Bulletin de l’Ermitage

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En direct de notre ermitage de montagne (16)

Première méditation du Carême 2007

Vivre dans une poubelle : visite guidée des écuries d’Augias

mercredi 21 février 2007, par frere francois

Notre ermitage du Vercors, mercredi 21 Février 2007

Cette année le Carême débute sous un soleil de printemps
et hier en redescendant des plateaux épuisés et ivres d’un air pur délicieusement piquant et savoureux évitant toute transpiration mais n’entrainant aucune froidure
j’aurais aimé vous faire partager l’ivresse des ermites et leur joie profonde : l’enchantement érémitique
leur bonheur vrai dans leur relation avec la nature, avec ses moments d’intensité joyeuse, de ses efforts douloureux , de ses sérénités tranquiles,
la contemplation de ses silences,
la symphonie des formes et des couleurs toujours changeantes et jamais répétées,
la fragrance des bruits du vent et des chants d’oiseaux,
le délicieux contact du réel...

Rousseau n’est jamais loin...

Quand le soir approchait je descendais des cimes de l’île et j’allais volontiers m’asseoir au bord du lac sur la grève dans quelque asile caché ;
là le bruit des vagues et l’agitation de l’eau fixant mes sens et chassant de mon âme toute autre agitation la plongeaient dans une rêverie délicieuse où la nuit me surprenait souvent sans que je m’en fusse aperçu.

Le flux et reflux de cette eau, son bruit continu mais renflé par intervalles frappant sans relâche mon oreille et mes yeux, suppléaient aux mouvements internes que la rêverie éteignait en moi et suffisaient pour me faire sentir avec plaisir
mon existence sans prendre la peine de penser.

De temps à autre naissait quelque faible et courte réflexion sur l’instabilité des choses de ce monde dont la surface des eaux m’offrait l’image : mais bientôt ces impressions légères s’effaçaient dans l’uniformité du mouvement continu qui me berçait, et qui sans aucun concours actif de mon âme ne laissait pas de m’attacher au point qu’appelé par l’heure et par le signal convenu je ne pouvais m’arracher de là sans effort.

[...]

De quoi jouit-on dans une pareille situation ? De rien d’extérieur à soi, de rien sinon de soi-même et de sa propre existence, tant que cet état dure on se suffit à soi-même comme Dieu.

Le sentiment de l’existence dépouillé de toute autre affection est par lui-même un sentiment précieux de contentement et de paix, qui suffirait seul pour rendre cette existence chère et douce à qui saurait écarter de soi toutes les impressions sensuelles et terrestres qui viennent sans cesse nous en distraire et en troubler ici-bas la douceur.

Mais la plupart des hommes, agités de passions continuelles, connaissent peu cet état, et ne l’ayant goûté qu’imparfaitement durant peu d’instants n’en conservent qu’une idée obscure et confuse qui ne leur en fait pas sentir le charme.

Il ne serait pas même bon, dans la présente constitution des choses, qu’avides de ces douces extases ils s’y dégoûtassent de la vie active dont leurs besoins toujours renaissants leur prescrivent le devoir.

Mais un infortuné qu’on a retranché de la société humaine et qui ne peut plus rien faire ici-bas d’utile et de bon pour autrui ni pour soi, peut trouver dans cet état à toutes les félicités humaines des dédommagements que la fortune et les hommes ne lui sauraient ôter. ( JJ Rousseau)

Comment pourrait-on mieux décrire l’importance de la Nature pour notre équilibre de vie et notre bien être... à nous tous ermites ...et humains...

