Bulletin de l’Ermitage

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En direct de notre ermitage de montagne (23)

La nécessaire envie

La beauté delayed

mercredi 4 avril 2007, par frere francois

« Le bien qu’on fait la veille devient le bonheur du lendemain. » (proverbe hindou)
« Toutes les fleurs de l’avenir sont dans les semences d’aujourd’hui. » (proverbe chinois)

Notre rapport au temps est aléatoire et imprécis.
Bien que le temps s’écoule à tout moment dans un rythme parfaitement identique,
nous sommes quant à nous parfois pressés parfois enclins à prendre notre temps (ou à le perdre),
tantôt dans le laisser-aller, tantôt dans l’activisme.
C’est cette difficulté à régler notre démarche (de vie ou d’action) qui nous rend fondamentalement inconséquents.

« La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent » disait Camus.
À l’image du moissonneur, semer aujourd’hui, sans nous préoccuper d’autre chose.
Tant il est vrai que plus on donne aujourd’hui, plus l’on recevra demain !

François Garagnon

Notre ermitage du Vercors, mercredi 4 Avril 2007

Delayed

Délais...

la beauté cachée des laids, des laids
se voit sans délai, délai ...

la beauté delayed
permet de voir sans cache
sans celui du laid, du laid
du laid, du laid

Comme dit Monsieur Gainsbourg [1]

Bonjour à tous !

Avoir envie ...
avoir besoin de...

avoir envie de faire ...

avoir envie de jouir...

c’est bien cela qui nous manquait pour pouvoir partir comme prévu...
alors que tout semblait vouloir nous retenir encore...

nos animaux réclamaient une dernière caresse...
une dernière poignée de foin ou de graines...
d’herbe revenue toute fleurie

les arbres et les rocher étaient en quête d’un regard... encore !

l’air d’un dernier inspir parfumé
d’une dernière exhalaison chaude et humide en forme de plaisir

jusqu’à l’horizon... en recherche d’une dernière contemplation... d’un ultime infini regardé et pleuré...

ainsi sont les ermites ...

heureusement que Jess et moi sommes à l’unisson...
et vivons de cette même angoisse ...de ce même plaisir
de cette volupté essentielle...

avant l’heure ce n’est pas l’heure...
et tout est trop vert et mal vécu...
il y manque l’orgasme

après l’heure ce n’est plus l’heure ...
et tout alors est faisandé et triste...

post coïtum et l’envie déjà de s’assoupir...

alors Jess et moi avons décidé d’attendre encore un peu...
que le grand vent du large se lève
que la voile claque enfin et que la drisse se tende
que cette grande force irrésistible nous anime encore et nous pousse sans résistance possible à bouger et à redescendre...

de notre ermitage qui ne ressemble jamais plus au paradis que quand nous devons le quitter...
l’abandonner ... même pour quelques temps

Il est dur de mourir au printemps... tu sais...
et partir qu’est-ce d’autre ?

même si Nat lui est plus rationnel... il respecte et comprend ...
pourtant sans sembler vivre notre délicieuse vibration ,
l’appel du large...

pragmatique il la respecte et s’en accomode...

c’est cela sa façon d’aimer faite toute de docilité, de discrétion et de silence...
un amour de son âge
qui fait que nous l’aimons en retour aussi passionnément

et de cela il en vit !

Quand à Nico redescendu auprès de ses parents... il décalera un peu son départ...

c’est sûr nous l’emmenons avec nous !...
et s’il ne s’amarine pas... ou si c’est trop dur pour lui nous le débarquerons aux Açores ou aux Canaries suivant la route choisie...

quand nous lui avons dit oui ! ...c’est comme s’ il remarchait tout seul !

" prend ton grabat et marche" ..

oui ! ...

un simple oui peut le dire...
un simple oui peut le faire
une seule porte qui s’ouvre ...

même si notre société elle ne le comprend toujours pas après 2000 ans... ne songeant que répression et prison...
la loi du Talion des religions primitives...

Je pense à cet ado rejeté lui aussi...
qui pour un accès de colère et avoir jeté une jardinière sur les "cognes " [2] du pouvoir des nantis est enfermé pour 6 mois...
comment voulez vous qu’il s’exprime, qu’il crie son appel, qu’il dise que lui aussi existe ?

un "dressage" par l’exclusion...

mais messieurs... un être , un animal, un homme ça ne se dresse pas !

ça s’éduque

ça s’éveille

ça s’initie

ça s’accepte

ça se respecte

par la compréhension , l’amour et le partage !...en poussant un peu ses routines...ses acquis...ses certitudes bien établies

car le monde désormais leur appartient !

Dans quelle société verrouillée, bloquée, vieillie, ratatinée, fripée vivons nous ?

Un société de vieilles tripes !

...seuls les repas des pdg du CAQ 40 se dressent... encore
pour permettre à certains nantis aux parchutes d’or de consommer tranquille...

et de finir leur vie à s’emmerder dans leurs paradis fiscaux... ( nous en croiserons certainement comme d’habitude !...ces paumés du petit matin ...ou plutôt du crépuscule des veaux !)

nos soeurs aussi par amitié nous ont compris... et monteront quand nous leur ferons signe...

...avec le redoux nous sentons déjà la brise caresser nos visages... et le vent du départ se lever et tendre la toile... et décoiffer nos cheveux

au loin Kalliste doit déjà frémir et tirer sur ses amarres...

déjà Igor s’agite sentant lui aussi que le départ est proche...et Agnès a "barit !"

Je vous laisse avec Garagon donc dont je vous conseille la lecture du site et des livres dans l’attente de nos nouvelles qui ne sauraient tarder

et vous redonne en post scriptum les adresses de nos futures publications dès que nous aurons l’ancre levée...

