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Lascivetés grenadines (2)

2007 l’année des dauphins

dimanche 6 mai 2007, par frere francois

L’ombre est orageuse et chaude dans les flots
Un marsoin, près des hublots

Souffle et rôde

Et sourd murmure à l’avant
Monotone
J’écoute l’eau qui moutonne

En rêvant

Oui ce soir dans le silence
De la nuit
Le monde sans fin, sans bruit

Se balance

Et je suis aussi bercé
Sur l’eau grise
Je me sens parmi la brise

Balancé

Au long murmure de la grève
Doux-amer
Par deux infinis
la mer

...et le rêve..

(Fernand Gregh (1873-1960)

.

St Vincent-les Grenadines le 6 Mai 2007

Ces temps çi j’ai le sentiment de vous avoir un peu laissé tomber...
à vrai dire Jess vous a tenu au courant jour après jour de la suite du voyage...
et actuellement dans l’air parfumé des Grenadines entre deux bains de cristal tiède je me suis mis à repenser à vous...

... à cette vieille Europe aussienfermée dans le matérialisme et le travail... et qui passe à côté de la vie... de sa vie...
de la vraie vie

celle du loisir, de la joie, du plaisir et de l’accomplissement...

et paradoxe : les descendants d’esclaves qui vivent si bien içi ne me contrediront point tant la masse ddes touristes fortunés et stressés qui ne peuvent s’arrêter de s’agiter et d’agir pour aller pêcher, voir, glisser toujours et encore , comme un un ballet échevelé... les étonne

au lieu de prendre exemple des gens du cru qui passent eux leur vie en vacances...
se contentant de vivre de peu et de jouir de la beauté paradisiaque des Antilles

Certains vont me dire : mais vous vous êtes fortunés.. vous avez des facilités... etc...

que non...

nous sommes ermites ...mais les seuls frais excessifs en dehors de la nourriture que nous ayons sont ceux inhérents aux communications pour nous dire... et vous faire partager notre expérience...

et ils sont nombreux ceux qui comme nous parcourent en errants ces ondes azurées...
cela coûte moins cher que la vie en studio en ville !

ou d’aller travailler stupidement !

une vieille barcasse... une toile... et vogue la galère...
le repas sera fait de quelques fruits goûteux, d’un poisson pêché non pollué et gratuit, d’une poignée de riz...

et la fête d’un "t’i punch de rhum"...

mais et l’ennui me direz vous ? la solitude ?

que nenni

les dauphins , les oiseaux , les phoques vous tiennent compagnie comme ceux qui nous ont suivi au travers tout l’atlantique en jouant avec la coque du Kalliste ...

animaux merveilleux

tandis que pendant ce temps vous vous trémoussiez derrière vos comptoirs, bureaux ou autre machine à clavier pour une poignée de dollars de plus et une vie gâché passée à côté de vos pompes pour toujours... tout en détruisant la planète des autres...

Sisyphe condamné à pousser le rocher jusqu’à ce que finalement il l’écrase

travaillez... réussissez... entassez des biens illusoires... vite démodés,
quelle stupidité !
celle de ceux qui profèrent de tels slogans ne mesurant pas à quel point ils le sont...
sinon ils se cacheraient vite de honte...

il est vrai qu’il ont certainement bien d’autres complexes à combler...

avant d’être...

si un jour ils y arrivent !

Peu à peu l’équipage se soude ...
quelle expérience merveilleuse que la mer où chacun se découvre et se révèle aux autres et à lui même...

en toute impudicité
au propre comme au figuré
dans les villes grecques ne faisait-on pas WC commun ?

Nico ne pense plus à ses jambes ...sur le bateau dans l’annexe on ne voit rien...
alors il vole , il glisse, il bondit, il virevolte... jusqu’à remarcher avec ses canes.. ;ce qui lui n’était pas arrivé depuis si longtemps d’après ses parents...

oublié le fauteuil !... et l’état de paralytique !

et je ne parle pas quand il est dans l’eau un vrai poisson qui le fait plonger avec nous admirer les récifs !
et envier les dauphins !

