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Libertés primitives aux Galapagos (4)

Homme te crois-tu seul pensant ?

mercredi 6 juin 2007, par frere francois

« Tout est en un flux perpétuel. [...] Tout animal est plus ou moins homme ; tout minéral est plus ou moins plante ; toute plante est plus ou moins animal. Il n’y a rien de précis en nature. » (Diderot, Le Rêve de d’Alembert.)

« Considéré dans ses effets, il est vrai que l’analogie poétique semble, comme l’analogie mystique, militer en faveur de la conception d’un monde ramifié à perte de vue et tout entier parcouru de la même sève mais elle se maintient sans aucune contrainte dans le cadre sensible, voire sensuel, sans marquer aucune propension à verser dans le surnaturel. » (André Breton, Signe ascendant, 1947).

Homme ! libre penseur - te crois-tu seul pensant
Dans ce monde où la vie éclate en toute chose :
Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
Mais de tous tes conseils l’Univers est absent.

Respecte dans la bête un esprit agissant :
Chaque fleur est une âme à la Nature éclose ;
Un mystère d’amour dans le métal repose :
« Tout est sensible ! » - Et tout sur ton être est puissant !

Crains, dans le mur aveugle, un regard qui t’épie :
A la matière même un verbe est attaché...
Ne la fais pas servir à quelque usage impie !

Souvent dans l’être obscur habite un Dieu caché ;
Et comme un œil naissant couvert par ses paupières,
Un pur esprit s’accroît sous l’écorce des pierres !

Gérard de NERVAL (1808-1855) Les Chimères (1853)

.

Isabella aux Galapagos le 6 Juin 2007

Mais de quel côtés est donc la cage ?

« Il n’y a pas un millimètre du monde qui ne soit savoureux. » pensait Giono
et dieu sait si notre escale actuelle aux Galapagos confirme cette intuition.

Observez un tout petit enfant sur un carré d’herbe fraîche : il est capable de passer des heures entières, pratiquement sans bouger, dans l’émerveillement de ses menues observations.
Tout pour lui exprime le miracle de la création.

Il observe, découvre, s’étonne, se délecte, s’ouvre à ce qui l’entoure, s’emplit de mille impressions subtiles.
Tout l’enhardit, l’intimide, l’émerveille ou le saisit.
Chaque frémissement de la nature, chaque palpitation de l’univers chaque souffle lui est sensible.

Apparemment, son royaume tient sur moins d’un mètre carré.
En réalité, il est l’hôte universel, inséré dans le monde entier, le visible et l’invisible.
Son esprit n’est limité ni à une surface (il va en profondeur), ni à un périmètre (il est conduit au centre).

À cet instant de sa vie, l’enfant est en osmose avec l’univers entier ; son attention est vécue par tous ses sens avec une incroyable intensité.

Nous avons la chance depuis quelques jours de réhabiliter en nous cet émerveillement, de redécouvrir le sublime dans l’infime, l’imprévisible dans le surgissement de l’infiniment petit, la beauté dans la simplicité essentielle.

L’infini...

l’infini ramené à un carré d’herbe , de buisson de sable,

l’éternité...

l’éternité coïncidant exactement avec un instant de plénitude radieuse,
dans ce sentiment d’être pleinement inséré dans la pure beauté de l’univers avec le privilège inouï d’en être le témoin.

En nous alors ressuscite la conscience savourante de vivre !

Et nous constatons chacun avec nos handicaps plus ou moins lourds — avec l’ évidence claire comme l’attention émerveillée d’un enfant — combien le monde est beau et combien cette vie mérite d’être vécue !

...et combien tous ceux qui le composent animaux ou plantes sont biens nos frères et nos soeurs compléments essentiels à notre équilibre...

à notre plénitude

Au début cette "aventure" en un lieu où l’homme n’ a pas sa demeure est toujours un peu déstabilisante ,violente,
sauvage et angoissante
et au pied des falaises immenses ou sur les landes désolées battues par l’océan et le vent
il faut faire confiance à ces nuées d’oiseaux qui d’un coup de bec pourtant d’un coup d’oeil sûr comme leur vol en piqué sur plusieurs centaines de mètres pourraient nous précipiter dans l’Hades...