C’est une chanson pour les enfants
Qui naissent et qui vivent entre l’acier
Et le bitume, entre le béton et l’asphalte
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin

Il y avait un jardin qu’on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n’était pas le paradis ni l’enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entend

Il y avait un jardin, une maison, des arbres
Avec un lit de mousse pour y faire l’amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours

Il y avait un jardin grand comme une vallée
On pouvait s’y nourrir à toutes les saisons
Sur la terre brûlante ou sur l’herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n’avaient pas de nom

Il y avait un jardin qu’on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d’enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leur grands-parents

Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus
Où est cette maison toutes portes ouvertes
Que je cherche encore et que je ne trouve plus

Georges Moustaki

Curieux début de méditation pour un Carême non ?
curieuse nostalgie d’un paradis perdu...
inscrit tout au fond de nous...
Réminiscences de nos premiers jours de vie ? ...ou embellissement d’un vécu ?...
il est vrai que notre mémoire n’en garde que les souvenirs les meilleurs... peut-être même ceux de nos origines anciennes... c’est biologique !

La bible exprime cette nostalgie à sa manière : parlant d’un "paradis terrestre"... où Adam et Eve les premiers humains ayant osé goûter à l’arbre de la connaissance... s’aperçurent qu’ils étaient nus... et s’en trouvèrent chassés...

La prise de conscience fait-elle toujours fuir les rêves idylliques ?

Est-ce vraiment un affaire de sexe comme on le détourne souvent dans les commentaires : Eve étant à l’origine d’une tentation charnelle ?... misogynie judéo-chrétienne oblige...?

Certainement bien plutôt une manière de dire que l’homme s’est un jour détourné de l’harmonie du créé ?...
d’en accepter d’être seulement une pièce soumise d’un ensemble qui le dépassait...

brisant alors l’harmonie à laquelle il appartenait pour n’en faire qu’ "à sa tête" il se condamna lui même à une fuite sans fin " pour gagner sa vie à la sueur de son front"...
et construire sans fin un monde conforme à ses petites ambitions, ses petites idées nées dans son encéphale de grand singe...

un monde où il oublierait ses contingences... et le conduirait au bonheur...mais dont il est aujourd’hui toujours prisonnier...et menacé de mort ...

Le choix d’un "grand anthropoïde" qui voulait se faire dominateur d’un ensemble auquel il appartenait et le dépassait... et dont il n’avait point le contrôle

Toutes les espèces mêmes les plus dominantes s’éteignent un jour de leurs insuffisances... ou de leurs prétentions...
et Homo sapiens sapiens ( comme il se nomme immodestement) prétendrait échapper à son destin ?

Curieuse méditation de Carême en vérité...

Mais est-ce le renoncement de Nicolas Hulot ( après tant d’autres sacrifiés à la bienpensance sociale ou politique) ou les alertes liées à la publication des rapports alarmants : Stern  [1] ou du Giec... [2]

est-ce l’actualité du Naufrage du Napoli, de ses dangereux containers pillés par des opportunistes affamés de biens pour étancher leurs angoisses ou leurs manques et de sa mini marée noire sur les côtes bretonnes ?... une de plus après bien d’autres plus terribles : Erika, Tanio, Amoco Cadiz ( dont les traces et les dégats sont encore visibles)... et bien d’autres "chimiquiers" qui a fait naître en moi l’idée d’une telle méditation ?.

A moins que ce ne soit le massacre des milliers de dindes en Angleterre : 1590000 ! par principe de précaution.. d’une société anxieuse et qui a mauvaise conscience sait bien qu’elle se trompe de chemin...
un massacre de plus.... après bien d’autres... moutons, oies...bovins.... sacrifiés sur les mêmes autels de la Peur...

autrefois la même peur qui prenait la dénomination de "Colère de Dieu" faisait dégouliner les temples de sang : Jérusalem, Baalbeck, Machu Pichu... et autres...et aujourd’hui encore au nom d’Allah dans les baignoires... ceinturés d’explosifs, ou pour que Dieu bénisse l’Amérique !

Est-ce les inondations de Djakarta ? après les typhons de plus en plus violents qui ravagent de nombreux pays et spécialement les plus pauvres... les plus chauds aussi ?...

à moins que ce ne soit cette silhouette titubante, famélique et pathétique d’un ours blanc squelettique se traînant d’iceberg en iceberg... à la recherche de quelque nourriture pour calmer sa faim...
ou/et de ce goéland soudain gourd et pataud s’enfonçant lentement englué sous sa combinaison de mazout qui le moule....