Nat l’intello qui avait tendance à se replier dans ses livres vient de s’enthousiasmer pour sa prochaine visite indienne chez les indiens Cunas.

Jess le fragile est devenu l’indispensable navigateur : quel travail depuis le départ...sur lui même et pour nous

sans complexe et plus stable il aime à exposer son merveilleux corps adolescent aux regards concupiscent des bien portants

"ben quoi vous avez pas de sexe ni de troufignon ?"
...et en plus si vous saviez a quoi il a servi naguère... !!!

et José dont je partage parfois les longues nuits de veille : que de trésors il nous fait découvrir
pour oublier enfin sa vie familiale et ses pots au feux de galère...

2007 est l’année des dauphins... m’a-t-il appris

un amitié forte depuis des milliers d’années…avec homo sapiens

Non seulement les dauphins n’ont jamais mordu aucun être humain, mais en plus ils se présentent à nous, depuis toujours, comme de vrais amis.

Dans les temps très anciens, les navigateurs et les pécheurs connaissaient bien lces animaux et cherchaient à les protéger.
Lorsque les navigateurs se perdaient en mer, les dauphins leur montraient parfois le cap à suivre pour revenir sur la bonne route.

Nombreux étaient alors les hommes qui croyaient que tuer un dauphin apporterait le malheur chez lui et dans sa famille. Les dauphins et les hommes vivaient ensemble, dans une relation de bonne entente.
Le mythe de Jonas dans la Bible en est une façon de dire

Les Grecs de l’antiquité représentaient les dauphins sur leurs poteries, sculptures et pièces de monnaie. La plus ancienne fresque les montrant a été retrouvée au palais de Cnossos, sur l’île de Crète, dans la chambre de la reine.

il est vrai que l’animal par son aérodynamisme a une connotation phallique...et la reine devait phantasmer sur la grosseur de l’engin !

Les hymnes orphiques placent les dauphins aux côtés des joyeuses Néréides. Anacréon lui même, dans une de ses odes, fait porter Éros et le Désir par les joyeux dauphins (Odes 51 ).

Plus simplement, Euripide, dans Hélène , évoque le jeu des joyeux mammifères avec les rameurs des nefs phéniciennes (Hel. 1456 ) ;
Dans Electre, les dauphins, « qui aiment la musique », ouvrent la route à des vaisseaux en compagnies des Néréides (El. 436-437).

A contrario, il est à noter que Moschos, dans son Épitaphe de Bion , semble présenter les dauphins comme ayant l’habitude de pleurer sur les rivages.

Hérodote fait le récit d’Arion voyageant sur un navire et contraint par l’équipage de se jeter à l’eau. Avant de ce faire, il chanta en l’honneur d’Apollon . Lorsqu’il se jeta dans l’eau, il fut sauvé des flots par un dauphin (Hist.I,23-24 ).

Pausanias, dans sa Description de la Grèce , fait une allusion au récit précité d’Hérodote et y ajoute un témoignage sur l’amitié entre un enfant et un dauphin qu’il avait recueilli (Desc.III,25,7 )

Parmi les animaux que les Grecs offraient en sacrifice au dieu Apollon compte le dauphin. Certaines hypothèses étymologiques confortées par les Hymnes Homériques , rattachent Delphes , principal lieu de culte d’Apollon , au Dauphin, forme que pris le dieu (H. Apoll. 397 ; 494 )

Les Hymnes Homériques eux aussi évoquent la transformation de marins en dauphins par Dionysos (H. à dion, 53 ).

...et dans la littérature moderne (de la fin du 15e s. à 1789) Jean de Lafontaine met en scène un dauphin qui fait la leçon à un signe (Fables IV, 7 - Le Singe et le Dauphin ). Il introduit sa fable par une mention à Pline qui fait état des relations amicales entre les dauphins et les hommes. Il fait une allusion au mythe d’Arion chevauchant un dauphin.

C’était chez les Grecs un usage
Que sur la mer tous voyageurs
Menaient avec eux en voyage
Singes et Chiens de Bateleurs.

Un Navire en cet équipage
Non loin d’Athènes fit naufrage,
Sans les Dauphins tout eût péri.