à ces requins aussi aux dents acérées,
à ces tortues ,à ces phoques ou à ces raies qui semblent plus occupées à chasser le "petit frais" qu’à faire attention au bipède à peu nue qui passe...

La nature rude, vraie violente, immense
écrase et fait éclater les poumons ...
et ses soupirs en grandes bourrasques donnent la chair de poule à la mer elle même...

Stupeur, crainte et tremblement n’est-ce pas à ces signes que l’on reconnaît la présence de l’Essentiel...

Les premiers jour nous avons éprouvé la peur...
nous étions tellement nus et offerts devant l’immensité sauvage

"La Vie", ça n’existe pas, à moins de croire que c’est une sorte d’entité, comme une âme, qui vient habiter la matière et lui donner Vie, la rendre mobile, éventuellement sensible, etc. Je trouve symptomatique que, de la même façon que les scientifiques ne recherchent plus à mettre la main sur l’âme des choses, ils n’ont pas pour objet d’étude "la Vie", mais, par exemple, des processus biochimiques. De leur point de vue, qui est aussi le mien, "la vie", ça n’existe tout bonnement pas !!! C’est un raccourci sémantique, support à mysticisme, mais c’est un concept dont il n’y a rien à faire. On ne peut en déduire ni généralités sur "la matière vivante", ni conséquences éthiques, ni métaphysique, ni rien du tout. Autant le jeter à la poubelle et passer à autre chose !"
(Charles Darwin / 1809-1882)

écrivait Darwin qui donna célébrité et réputation à ces îles ...là moins que ce ne soit l’inverse ...
lui fils de pasteur qui finit athée avait compris que si il existait une transcendance elle était à rechercher ailleurs et autrement ... dans le processus peut-être... celui d’une évolution ...peut-être ou plus loin encore..dans l’incompréhensible...

ou l’incompris...

Pourtant cette peur irraisonnée n’a pas lieu d’être parmis les habitants d’ ici c’est un sentiment inconnu...

Les hommes occidentaux à vrai dire se sont décidés tardivement ,conscients du moins partiellement de leurs actes destructeurs, à protéger cet archipel du bétonnage, de la pêche intensive ( spécialement des baleines) des razzias de la chasse des tortues comme défoulement... et plus récemment des paquebots des nantis... en retraite
après avoir pendant des siècles massacré allègrement les cétacés, les oiseaux et les tortues... tortues dont "Georges" est le dernier descendant unique...
car ceux qui ne se reproduisaient pas assez vite ont disparus ou sont en voie de le faire...

Qu’il est réconfortant de voir autour de soi aucune crainte, aucune angoisse ni aucune fuite ...et bien sûr aucune animosité dans un monde qui ne connaît ni la peur ni la férocité ni la concurrence...

climax d’un écosystème établi...

Nous y mesurons combien notre monde est en cage... et ceux qui y sont enfermés et captifs ne sont pas ceux que l’on croit ...

"eux"... ils sont libres et heureux ...

Même si la ressource touristique pourtant soigneusement encadrée pousse quelques uns à se faire serviles et à fréquenter l’homme en mendiant...
La plus part du temps l’équilibre est assez riche pour que l’on s’installe dans l’indifférence générale dans un paysage somptueux comme sur une plage parmis ceux qui sont bien trop occupé à vivre...
et ont bien d’ autre chose à faire qu’à s’intéresser à ce curieux salsifis à deux pattes pileux et boutonneux , aux sexes démesurés par rapports aux autres êtres vivants et qui s’autoproclament immodestement dans leur suffisance "homo sapiens" ! ...
et doivent s’entourer d’un tas d’ustensiles .. et de tissus. pour dormir... pour marcher... vivre ...manger... ou contempler....

