des faits réels existants ou ayant existés serait pure coïncidence et entièrement fortuite ***

Toutes les autres brèves humoristiques sont disponibles en suivant ce lien


Voir en ligne : Abbaye de Léoncel