Cet animal est fort ami
De notre espèce : en son histoire
Pline le dit, il le faut croire.

Il sauva donc tout ce qu’il put.
Même un Singe en cette occurrence,
Profitant de la ressemblance,
Lui pensa devoir son salut.

Un Dauphin le prit pour un homme,
Et sur son dos le fit asseoir
Si gravement qu’on eût cru voir
Ce chanteur que tant on renomme.

Le Dauphin l’allait mettre à bord,
Quand, par hasard, il lui demande :
"Etes-vous d’Athènes la grande ?

Oui, dit l’autre ; on m’y connaît fort :
S’il vous y survient quelque affaire,
Employez-moi ; car mes parents
Y tiennent tous les premiers rangs :
Un mien cousin est Juge-Maire. "

Le Dauphin dit : "Bien grand merci :
Et le Pirée a part aussi
A l’honneur de votre présence ?
Vous le voyez souvent ? je pense.

- Tous les jours : il est mon ami,
C’est une vieille connaissance."

Notre Magot prit, pour ce coup,
Le nom d’un port pour un nom d’homme.
De telles gens il est beaucoup
Qui prendraient Vaugirard pour Rome,
Et qui, caquetants au plus dru,
Parlent de tout, et n’ont rien vu.

Le Dauphin rit, tourne la tête,
Et, le Magot considéré,
Il s’aperçoit qu’il n’a tiré
Du fond des eaux rien qu’une bête.

Il l’y replonge, et va trouver
Quelque homme afin de le sauver.

(La fontaine)

.

Les dauphins sont des animaux qui aiment jouer.

Aussi capturés très jeunes pour les marine lands, ils se montrent d’excellents artistes . Ils apprennent facilement des numéros de cirque marin comme des chorégraphies dans l’eau, des numéros d’adresse avec des ballons ou des cerceaux, des sauts périlleux.
Mais il ne faut pas oublier que les dauphins ne sont jamais heureux dans les marine lands

L’armée de ma marine des Etats-Unis (la Navy) capture et entraîne des dauphins pour effectuer des missions sous-marines que les hommes ne peuvent pas effectuer, comme aller récupérer des objets perdus dans les profondeurs de la mer.

De nombreuses histoires relatent que des dauphins ont sauvé des nageurs attaqués par des requins. Les dauphins sont généralement plus puissants que les requins. En Floride, aux Etats-Unis, des requins dangereux pour l’homme s’approchent des plages, il arrive parfois que des accidents mortels se produisent. Des dauphins sont entraînés pour monter la garde près des plages ...

En Mauritanie, les IMRAGEN, peuple de pécheurs, ne pourraient pas aussi facilement pécher leurs poissons si les dauphins ne venaient pas apporter leur aide. Les parents et les enfants se mettent sur la plage près de l’eau. Tout le monde surveille l’arrivée des poissons. Lorsqu’ils aperçoivent un banc de poissons passer non loin de la plage, les enfants entrent dans l’eau et tapent sur l’eau avec des bâtons de bois.

Les dauphins, qui entendent très bien dans l’eau et de très loin, perçoivent le signal des enfants Imragen. Les dauphins, en grand groupe, s’approchent et obligent le banc de poissons à se diriger vers la plage, là où l’eau est peu profonde. Quand les poissons sont bloqués, les parents Imragen entrent dans l’eau avec leurs filets de pêche, au milieu des dauphins. Les poissons ne peuvent pas s’enfuir, ils sont bloqués d’un côté par la plage de sable, de l’autre côté par les dauphins qui les empêchent de s’enfuir vers la mer. Ainsi, les dauphins et les hommes profitent ensemble de cette pêche miraculeuse en eau peu profonde.

Cette amitié naturelle entre dauphins et enfants et que je peux constater avec les loupiots du Kalliste avec lesquels il aiment jouer avec tant d’effets bénéfiques a donné l’idée à des médecins thérapeutes
d’ouvrir des centre de « thérapie par les dauphins » comme à Curaçao, aux Antilles néerlandaises. ou à Panama. J’avais dans l’idée de m’y arrêter mais je laisse cela pour un prochain "tour du monde" dont je vous reparlerai .