Bien sûr très vite des amitiés personnelles se nouent :ainsi nos loupiots se sont pris d’amitiés pour un "fou "( un bobbie comme on dit ici) aux pattes bleues pâle et sa progéniture que l’on a eu du mal à quitter ... ( lui aussi)
Nico d’une grosse lionne de mer qui loin d’être agressive faisait téter son bébé aux yeux mouillés de sel la tête tranquillement posée sur ses genoux ankylosés...
...ou ces macareux qui venaient se moquer d’Igor... et par bravade le bec remplis des anchois dégoulinants qu’il venaient de pêcher... le narguer...
pauvre Igor ...lui qui adore le poisson cru... !!!

Heureusement bien vite une mouette en éclatant de rire remettait soudain les pendules à l’heure de la plaisanterie... et lâchait un poisson au pauvre "chien de berger explorateur autodidacte"

.

Si ton cœur, gémissant du poids de notre vie,
Se traîne et se débat comme un aigle blessé,
Portant comme le mien, sur son aile asservie,
Tout un monde fatal, écrasant et glacé ;
S’il ne bat qu’en saignant par sa plaie immortelle,
S’il ne voit plus l’amour, son étoile fidèle,
Éclairer pour lui seul l’horizon effacé ;

Si ton âme enchaînée, ainsi que l’est mon âme,
Lasse de son boulet et de son pain amer,
Sur sa galère en deuil laisse tomber la rame,
Penche sa tête pâle et pleure sur la mer,
Et, cherchant dans les flots une route inconnue,
Y voit, en frissonnant, sur son épaule nue
La lettre sociale écrite avec le fer ;

Si ton corps frémissant des passions secrètes,
S’indigne des regards, timide et palpitant ;
S’il cherche à sa beauté de profondes retraites
Pour la mieux dérober au profane insultant ;
Si ta lèvre se sèche au poison des mensonges,
Si ton beau front rougit de passer dans les songes
D’un impur inconnu qui te voit et t’entend,

Pars courageusement, laisse toutes les villes ;
Ne ternis plus tes pieds aux poudres du chemin
Du haut de nos pensers vois les cités serviles
Comme les rocs fatals de l’esclavage humain.
Les grands bois et les champs sont de vastes asiles,
Libres comme la mer autour des sombres îles.

Marche à travers les champs une fleur à la main.
La Nature t’attend dans un silence austère ;
L’herbe élève à tes pieds son nuage des soirs,
Et le soupir d’adieu du soleil à la terre
Balance les beaux lys comme des encensoirs.

La forêt a voilé ses colonnes profondes,
La montagne se cache, et sur les pâles ondes
Le saule a suspendu ses chastes reposoirs.
Le crépuscule ami s’endort dans la vallée,
Sur l’herbe d’émeraude et sur l’or du gazon,
Sous les timides joncs de la source isolée
Et sous le bois rêveur qui tremble à l’horizon,
Se balance en fuyant dans les grappes sauvages,
Jette son manteau gris sur le bord des rivages,
Et des fleurs de la nuit entrouvre la prison.

Il est sur ma montagne une épaisse bruyère
Où les pas du chasseur ont peine à se plonger,
Qui plus haut que nos fronts lève sa tête altière,
Et garde dans la nuit le pâtre et l’étranger.
Viens y cacher l’amour et ta divine faute ;
Si l’herbe est agitée ou n’est pas assez haute,
J’y roulerai pour toi la Maison du Berger.

Elle va doucement avec ses quatre roues,
Son toit n’est pas plus haut que ton front et tes yeux
La couleur du corail et celle de tes joues
Teignent le char nocturne et ses muets essieux.
Le seuil est parfumé, l’alcôve est large et sombre,
Et là, parmi les fleurs, nous trouverons dans l’ombre,
Pour nos cheveux unis, un lit silencieux

Alfred de Vigny

.

Liberté primitive, je te retrouve enfin !

