Bulletin de l’Ermitage

Accueil > Faits de société > La grande illusion

Inspiré des propos du théologien Hans Küng

La grande illusion

pour remettre les pendules à l’heure en ces temps d’idolâtries papales

vendredi 8 avril 2005, par frere francois

Alors que des millions de "gogos" et que tout l’appareil médiatique des forces de pouvoir, de réaction et d’argent n’en finissent plus de s’onaner à Rome le célèbre Théologien Suisse Hans Küng dresse un bilan sans équivoque de 25 ans de pouvoir absolu qui peut se résumer ainsi :
« Une grande espérance déçue »


Né en 1928, le théologien et philosophe suisse Hans Küng est une des figures majeures du catholicisme , largement écouté dans les pays anglo-saxons et germaniques, bien au-delà du monde catholique. [1]

Conseiller à l‘ONU , Prêtre, il a été (comme Joseph Ratzinger) l’un des participants officiels du concile Vatican II.

Lorsque Rome lui a interdit d’enseigner la théologie catholique en 1979, l’université de Tübingen (Allemagne) a créé pour lui une chaire d’études oecuméniques pour qu’il continue son travail.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages [2]
.

L’Eglise a besoin ,d’un diagnostic, d’une analyse fait de l’intérieur sans enjoliver les choses. Il sera toujours temps de discuter plus tard de la thérapie.

Beaucoup ont admiré un pape malade et fragile, à peine capable de s’exprimer malgré tous les médicaments... une admiration qu’on n’accorderait pas cependant à un président étatsunien ou à un chancelier allemand dans un tel état....

D’autres se sont sentis écœurés par ce ministre obstiné qui, au lieu d’accepter chrétiennement sa finitude, s’accrochait au pouvoir de ce système peu démocratique.

Pour beaucoup de catholiques également, ce pape arrivé au bout de ses forces et qui ne voulait pas abandonner son pouvoir symbolisait une Église « potemkinienne », grabataire, qui se dessèche derrière une brillante façade....

De l’enthousiasme de l’époque du concile Vatican II (1962-1965), peu de chose demeure. L’horizon du renouvellement conciliaire, le rapprochement œcuménique et l’ouverture au monde semblent compromis et l’avenir assombri.

Beaucoup se sont résignés ou, désespérés, se sont détournés de cette hiérarchie centrée sur elle-même.
Beaucoup de gens se trouvent face à cette folle alternative : « collaborer - ou s’en aller ».

L’espérance ne pourra renaître que si, à Rome et dans l’épiscopat, on utilise de manière neuve l’Évangile comme boussole.

(...)

Le rôle du pape polonais dans l’effondrement de l’empire soviétique a été mis en avant. Mais il est beaucoup exagéré par ses propagandistes. Car le régime soviétique ne s’est pas effondré à cause du pape (avant l’arrivée de Gorbatchev, il n’avait pas réussi à faire plus qu’aujourd’hui en Chine), mais il a implosé en raison des contradictions socio-économiques du système soviétique lui-même.
[ rappelons aussi le soutient appuyé au régime Pinochet , la bénédiction du cinquantenaire de son mariage et le fait qu’il a été fait "grand défenseur de christianisme" !!!]

Pour moi, Karol Wojtyla n’est pas le plus grand, mais le plus contradictoire des papes du XXe siècle.
Un pape qui possédait beaucoup de dons et qui a pris beaucoup de mauvaises décisions !

Pour simplifier les choses : sa « politique extérieure » incitait le monde à la conversion, à la réforme, au dialogue. Mais, dans un contraste flagrant, sa « politique intérieure » conduit à la restauration du statu quo ante concilium, au blocage des réformes, au refus du dialogue œcuménique et à la domination romaine absolue.

Cette contradiction apparaît dans de nombreux domaines. .

1 - Droits humains

Jean Paul II a défendu les droits humains à l’extérieur, mais les refusa à l’intérieur aux évêques, aux théologiens et avant tout aux femmes .

Naguère ennemi déclaré des droits humains, mais de nos jours désireux de s’impliquer dans la politique européenne, le Vatican n’a toujours pas signé la déclaration des droits humains du Conseil de l’Europe.

Trop d’articles du droit canon, de type médiéval et absolutiste, devraient être changés.

La séparation des pouvoirs - base de toute pratique juridique moderne - n’est pas reconnue au sein de l’Église catholique romaine.
Pas de trace de procédure équitable : en cas de litige, une unique instance vaticane fait office de législateur, d’accusateur et de juge.

Conclusion : un épiscopat servile et des conditions juridiques insoutenables. Dans un conflit juridique impliquant les hauts tribunaux ecclésiastiques, un prêtre, un théologien ou un laïc n’ont pratiquement aucune chance de gagner leur cause.