Tout cela est si loin du sourire apaisé et amusé de nos frères Wayanas de Guyane et de leur mode de vie joyeuse, décontractée et sans soucis dans la forêt primaire d’un pays où il fait bon vivre et la rencontre toujours présente en nous du chamane Kaïlawa rencontré cet été dans sa cathédrale de verdure ?

Nostalgie de paradis terrestres ou maritimes perdus ou rêvés.. avec leurs parts d’illusions... l’esprit ne sait retenir que les éléments gratifiants qui nous manquent oubliant les contraintes, les limites, les maux ou/et les difficultés...

Ce qui est sûr c’est que les problèmes de l’environnement sont vastes et prégnants
et désormais suinte de partout une interrogation ou une angoisse écologique :
et si l’aventure humaine de l’espèce humaine allait sur sa fin ?

nouvelle interrogation fondamentale sur notre place dans l’univers, notre conduite, notre devenir...
nouvelle religiosité qui par dessus les frontières, les cultures, les économies interroge les hommes les amenant à se rassembler pour leur survie

mais par où commencer ?

Vous êtes tellement divers dans vos attentes et vos formations qu’il faut ratisser large : au risque de paraître parfois superficiel ......ou parfois trop pointu
enfin ...si j’arrive à vous amener quelques instant sur ce terrain de réflexion et de prière ( dans le sens où l’entend mon petit frère Jess [3]) si essentiels pour la spiritualité de l’ermite je serais satisfait

Nos premiers pas de cette semaine égrèneront ainsi une étrange litanie...jusqu’à l’écoeurement :celle d’un état des lieux difficilement supportable et dont pourtant ceux qui nous suivent , et seront les prochains locataires de la planète devront se contenter...
à moins qu’ils ne décident s’ils le peuvent de nettoyer les écuries d’Augias

Le dernier verset en date de ce chant funèbre est celui "chanté" par les experts mondiaux du climat réunis à Paris, le 29 janvier dernier, un rapport précis et actualisé sur ce « serpent de mer médiatique » qu’est le réchauffement climatique .L’homme désormais c’est bien certain modifie le climat, avec à la clé la hausse des températures et du niveau des mers, des dérèglements qui resteront inéluctables "pendant plus d’un millénaire", nous ont-ils prévenu

Renforcé dans leur conviction que l’homme est responsable de "l’essentiel de l’accroissement observé sur la température moyenne globale depuis le milieu du XXe siècle" [ à l’exclusion d’autres variations cycliques observées au cours des âges et liées aux oscillations du globe autour de son axe] ils estiment que la température grimpera de +1,8 à +4°C par rapport à la période 1980-1999. valeurs moyennes et réchauffement pouvant être plus élevé, allant jusqu’à 6,4 degrés dans le scénario le plus "polluant" .

A titre de comparaison, la France connaîtra une canicule du type de celle de 2003 (15.000 morts) un été sur deux . ! ( une chance pour les marchands de glace et de climatiseurs !)
Il est alors "très probable que les chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur et les évènements de fortes précipitations continueront de devenir plus fréquents" et il est "vraisemblable" que les cyclones tropicaux futurs, ainsi que les typhons et autres ouragans, deviendront plus intenses, avec des vents plus forts et des précipitations diluviennes.... un nouveau déluge peut-être ?

Le niveau des mers devrait s’élever de 18 à 59 centimètres d’ici à la fin du siècle, poursuit le rapport. "Une élévation moyenne de 40 cm du niveau des océans signifierait que 200 millions de personnes doivent quitter leur foyer et leur lieu de vie"

Entre 200 et 600 millions de personnes supplémentaires souffriront de famine
et entre 1,1 et 3,2 milliards d’habitants manqueront d’eau eux d’ici 2080

Sept millions d’habitations pourraient être inondées et la Grande Barrière de
corail, le plus grand organisme vivant au monde, ( que nous espérons vous conter en direct cet été) pourrait complètement
disparaître d’ici quelques décennies,... et c’est jusqu’au système forestier de l’ensemble de l’Amazone qui est menacé.