Je passe comme cet oiseau qui vole devant moi, qui se dirige au hasard, et n’est embarrassé que du choix des ombrages.

Me voilà tel que le Tout-Puissant m’a créé,
souverain de la nature,
porté triomphant sur les eaux,

tandis que les habitants des fleuves accompagnent ma course,
que les peuples de l’air me chantent leurs hymnes,
que les bêtes de la terre me saluent,
que les forêts courbent leur cime sur mon passage.

Est-ce sur le front de l’homme de la société, ou sur le mien, qu’est gravé le sceau immortel de notre origine ?

Courez vous enfermer dans vos cités,

allez vous soumettre à vos petites lois ;

gagnez votre pain à la sueur de votre front,

ou dévorez le pain du pauvre ;

égorgez-vous pour un mot, pour un maître ;

doutez de l’existence de Dieu, ou adorez-le sous des formes superstitieuses :

moi j’irai errant dans mes solitudes ;

pas un seul battement de mon cœur ne sera comprimé,
pas une seule de mes pensées ne sera enchaînée ;

je serai libre comme la nature ;

je ne reconnaîtrai de souverain que celui qui alluma la flamme des soleils et qui d’un coup de main fit rouler tous les mondes. ( Chateaubriand)

.

Nous avons fait de l’animal un compagnon ou un esclave... nous l’avons humanisé...
il nous manque de nous mettre à son écoute de sa sagesse
a ce prix nous retrouvons le sens de la vraievie et de ses délicats équilibres
de la préservation des paysage et de la sagesse...

ce n’est pas pour rien que les peuples premiers se mettaient à leur écoute
ou les vénéraient se revêtant de leurs parures , de leurs armes ou de leurs masques ...

se pénétyraient de leur esprit jusqu’à en porter leur nom

Il est temps encore de cesser de faire de notre monde un chapelet de réserves...
mais acceptons pleinement celui et ceux que la nature a créé

car le souffle de cette nature
c’est le souffle même de dieu
Image de ce que pourrait être l’homme s’il était resté "normal"

au lieu de rêver à se faire ...dieu...

Le séjour fut long et mouvementé Jess et les loupiots vous en feront comme de coutume un rapport détaillé et illustré qui paraitra... dans quelques jours ( ce sera plus long peut-être... mais ils ne sont pas adultes et doivent se ménager...)

Nous partons aujourd’hui pour les Marquises ...15 jours d’immensité avant d’aborder aux rives artistiques de Brel et Gauguin...

Je vous y conterai mes impressions pourvu que l’on nous y suive

Bises de tout l’équipage ! ...et merci pour ceux qui nous aident par la prière, la pensée , la lecture...ou en nous écrivant

A tous à bientôt

L’équipage du Kalliste +


Un dernier texte pour conclure ? :

Trois éléments partageaient la vie qui s’offrait alors aux jeunes gens :

derrière eux un passé à jamais détruit, s’agitant encore sur ses ruines, avec tous les fossiles des siècles de l’absolutisme ;

devant eux l’aurore d’un
immense horizon, les premières clartés de l’avenir ; et entre ces deux
mondes... quelque chose de semblable à l’Océan qui sépare le vieux continent de la jeune Amérique,

je ne sais quoi de vague et de flottant, une mer houleuse et pleine de
naufrages, traversée de temps en temps par quelque blanche voile lointaine ou
par quelque navire soufflant une lourde vapeur ;

le siècle présent, en un mot,
qui sépare le passé de l’avenir, qui n’est ni l’un ni l’autre et qui ressemble
à tous deux à la fois, et où l’on ne sait, à chaque pas qu’on fait, si l’on
marche sur une semence ou sur un débris.

Voilà dans quel chaos il faut choisir ;

voilà ce qui se présente à des enfants pleins de force et d’audace, fils de l’Empire et petits-fils de la Révolution.

Or, du passé ils n’en veulent plus, car la foi en rien ne se donne ;

l’avenir, ils l’aiment, mais quoi ! comme Pygmalion Galatée : c’est pour eux
comme une amante de marbre, et ils attendent qu’elle s’anime, que le sang colore ses veines.