Déjà le soleil luit vers l’ouest et nous indique la route à suivre...le long du rayon vert venu de la chevelure même de Neptune

Joyeuses Pâques à Tous !

ff+ et toute la communauté !


« Il faut avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu’on les poursuit. » (Faulkner)

On dit qu’il faut vivre avec la réalité. Ce point de vue, qui est le principe du réaliste, est à la fois vrai et ambigü.

Vrai parce qu’un idéal qui ne s’incarne pas dans une réalité risque bien de finir en utopie, autant dire en rêve inachevé.

Ambigü parce qu’il tend à considérer comme perdue toute énergie qui n’est pas de l’ordre de la volonté.

Or, le réel, c’est bien entendu ce que vous faites, mais aussi et peut-être avant tout, ce dont vous rêvez, ce que vous espérez, ce à quoi vous croyez.

C’est bien cette foi, ce rêve et cette espérance qui vous font vous lever le matin, qui vous attirent et vous guident, qui vous haussent au-dessus de votre condition et vous font vous sentir pleinement vivant.

La vraie vie naît davantage du rêve des hommes que de leur volonté active. Le rêve peut devenir une force prodigieuse s’il parvient à se frayer un chemin dans la vie réelle. Mettez en œuvre votre rêve et faites-le grandir au point d’en faire une impérieuse nécessité intérieure. Alors, vous serez en mesure de vivre votre rêve, au lieu de vous résigner à rêver votre vie.

François Garagnon
Auteur du best-seller “Jade et les sacrés mystères de la vie”
Dernier livre paru : "Joy et la divine quête du bonheur"

Tous les livres de François Garagnon sont disponibles sur le site www.montecristo-editions.com


La suite de nos aventures sera disponible durant toute la période estivales aux adresses suivantes

http://rmitte.free.fr/ermitage/2007/pre0.htm pour tout ce qui concerne notre position en mer, nos aventures, les événements traversés, nos découvertes , la rubrique est confiée à Jess

à cette adresse sur le Bulletin une serie de réflexions inspirées de ce que nous ressentons et contemplons sur les solitudes mouvantes faces aux horizons infinis, rubrique rédigée par mes soins

Il est possible que Nat ou Nico rédigent aussi quelques textes s’ils le désirent

Rappelons que vous pourrez toujours nous écrire

- soit en réagissant aux bas des articles

- soit directement à rmitte@free.fr cela nous aide dans notre voyage et contribue à vous emmener un peu avec nous...
miracle de l’électronique ... nulle part on est isolé désormais

Notez bien ces adresses !...nous serons en mer jusqu’à l’automne !... si Dieu le veut !


[1et dont voici la version complète :

Quand on me dit que je suis moche,
Je me marre doucement, pour pas te réveiller,
Tu es ma petite Marylin, moi je suis ton Miller,
Hein, non pas Arthur, plutôt Henry spécialiste de hardcore.

La beauté cachée des laids des laids,
Se voit sans délai, délai.
La beauté cachée des laids des laids,
Se voit sans délai, délai.

Même musique même reggae pour mon chien,
Que tout le monde trouvait si bien,
Pauvre toutou c’est moi qui boit c’est lui qui est mort,
D’une cirrhose, peut être était ce par osmose,
Tellement qu’il buvait mes paroles.

La beauté cachée des laids des laids,
Se voit sans délai, délai.
La beauté cachée des laids des laids,
Se voit sans délai, délai.

Enfin faut faire avec ce qu’on a,
La sale gueule mais on y peut rien,
D’ailleurs, nous les affreux,
Je suis sur que Dieu nous accorde,
Un peu de sa miséricorde car,

La beauté cachée des laids des laids,
Se voit sans délai, délai.
La beauté cachée des laids des laids,
Se voit sans délai, délai, et oui.

La beauté cachée des laids des laids,
Se voit sans délai, délai.
La beauté cachée des laids des laids,
Se voit sans délai, délai.

La beauté cachée des laids des laids,
Se voit sans délai, délai.
La beauté cachée des laids des laids,
Se voit sans délai, délai.

évidement il manque l’inoubliable rythme reggae... à écouter d’urgence !

[2les flics dans le jargon lyonnais...

cela fait penser à Brassens : vous connaissez ?

Au marché de Brive-la-Gaillarde
A propos de bottes d’oignons,
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon.
A pied, a cheval, en voiture,
Les gendarmes mal inspirés
Vinrent pour tenter l’aventure
D’interrompre l’échauffourée.

Or, sous tous les cieux sans vergogne,
C’est un usage bien établi,
Dès qu’il s’agit de rosser les cognes
Tout le monde se réconcilie.
Ces furies perdant toute mesure
Se ruèrent sur les guignols,
Et donnèrent je vous l’assure
Un spectacle assez croquignol.

En voyant ces braves pendores
Être à deux doigts de succomber,
Moi, je bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je réside
J’exitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides
En criant : "Hip, hip, hip, hourra !"

Frénétique l’une d’elles attache
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier : "Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l’anarchie !"
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d’un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Quelles serre comme un étau.

La plus grasse de ses femelles
Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à grand coup de mamelles
Ceux qui passe à sa portée.
Ils tombent, tombent, tombent, tombent,
Et selon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe
Fut la plus belle de tous les temps.

Jugeant enfin que leurs victimes
Avaient eu leur content de gnons,
Ces furies comme outrage ultime
En retournant à leurs oignons,
Ces furies à peine si j’ose
Le dire tellement c’est bas,
Leur auraient même coupé les choses
Par bonheur ils n’en avait pas.
Leur auraient même coupé les choses
Par bonheur ils n’en avait pas.

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