Les "Alpes australiennes" quand à elles(sud-est) de l‘Australie), un système fragile en raison du manque d’eau chronique dont souffre le pays-continent, seraient "complètement perdues".
Pour la planète, il s’agit d’une "perte de biodiversité énorme".. ;sans parler de sa soeur Amazonienne

A ces versets de « lamentations modernes ou modernisées » nous rattacherons l’augmentation de la pollution de l’air, et son cortège d’asthme , de bronchiolites et autres allergies, sans compter les lymphomes et autres leucémies ou cancers des bronches qui affectent de plus en plus les habitants des villes ou ceux qui proches des incinérateurs à dioxine en respirent les vénéneuses fragrances ...quand ne s’y ajoutent point quelques explosions nucléaires accidentelles ou à but militaire ou quelques particules des murs amiantés...

N’oublions pas non plus les trous dans la couche d’ozone qui seront accentués ou ne pourront se résorber multipliant ainsi le nombre des cancers cutanés...

charmant non ?

d’autant que la plus part des radiations ionisantes ou des polluants de l’air n’ont pas une action immédiate, dénaturant l’ADN et les métabolismes intra-cellulaires elles favorisent des accidents ultérieurs, parfois après plusieurs générations Tchernobyl ou Hiroshima nous offent un bel exemple d’horreurs à ne plus commettre... mais on meurt toujours actuellement des suites de ces deux "accidents" dont on ne parle plus guère... : les parents boivent, les enfants trinquent c’est bien connu

Le rapport stern avant dernier grain du rosaire ou de la litanie égrenée pour cause de Carême érémitique chiffre le coût nécessaire à une atténuation de tels effets... et la nécessaire prise de conscience des inquiétudes suscitées par l’effondrement de la biodiversité des mers et annonce tout haut que si la pression humaine (surpêche, pollutions et destruction des milieux) continue au rythme actuel, les espèces les plus couramment pêchées aujourd’hui auront entièrement disparu en 2048

Des courbes qui descendent inexorablement depuis plusieurs dizaines d’années en raison de la surpêche. 29 % des espèces marines sont d’ores et déjà en train de s’effondrer. [On parle d’effondrement quand les pêcheurs ne ramènent plus dans leurs filets que 10 % de ce qu’attrapaient les générations précédentes.]

Les modèles mathématiques des chercheurs révèlent que, si aucune mesure de restrictions de pêche et de conservation n’est prise, les pêcheurs auront vidé en 2048 les océans de toutes les espèces que nous consommons aujourd’hui. Et le rythme de disparition devrait s’accélérer avec la diminution progressive des espèces pêchées. En effet, en éliminant les poissons carnivores - les plus recherchés par l’homme - situés en haut de la chaîne trophique (chaîne alimentaire), la surpêche perturbe tout le système biologique et diminue sa productivité.

Le monde vivant n’est pas structuré de la même façon en mer que dans le milieu terrestre. « Dans le milieu marin, ce sont les gros qui mangent les petits. Mais si on élimine les gros, cela revient à éliminer aussi les petits », résume schématiquement Philippe Cury, directeur du Centre de recherche halieutique méditerranéenne et tropicale basé à Sète (Hérault). C’est d’ailleurs l’une des leçons de cette étude. La disparition des poissons devrait modifier le système océanique dans son ensemble. Invasion d’algues vertes comme en Bretagne, eutrophisation, sédimentation des déchets organiques devraient se multiplier, allant de pair avec une diminution de la productivité. Des phénomènes encore accentués par le réchauffement et la pollution des estuaires et des côtes où se reproduisent nombre d’espèces et où grandissent les juvéniles.