II leur reste donc le présent, l’esprit du siècle, ange du crépuscule qui
n’est ni la nuit ni le jour ;
ils le trouvent assis sur un sac de chaux plein d’ossements, serré dans le
manteau des égoïstes, et grelottant d’un froid terrible.

L’angoisse de la mort leur entre dans l’âme à la vue de ce spectre moitié
momie et moitié fœtus ; ils s’en approchent comme le voyageur à qui l’on
montre à Strasbourg la fille d’un vieux comte de Sarvenden, embaumée dans sa
parure de fiancée : ce squelette enfantin fait frémir, car ses mains fluettes
et livides portent l’anneau des épousées, et sa tête tombe en poussière au
milieu des fleurs d’oranger.

Comme, à l’approche d’une tempête, il passe dans les forêts un vent terrible
qui fait frissonner tous les arbres, à quoi succède un profond silence ; ainsi
Napoléon avait tout ébranlé en passant sur le monde ; les rois avaient senti
vaciller leur couronne, et, portant leur main à leur tête, ils n’y avaient
trouvé que leurs cheveux hérissés de terreur.

Le pape avait fait trois cents lieues pour le bénir au nom de Dieu et lui
poser son diadème ; mais Napoléon le lui avait pris des mains. Ainsi tout avait
tremblé dans cette forêt lugubre de la vieille Europe, puis le silence avait
succédé. [...]

Un sentiment de malaise inexprimable commence donc à fermenter dans tous les
jeunes cœurs. Condamnés au repos par les souverains du monde, livrés aux
cuistres de toute espèce, à l’oisiveté et à l’ennui, les jeunes gens voient se
retirer d’eux les vagues écumantes contre lesquelles ils avaient préparé leurs bras.

Tous ces gladiateurs frottés d’huile se sentent au fond de l’âme une misère
insupportable.

Les plus riches se font libertins ; ceux d’une fortune médiocre
prennent un état, et se résignent soit à la robe, soit à l’épée ;
les plus pauvres se jettent dans l’enthousiasme à froid dans les grands mots,
dans l’affreuse mer de l’action sans but.

Comme la faiblesse humaine cherche l’association et que les hommes sont
troupeaux de nature, la politique s’en mêle.

On s’en va battre avec les gardes
du corps sur les marches de la chambre législative,
on coure à une pièce de
théâtre où Talma porte une perruque qui le fait ressembler à César,
on se rue
à l’enterrement d’un député libéral.

Mais des membres des deux partis opposés,
il n’en était pas un qui, en rentrant chez lui, ne sentît amèrement le vide de
son existence et la pauvreté de ses mains. [...]

Qu’on ne s’y trompe pas : ce vêtement noir que portent les hommes de notre
temps est un symbole terrible ; pour en venir là, il a fallu que les armures
tombassent pièce à pièce et les broderies fleur à fleur. C’est la raison
humaine qui a renversé toutes les illusions ; mais elle porte en elle-même le
deuil, afin qu’on la console....

( à la prochaine fois !)


La suite de nos aventures sera disponible durant toute la période estivales aux adresses suivantes

http://rmitte.free.fr/ermitage/2007/pre0.htm pour tout ce qui concerne notre position en mer, nos aventures, les événements traversés, nos découvertes , la rubrique est confiée à Jess

à cette adresse sur le Bulletin une serie de réflexions inspirées de ce que nous ressentons et contemplons sur les solitudes mouvantes faces aux horizons infinis, rubrique rédigée par nos soins

Rappelons que vous pourrez toujours nous écrire

- soit en réagissant aux bas des articles

- soit directement à rmitte@free.fr cela nous aide dans notre voyage et contribue à vous emmener un peu avec nous...
miracle de l’électronique ... nulle part on est isolé désormais

Notez bien ces adresses !...nous serons en mer jusqu’à l’automne !... si Dieu le veut !

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