Bulletin de l’Ermitage

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HUMOUR

La rédemption de Mgr di Fargo

samedi 4 février 2006, par frere francois

Tout ceux qui lisent avec attention et piété ce saint bulletin d’ermite connaissent bien Mgr Di Fargo, autrefois la coqueluche érotique et l’emblème sexuel et de fièreté de toute la catholicie correcte hexagonale et le dragueur invétéré des petits choristes et autres enfants de choeur des établissements privés de la capitale...
avant que dénoncé par l’une de ses conquêtes déçue et fatigué du porno il ne se réfugie précipitament à Rome ( comme tant d’autres avec lui [1] sous les conseils avisés de son protecteur et mentor Mgr Lousticgeai... et pendant que ce dernier , lui aussi soucieux de sa sécurité personnelle et de sa traçabilité historique ne lui arrange un passé conforme à ses ambitions et ne prépare son retour à Cathéo...

L’état des finances de la chaine privée catholique ne le permis point... il dut se contenter d’un non lieu et de paraître dans le modeste diocèse de Die (moins de 123 000 âmes) ... pour faire la tournée du monde des communautés et autres maison de retraites pour religieuses en attente frétillante du renouveau et de la résurrection de ses capacités exploits passés...

Pourtant toutes ces claques, qui auraient laissé K.O tout un chacun, ne l’empêchèrent nullement de faire un retour remarqué sur la scène médiatique ( déjà conté par ailleurs) favorisé par le fait que Mgr de la Morve en dés ( vers galant des coulisses du pouvoir et ancien Talleyrant de la calotte) n’étant plus tout jeune n’arrivait plus à canaliser malgré une technique éprouvée et une expérience hors pair les ardeurs féminines de son entourage

Ainsi avons nous pu voir pendant la période liturgique de "l’Avent", temps de carême et d’ascèse si intime qu’il ne veut pas se dire et marque le prélude d’un Noël dans le dénuement de la crèche, Mgr Jean-Michel Di Fargo se détourner ostensiblement de la mangeoire de cette dernière préférant celle plus achalandée du palais du Gouverneur où il était ( année mozartienne oblige et référence à sa stature de don juan de l’octopus dei) invité.

Tout un beau monde y était réuni invité pour célébrer Madame Bertrand [2] qui reçevait des mains du Gouverneur les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur pour des services héroïques rendus au Palais par cette épouse de milliardaire dont le nom est associé à la Redoute, la FNAC, Conforama, Château Latour et autre Executive Life ...

Tout porte à penser que Mgr di Fargo eu égard à ses mensurations exceptionnelles était l’invité personnel de Bernadette la femme de Maison qui après bien d’autres gros calibres, judokas, sumos, militaires et autres ratons laveurs... voulait s’initier à une introduction à la mystique élargie et pour se faire le fit siéger à sa droite, la place d’honneur revenant, selon l’étiquette, au représentant de Dieu.... et non au petit Jésus... même en costume de flanelle ou en culotte de velours !

Madame la gouverneur est bien connue pour ses ferveurs religieuses qui instinctivement la poussent du côté des disciples de Mgr Taulard de Belley Ars au collier de chien. Mais sa place d’épouse lui interdit de trop afficher ses penchants extrémistes et voluptueux aussi donne-t-elle depuis longtemps, dans la fréquentation plus modérée et le conservatisme prudent en confiant les soins de son âme aux moines de la Fraternité de Jérusalem, fortement implantée à Paris... [3]

Bref à la fin de ce fameux repas pantagruélique un Canard mal attaché nous a conté que Bernadette "se lèva et tous les convives, un peu interloqués, furent priés d’en faire autant et Mgr di Fargo prié d’une voix autoritaire de prendre la parole pour un bénédicité.

Ce dernier fort géné reboutonnant prestement une poche humide qui baillait d’ennui avait oublié les phrases rituelles et déclara : "A la demande de ces dames, je vais dire une prière d’action de grâces."