2 - Rôle des femmes

Ce grand dévot de la Vierge prêchait de sublimes idéaux féminins mais interdit en même temps aux femmes la pilule et leur refuse l’ordination. [l’un est la corollaire de l’autre et vice versa]

Conclusion : Il se produit un divorce entre un conformisme extérieur et une autonomie de conscience intérieure. Cela conduit des évêques proches de Rome à refuser de traiter de front certaines questions très sensibles concernant les femmes. Ce fut le cas en Allemagne, lors du conflit autour des Centres de conseils pour les femmes enceintes. La conséquence en est un exode croissant des femmes jusqu’alors fidèles à l’Église. [On peut citer aussi ce qui se passe à Léoncel ]

3- Morale sexuelle

Ce pape prêchait contre la pauvreté de masse et la misère dans le monde, mais se rendait en même temps complice de cette misère par ses positions sur la régulation des naissances et l’explosion démographique.

Lors de ses nombreux voyages et lors de la conférence de l’ONU sur la population au Caire en 1994, Jean Paul II a pris position contre la pilule et le préservatif et pourrait pour cette raison être considéré, plus que tout autre homme d’État, comme co-responsable d’une augmentation incontrôlée de la population dans de nombreux pays et de la propagation du sida en Afrique.

Conclusion : Même dans des pays traditionnellement catholiques comme l’Irlande, l’Espagne et la Pologne, on s’oppose, ouvertement ou non, à la morale sexuelle rigoriste du pape et on résiste au rigorisme sexuel romain.

4 - Célibat des prêtres

Karol Wojtyla défendait l’image traditionnelle du prêtre masculin et célibataire et portait ainsi la responsabilité principale du manque catastrophique de prêtres, de l’effondrement de la pastorale dans de nombreux pays et des scandales de pédophilie parmi le clergé, situation qu’on ne peut plus dissimuler.

On refuse toujours le mariage à des hommes qui se déclarent prêts au service sacerdotal.

Ce n’est qu’un exemple de la manière dont le pape ignore les enseignements de la Bible et la grande tradition catholique du premier millénaire, qui ne connaissaient pas l’obligation du célibat pour les prêtres. Chez une personne forcée, en raison du sacerdoce, à vivre sans femme et sans enfants, le risque est grand d’une intégration sexuelle ratée, ce qui peut conduire, par exemple, à des actes de pédophilie.

Conclusion : Les cadres se sont raréfiés et la relève se fait attendre. Bientôt, et pas seulement dans les pays de langue allemande, presque deux tiers des paroisses vivront sans pasteur ordonné et sans possibilité de célébrer régulièrement l’eucharistie. L’importation - qui va bientôt se tarir - de prêtres étrangers (rien qu’en Allemagne, 1400 viennent de Pologne, d’Inde ou d’Afrique) et la fusion des paroisses, peu appréciée des fidèles, en « unités pastorales » ne pourront pas masquer ces manques. Le nombre d’ordinations de prêtres en Allemagne est tombé de 366 en 1990 à 161 en 2003, l’age moyen des prêtres actifs dépassant soixante ans (France : 566 ordinations en 1966, 136 en 1976, 121 en 1995, 90 en 2004, l’âge moyen est supérieur à 70 ans).

5 - Œcuménisme

Le pape se présentait volontiers comme un apôtre de l’œcuménisme, mais dans le même temps, il comprometait fortement les relations avec les orthodoxes et avec les Églises réformées et refusait la reconnaissance de leurs ministères ainsi que le partage eucharistique.

Le pape aurait pu, comme cela a été plusieurs fois conseillé par des commissions d’étude œcuméniques et à l’instar de nombreux pasteurs, reconnaître les ministères et la communion des autres Églises et autoriser l’hospitalité eucharistique.

Il aurait pu aussi relâcher son excessive et médiévale prétention à exercer l’autorité en matière de doctrine et de direction de l’Église à l’égard des Églises orientales et protestantes et renoncer à nommer des évêques catholiques romains dans les territoires de l’Église orthodoxe russe.

Le pape aurait pu...

Mais Il ne le voulait pas.

Il voulait maintenir et renforcer le système de pouvoir romain. C’est pour cela qu’il a joué un double jeu  : la politique romaine de pouvoir et de prestige est masquée par de beaux discours et des gestes vides.

Conclusion : Les rapprochements œcuméniques ont été bloqués après le Concile, les relations avec les Églises orthodoxes et protestantes ont été grevées de manière indicible. La papauté s’avère, comme au XI° et au XVI° siècles, le plus grand obstacle à l’unité des Églises chrétiennes dans la liberté et la diversité.

6 - Canonisations et inquisition

Le pape a pratiqué un nombre élevé de canonisations mais il a en même temps laissé son inquisition sévir contre des théologiens, prêtres et membres de certains ordres. Les nouveaux élus à la béatification ou la canonisation, exploités politiquement et commercialement, sont avant tout de pieuses religieuses, des fondateurs d’ordres religieux ou des papes, ainsi l’antidémocratique, antisémite et autoritaire Pie IX (contrebalancé par la canonisation de Jean XXIII).