Ces deux rapports ne viennent qu’affiner celui du MITI appelé aussi du club de Rome qui dès 1968 alarmait le monde des savants...( et que je vous invite à consulter sur le site Malicorne, excellent

Ces dernières observations sur la pêche s’ajoutent à ceux posés par la pollution des eaux ,de mers en particulier où convergent tous les égouts des activités humaines : marées noires, plastiques, mercure, containers en tous genre ou décharge de déchets militaires, toxiques dont on oublie parfois la présence ( sans compter les épaves de toute nature) et le lessivage des sols font que produits toxiques, engrais et pesticides se retrouvent en masse et s’accumulent dans leurs sédiments et ceux qui pensent que l’on peut épurer et/ou dessaler facilement ces masses aqueuses ou sédimentaires se trompent lourdement

S’accumulant dans les chaines alimentaires ils se retrouvent eux aussi dans les poissons l’exemple de Minamata et de ses chats rendu fous ( et allant se suicider dans la mer) par le mercure rejeté à faible dose dans la baie et absorbé dans les poissons en est un bel exemple...et une belle indication...
les habitants allaient suivre...et aujourd’hui la baie est stérilisée pour les siècles des siècles amen...

mais les enfants anormaux naissent toujours dans les familles...

orémus

La terre ferme et les sols n’échappent pas au massacre : épuisés exangues, dépouillés le plus souvent de leur couverture végétale
contaminés par les déchetteries et industries en tous genres
truffés de déchets nucléaires ou ou de métaux lourds ou tout simplement à longues durées de vie
saupoudrés d’insecticides, pesticides, engrais quand ce ne sont pas des substances stratégiques ( le fameux « agent orange » défoliant du Vietnam ou de divers autres explosifs/chimiques interdits)ils se désertifient sous l’action conjuguée de l’action du climat et des surexploitations de l’homme comme dans le cas de la forêt de l’Amazone...

La aussi les taux de natalité anormales est effrayant

Pourtant leur rôle épurateur est essentiel pour faire disparaitre les déchets , fournir ce que nous mangeons et filtrer de l’eau douce...

Dans tous les cas l’épuration ne se fait plus assez vite et ce ne sont pas les stations humaines qui inverseront le phénomène
l’homme va devoir apprendre à vivre dans une poubelle ou du moins comme Job ou les chiffonniers du Caire sur un tas d’immondices.

Est-il utile de continuer encore ? ...pour dire combien l’accroissement des villes, la surexploitation du sol, du développement des routes et autres infrastructures bétonnées et bétonnières boulverse l’harmonie d’un paysage ...

la terre pleure , sanglotte et n’en peut plus...

...mais nous demurons aveugles , sourds, emportés par la course au profit, la concurence ou le désir de procréer...

"la bite des noirs" chère à Mr Sevran était une manière de dire que le "croissez et multipliez" biblique est suicidaire ...mais il n’y a pas que chez les gens de couleurs ...quand on voit les politiques familiales des états européens...

...suicidaire !...

le monde est fou...et inconscient ...et après une semaine d’alarme liée aux prestations de MM Hulot ou Al Gore... le soufflet est retombé, on en parle déjà plus...

et pourtant...

et l’industrialisation de l’agriculture ajoutés au changement de climat font apparaitre ou propager des maladies parfois nouvelles : Chikungunia, fièvres Hémoragiques, Maladie du Légionnaire, Dengue, Palu, et autres Sras ou grippes aviaires...

une drôle de planète que nous laisserons à nos enfants ou à nos successeurs non ?

"tu n’es que ce que tu as reçu...
et alors qu’on t’a donné un gigot toi tu laisseras l’os..."

qui trop embrasse mal étreint...ne vaut-il pas mieux moins d’enfants et de leur assurer une vie plus agréable dans un écosystème équilibré....

il n’y a que les mitrés ou les militaires... ou les couples frustrés qui croient que la présence d’un enfant sauvera leur relation ou comblera leur manque pour vouloir faire des chapelets de saucisses humaines... comme en font les rongeurs...mais pour leur survie eux...

Quand on connait l’importance des milieux naturels pour l’équilbre humain tout cela est grave...