L’assistance fut médusée.
De table en table, tout le monde s’observa, un brin gêné, le visage de Jacqueline la fille de la maison plus crispé qu’à l’ordinaire s’attendant à ce que comme salomé on lui demande de valser nue... pour la tête d’un baptiste...
alors que le gouverneur à peine remis d’une récente attaque arborait le sourire 23bis ( rien à voir avec l’archevêque de Paris... resté à Versailles) ..celui un peu jauni et réservé aux entretiens avec Angela la teutonne ou aux allocutions télévisées des résultats éléctoraux...

Aussi la prière de remerciement se déroula-t-elle dans un silence sépulcral terminé comme il se doit par un signe de croix et un agenouillement général, sauf pour le gouverneur qui refusa de s’y plier... eu égard à son grand âge , son arthrose... et par soucis de la préservation de l’apparente laïcité du royaume

Il semble bien que Monseigneur des Grands chauffé par sa voisine prête à déclarer sa flamme pendant tout le repas avait contribué ce faisant à l’emporter sur des sommets mystiques, où, au lendemain du centenaire de la séparation des Eglises et de l’Etat, la noble assemblée était manifestement gênée de le suivre... Il avait réussi là encore un de ces merveilleux "flop" dont il a le secret

Comment cet évêque, mis en pénitence le plus loin possible de la capitale, peut-il toujours être le saint chouchou des puissants de ce monde, la coqueluche épiscopale des derniers salons , l’homme que l’on est fier d’avoir à sa table, qui est capable au dessert et sur commande de sortir une petite prière pour créer l’ambiance ou exhiber un bel instrument expansible, voire une petite gâterie de sa poche kangourou ?...
il y a là bel et bien un miracle mes amis... et même un mystère de foi...

Mais rassurons nous alors que l’épiscopat fait la gueule à l’abbé Pierre pour un aveu jugé déplacé, qui n’est, pourtant, qu’un humble (et bien chrétien) témoignage de difficile humanité, l’inoxydable Jean-Michel fait briller sa croix pectorale de sa vanité violette sous les lustres de cristal de la Royauté et n’a pas peur de porter haut et fort entre deux rots des toasts à Dieu dans les bulles rosées d’un Champagne haut de gamme... un bel exemple de pauvreté, d’humilité et de nouvelle évangélisation mes amis !

( inspiré d’un texte de la revue Golias )


***ce texte qui se veut uniquement humoristique et divertissant (certes pas toujours de très bon goût je l’avoue !) sans aucune intention insultante et/ou discriminante envers qui que ce soit est une pure fiction aussi toute ressemblance avec des personnes ou des faits réels existants ou ayant existés serait pure coïncidence et entièrement fortuite ***


[1C’est le cas de Mgr Law célèbre pour avoir couvert les scandales pédophiles de Boston et aussi de Mgr Henn comme l’indique cette récente dépèche...il y a en d’autres !

La quatrième Cour d’appel de Rome a autorisé jeudi l’extradition de Mgr Joseph John Henn, un prélat d’origine américaine, accusé d’abus sexuel contre d’anciens élèves d’une école catholique aux Etats-Unis, indique l’agence italienne Ansa.

Mgr Henn, qui vit depuis des années à Rome, a été arrêté en juillet dernier sur ordre de la Cour d’appel à la suite d’une demande du Département de la justice américain. Il se trouve depuis aux arrêts domiciliaires dans un appartement de propriété du Vatican, selon la même source.

Le prélat est accusé d’avoir abusé à la fin des années 80 de plusieurs élèves de l’école Saint Mark à Phoenix, dans l’Arizona.

Le ministre de la Justice italien, Roberto Castelli, doit prendre la décision finale concernant l’extradition.

[2Pine au cul, Madame Bertrand,
Vous avez des filles (bis)
Pine au cul, Madame Bertrand,
Vous ayez des filles qu’ont l’ con trop grand !

Ils sont grands comme des marmites
Pour les enfiler faudrait d’ trop gross’s bites
Pine au cul
Quand ell’s s’en vont à la messe
Ca leur rentre dans les fesses

chanson paillarde connue

[3La duchesse de la Trémouille
Malgré sa grande piété
A patiné plus de paires de couilles
Qu’la Grande Armée n’a usé d’ souliers

autre chanson paillarde