Sur la porte de bois qui en barre l’entrée, un écriteau annonce un espace rituel :« Afin de respecter l’intimité des familles, l’accès à ce bassin est interdit au public. » Un petit pont traverse un mince chenal et, derrière, se trouve un grand bassin dégagé qui va jusqu’à la mer. A distance les uns des autres, quatre dauphins « thérapeutes » y jouent délicatement avec quatre enfants, chacun soutenu par un jeune assistant.

Ces enfants ne sont pas comme les autres. Autistes, retardés mentaux, souffrant de troubles neurologiques graves, ils sont tous handicapés.

Même de là où je suis, on peut voir les muscles contractés de leurs visages qui déforment leurs expressions. Leurs mains sont crispées et les poignets repliés, leurs gestes sont saccadés, brusques parfois. Et pourtant, une joie intense dans leurs yeux et dans leurs mouvements rayonne à travers leurs difformités. Ils ne prononcent pas de mots, mais on entend la surprise, l’enchantement, la fierté, qui résonnent plus fort que leurs sons inarticulés.

Chacun des dauphins semble faire cinq fois la taille des enfants, et leurs accélérations soudaines, leurs sauts à deux mètres dans les airs, surgissant de nulle part, auraient de quoi les terrifier… On ne sent pourtant que la grâce qui émane de ces rencontres entre des enfants blessés et gauches et ces animaux massifs, puissants et tout à la fois précis et attentionnés.

Le petit Christen, 7 ans, est handicapé mental et moteur. Il tape sur l’eau du plat de la main pour faire venir à lui Mateo, un mâle adulte, le favori des enfants. On dirait que sous le charme de Mateo, ses gestes sont presque fluides. Il lève deux doigts et agite sa main devant le dauphin qui est venu se poster devant lui et le regarde. Ayant compris son attente, l’animal se dresse, sort sa tête de l’eau et « chante » : « Hi… hi… hi… hi… »

Christen glousse de plaisir. Lui non plus, on ne comprend pas ce qu’il dit, semble-t-il penser, mais comme il est merveilleux ! En regardant tout droit l’animal, il fait alors mine de serrer une main imaginaire. Mateo se dresse encore plus haut en battant furieusement de sa queue pour se maintenir tout droit, et il agite ses nageoires avant comme s’il tendait sa main en retour.

Christen rit aux éclats. « Vous voyez, croit-on l’entendre dire, lui aussi, il est ridicule avec ses nageoires maladroites, et il n’a même pas de mains, et pourtant on l’aime si fort ! » Encouragé par le thérapeute qui est dans l’eau à côté de lui, il ouvre alors en grand ses deux bras. Mateo se laisse redescendre dans l’eau, vient poser sa poitrine entre les bras de l’enfant qui le serre contre son torse avec toute la tendresse qu’il a en lui et regarde ses parents et sa sœur restés au bord du bassin. Je les vois essuyer des larmes sur leur visage.

« Vous savez, me dira plus tard la jeune psychiatre néerlandaise qui supervise le programme, ce qui me touche le plus, ce sont les commentaires des frères et sœurs lors de la séance de conclusion au bout des deux semaines de stage. A l’arrivée, ils parlent surtout de leur ressentiment contre leur frère malade qui accapare toute l’attention des parents et dont il faut s’occuper tout le temps. Lorsqu’ils repartent, ils disent même parfois qu’ils ont compris qu’ils avaient beaucoup de chance. Parce que si leur frère n’avait pas eu cette maladie, ils n’auraient jamais pu vivre quelque chose d’aussi fort que cette rencontre avec les dauphins. Quand j’entends ça, je sais que le travail s’est fait. »

Dans les années 1960, le psychiatre et philosophe Erich Fromm a émis l’hypothèse de la « biophilie », reprise et détaillée ensuite par le grand biologiste Edward O. Wilson : notre bien-être trouverait ses racines dans notre rapport réussi avec l’environnement naturel .