Spirituel ou pas notre responsabilité est grande et le niveau d’alerte atteint
la prise de conscience semble là mais la mise en acte sera plus difficile quand il faudra partager, se pousser,se limiter,
accepter pour que d’autres aient leur place sur le radeau de la méduse terrestre que peu à peu constituera le monde d’homo sapiens...et qui se rétrécit

et les priorités sont-elles dans la fuite en avant ?

quand à tous ceux qui subissent ou ont subi... la folie humaine nous en reparlerons la semaine prochaine....

si vous nous suivez encore...

Il y avait des bois et des champs
Les fruits poussaient spontanément
Et les fleuves étaient transparents

Avant que viennent les marchands

La terre aimait bien ses enfants
Et la nuit berçait les amants
On faisait l’amour tendrement

Avant que viennent les marchands

On travaillait tout doucement
On se reposait très souvent

On allait en tapis volant
Visiter les pays d’Orient
Le désert était encore blanc

Avant que viennent les marchands

On était tous les fils du vent
Et les chiens n’étaient pas méchants
On pouvait rêver librement

Avant que viennent les marchands

On travaillait tout doucement
On se reposait très souvent

On vivait le reste du temps

Georges Moustaki

Pour terminer cette méditation pessimiste je vous convie à prier avec moi cette magnifique bénédiction qui appartient aux peuplades "Chinook" [4]

.

Nous invoquons la Terre, notre demeure,
ses merveilleux abîmes et ses hauteurs fulgurantes,
sa vitalité et sa profusion de vie,
et tous ensemble nous lui demandons

de nous enseigner et de nous montrer le Chemin.

Nous invoquons les montagnes, les cascades et les Olympes,
les hautes vallées verdoyantes et les prairies couvertes de fleurs sauvages,
les neiges éternelles, les sommets silencieux,
et nous leur demandons

de nous enseigner et de nous montrer le Chemin.

Nous invoquons les eaux qui couvrent la Terre d’un horizon à l’autre,
qui coulent dans nos rivières et nos ruisseaux,
qui tombent sur nos jardins et nos champs,
et nous leur demandons

de nous enseigner et de nous montrer le Chemin.

Nous invoquons la terre qui fait pousser notre nourriture,
le sol nourricier, les champs fertiles,
les jardins et les vergers abondants,
et nous leur demandons

de nous enseigner et de nous montrer le Chemin.

Nous invoquons les forêts,
les grands arbres qui s’élancent puissamment vers le firmament,
leurs racines dans la terre et leurs branches dans le ciel,
le sapin, le pin et le cèdre, et nous leur demandons

de nous enseigner et de nous montrer le Chemin.

Nous invoquons les créatures des champs, des forêts et des mers,
nos frères et soeurs, le loup et le cerf,
l’aigle et la colombe,
les grandes baleines et le dauphin,
l’orque magnifique et le saumon qui partagent notre patrie du Nord-Ouest,
et nous, leur demandons

de nous enseigner et de nous montrer le Chemin.

Nous invoquons tous ceux qui ont vécu sur Terre,
nos ancêtres et nos amis, qui ont rêvé au bien des générations futures
et dont la vie a bâti notre vie,
et avec gratitude nous leur demandons

de nous enseigner et de nous montrer le Chemin.

Et enfin, nous invoquons ce que nous avons de plus sacré,
la présence et la puissance du Grand Esprit de compassion et de vérité qui baigne tout l’univers...
et lui demandons d’être avec nous

pour nous enseigner et nous montrer le Chemin.

Amen !

...enfin s’il vous reste un peu de temps ne manquez pas de visiter l’excellent site Terre Sacrée

à la semaine prochaine ...

Jess et ff+


Voir en ligne : Terre Sacrée


Notez aussi que durant tout le Carême c’est Jess qui vous donnera régulièrement de nos nouvelles

et que vous pouvez écrire ou nous répondre

- soit sur ce site

- soit directement à rmitte@free.fr

Bon Carême !


[1on peut lire cet intéressant rapport traduit en Français en suivant ce lien

[2on peut avoir des précisions sur ce rapport en suivant ce lien

[3dans le sens étymologique : se rapprocher, se faire tout proche, prendre dans ses bras

[4amérindiens du NW de l’Amérique

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