Depuis, d’autres sont allés jusqu’à suggérer que l’évolution du cerveau humain aurait été conditionnée par nos relations avec les animaux. Cela expliquerait toutes les études qui continuent de montrer que nous vivons plus heureux (et en meilleure santé !) si nous sommes en présence régulière d’animaux qui nous veulent du bien .

Une étude a montré que les dauphins sont capables de soulager des dépressions mineures à modérées plus rapidement que les antidépresseurs (en comparaison avec un groupe témoin de patients qui ne faisaient que nager librement au-dessus d’un massif de corail pendant les mêmes périodes). Les enfants autistes ou handicapés, eux, ne guérissent pas. Mais le suivi suggère qu’ils sont plus concentrés, qu’ils communiquent plus et plus clairement, qu’ils interagissent plus librement avec leurs frères et sœurs, et surtout, qu’ils sourient et rient plus avec les autres. Qu’ils ont appris, au fond, quelque chose de leur propre valeur, et du bonheur que l’on peut donner ou recevoir, même avec des gestes maladroits, et même avec peu, ou pas du tout, de mots.

Au contact de cet animal nous prenons conscience qu’il y a là quelque chose de formidablement libre et sensuel. Si l’on était indifférent à tant de beauté, ce serait à désespérer de l’humanité ! »

Et sa beauté n’est pas la moindre de ses qualités. Il est doté d’une intelligence particulière, tournée vers le jeu et la relation aux autres. Il possède un langage propre qui lui permet de communiquer avec ses pairs. Coquin, il passe près d’un quart de son temps à faire l’amour ! Sa curiosité, son sens de la solidarité, son humour interpellent tous ceux qui l’approchent. Tout comme cette amitié, unique et désintéressée, qu’il a toujours manifestée à l’égard de l’homme.

Il est donc important de lui rendre la pareille, et de s’efforcer de nous comporter à son égard avec autant de respect et de bienveillance qu’il le fait avec nous. Pas question de "consommer du dauphin", On oublie les Marineland et autres parcs d’attractions où les dauphins sont comme en prison. On évite les sorties à la journée hors de prix proposées en Méditerranée, véritable business de la rencontre programmée par tous les moyens au détriment des animaux. On se tourne plutôt vers les organismes qui pratiquent un écotourisme pondéré et réfléchi, accompagné d’une réelle information sur les animaux, leur milieu et les moyens de les préserver.

Il existe une réglementation drastique (accords internationaux pour la protection des cétacés, ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, juin 2001) concernant les relations entre hommes et dauphins. S’il est interdit de les nourrir, de les poursuivre ou de jeter des détritus dans leur environnement (les sacs en plastique risquent de les étouffer !), il est aussi interdit de les approcher à la nage à plus de cinquante mètres, rappellent les associations écologistes. SOS Grand Bleu condamne résolument ce genre de pratique, à juste titre, semble-t-il, au vu des débordements constatés, notamment aux Caraïbes. Fréquents sont les animaux brutalisés par certains touristes qui tentent par tous les moyens de s’agripper à eux, au risque de les rendre agressifs. Comble de la maltraitance : des touristes ivres plantant des stylos dans leurs évents…

Sans parler des sonars et filets de pêche... Les premiers surtout qui détruisent leur ouïe ultra sensible...ce qui a pour effet de les rendre sourds...de les désorienter ...de les rendre fous jusqu’à ce qu’ils viennet se "suicider" sur nos plages !

Et s’ils prennent l’initiative de s’approcher ? « Je recommande avant tout d’aller les voir. Les observer constitue déjà une intense satisfaction. Puis, si les circonstances s’y prêtent, on peut se mettre à l’eau en restant toujours à proximité du bateau. Enfin, si les dauphins le décident, il est possible de jouer avec eux. Cela ne doit pas être un but en soi, mais la cerise sur le gâteau. » Alors, ce sont eux qui choisissent la durée et l’intensité de la rencontre ; eux qui décident s’il y aura un contact corporel ; eux, enfin, qui partiront lorsqu’ils en auront assez…

Une fois dans l’eau, les émotions se mêlent. Une certaine appréhension d’abord, parce que la scène se déroule le plus souvent en pleine mer et que l’on se sent vulnérable face à ces animaux à la taille imposante (jusqu’à deux cents kilos !). Très vite, la magie prend le dessus. Certains éclatent en sanglots, d’autres rient ou ne trouvent plus leurs mots. Les dauphins semblent faire écho à notre enfant intérieur. « Lorsque j’ai nagé auprès d’eux, je me suis sentie toute petite, comme face à un être ayant des facultés supérieures à moi. Son sonar, par exemple, semble nous sonder au plus profond de nous, et c’est toujours avec bienveillance », se souvient Vanessa, qui ne songe qu’à renouveler son expérience.

« Les dauphins nous aident à nous interroger sur nous-même » Leur liberté, leur joie de vivre, leur solidarité nous renvoient à notre vie, à nos manques, à nos aspirations. Leur présence nous calme. Olivia de Bergerac, psychothérapeute française installée en Australie, a contrôlé les états cérébraux de ses patients par électroencéphalographie : selon elle, nager avec un cétacé plonge dans un état intérieur proche de celui induit par de longues heures de méditation. D’autres animaux ont ce pouvoir : les chevaux, les chiens ou les chats. « Mais communiquer avec un animal sauvage décuple le sentiment qu’il existe un lien profond entre l’homme et la nature, témoigne Véronica Duport, ancienne soigneuse . Il nous rend humble, conscient de nos limites comme de nos ressources pour agir, recevoir et donner. »

Voilà je joins les liens qui vous serviront et vous conterait mes réflexions de voyage lorsque nous serons arrivés chez les indiens Cunas et avant que nous franchissions le canal qui nous fera fouler pour la première fois le Pacifique !

A bientôt tous que j’embrasse

ff+ et tout l’équipage des loupiots du Kalliste ( y compris ceux de notre base terrestre)

.

1.
Dans le silence
Le bateau dort,
Et bord sur bord
Il se balance

2.
Seul à l’avant
Un petit mousse
D’une voix douce
Siffle le vent

3.
Au couchant pâle
Et violet
Flotte un reflet
Dernier d’opale.

4.
Sur le flots verts,
Par la soirée
Rose et moirée
Déjà couverts

5.
Sa lueur joue
Comme un baiser
Vient se poser
Sur une joue

6.
Puis brusquement,
Il fuit, s’efface
Et sur la face
Du firmament

7.
Dans l’ombre claire,
On ne voit plus
Que le reflux
Crépusculaire

8.
Les flots déteints
Ont sous la brise
La couleur grise
Des vieux étains.

9.
Alors la veuve
Aux noirs cheveux
Se dit : - je veux
Faire l’épreuve

10.
De mes écrins
Dans cette glace.
Et la nuit place
Parmi ses crins,

11.
Sous ses longs voiles
Aux plis dormants
Les diamants
De ses étoiles.

Jean Richepin


Liens de thérapie :

http://www.waterplanetusa.com/fr/programneedsArticle2.htm

http://www.graal-france.net/index.php?page=1160

http://www.autisme.net/Delphin1.html

Liens sur l’année du dauphin

http://www.yod2007.org/

http://yod2007.org/vnoffice/data/0/0/1/147/CMS_DolphinManual_1_part2.pdf en français à partir de la page 39


La suite de nos aventures sera disponible durant toute la période estivales aux adresses suivantes

http://rmitte.free.fr/ermitage/2007/pre0.htm pour tout ce qui concerne notre position en mer, nos aventures, les événements traversés, nos découvertes , la rubrique est confiée à Jess

à cette adresse sur le Bulletin une serie de réflexions inspirées de ce que nous ressentons et contemplons sur les solitudes mouvantes faces aux horizons infinis, rubrique rédigée par nos soins

Rappelons que vous pourrez toujours nous écrire

- soit en réagissant aux bas des articles

- soit directement à rmitte@free.fr cela nous aide dans notre voyage et contribue à vous emmener un peu avec nous...
miracle de l’électronique ... nulle part on est isolé désormais

Notez bien ces adresses !...nous serons en mer jusqu’à l’automne !... si Dieu le veut !