Également offerts à la dévotion des fidèles : l’empereur Charles Ier et le si peu charitable fondateur de l’Opus Dei, Josemaria Escriva de Balaguer. Des hommes et des femmes (et même des femmes appartenant à des ordres religieux) qui se sont distingués par leur pensée critique et par leur volonté de réforme ont été à l’inverse traités avec des méthodes inquisitoriales.

Pie XII avait fait persécuter les plus importants théologiens de son temps. De même, Jean Paul II et son grand inquisiteur Ratzinger agit avec Schillebeeckx, Balasuriya, Boff, Bulanyi, Curran, Fox, Drewerman, ainsi qu’avec l’évêque d’Évreux, Jacques Gaillot, et l’archevêque de Seattle, Huntington.

Dans la vie publique manquent les intellectuels et théologiens catholiques de l’envergure de la génération du concile. C’est le résultat d’un climat de suspicion qui entoure les penseurs critiques de ce pontificat. Les évêques se sentent gouverneurs romains plutôt que serviteurs du peuple de l’Église. Et trop de théologiens écrivent de manière convenue ou se taisent.

7 - Politique du personnel

Karol Wojtyla a pris part, en tant qu’évêque puis archevêque de Cracovie, au deuxième concile du Vatican. Mais une fois devenu pape, il a méprisé la collégialité du souverain pontife et des évêques définie par ce même concile.

Ce pape a trahi de multiples façons le concile par sa « politique intérieure ». À la place des mots d’ordre du concile « aggiornamento - dialogue - collégialité - ouverture œcuménique », désormais, dans la doctrine et dans la pratique, « restauration - magistère - obéissance - re-romanisation » sont mis en avant. Le critère prévalant pour les nominations d’évêques n’est pas l’esprit de l’Évangile ou l’ouverture pastorale, mais une fidélité inconditionnelle à la ligne romaine. Cette conformité est testée avant la nomination à l’aide d’un catalogue curial de questions et scellée par un serment d’obéissance absolue au pape, comparable au serment fait au Führer.

Les amis du pape parmi les évêques de langue allemande - le cardinal Meisner, l’évêque de Fulda, aujourd’hui décédé, Johannes Dyba, le cardinal viennois Hermann Groer (démissionnaire en 1995 à la suite d’accusations de pédophilie) et l’évêque de Sankt-Pölten, Kurt Krenn (partant le scandale public mettant en cause un séminaire) -, ne sont que les ratages les plus spectaculaires de cette politique du personnel pastoralement dévastatrice qui fait plonger dangereusement le niveau moral, intellectuel et pastoral de l’épiscopat.

Conclusion :Un épiscopat largement médiocre, franchement conservateur et servile apparaît peut-être l’hypothèque la plus grave de ce pontificat plus que long. Les masses de catholiques triomphants lors de manifestations parfaitement mises en scène ne doivent pas tromper : des millions de catholiques ont fui l’Église sous ce pontificat ou ont choisi « l’émigration intérieure ».

8 - Cléricalisme

Le pape polonais agit comme représentant d’une Europe chrétienne, mais ses interventions triomphalistes et sa politique réactionnaire encouragent malgré lui l’hostilité à l’Église et provoquent même l’aversion contre le christianisme.

La campagne papale d’évangélisation, nourrie d’une morale sexuelle peu adaptée à l’époque, diffame, en les traitant de propagandistes d’une « culture de mort », les femmes qui, à propos de contraception, d’avortement, de divorce et de procréation assistée, ont une autre opinion. Par ses interventions - par exemple dans l’affaire allemande des centres de conseil pour la grossesse - la curie romaine donne l’impression qu’on respecte peu la séparation légale entre l’Église et l’État.

Le Vatican essaie ainsi d’exercer une pression sur le Parlement européen (à travers le groupe du parti populaire européen), notamment en poussant à la désignation d’experts particulièrement fidèles à Rome, entre autres sur les questions du droit à l’avortement. Au lieu d’intervenir dans la société en faveur de solutions raisonnables, la curie romaine par ses proclamations et ses actions discrètes (à travers ses nonciatures, les conférences épiscopales, ses « amis ») renforce de fait à travers le monde la polarisation entre les partisans et les adversaires du droit à l’avortement, les moralistes et les « libertinistes ».

Conclusion : La politique cléricale de Rome renforce le front des anticléricaux dogmatiques et des athées fondamentalistes. De plus, elle fait naître chez les croyants une méfiance vis-à-vis du mauvais usage de la religion à des fins politiques.

9 - Jeunes

Ce pape, communicateur charismatique et star des médias, jusque dans son grand âge, fait de l’effet particulièrement sur les jeunes, mais il s’appuie pour cela sur les « nouveaux mouvements » (conservateurs) d’origine italienne, l’Opus Dei et un public papophile. Tout cela est symptomatique de ses rapports avec les laïcs et de son incapacité à dialoguer avec un public critique.

Les grands rassemblements régionaux et internationaux de jeunes contrôlés par les nouveaux mouvements laïcs (Focolari, Communion et Libération, Sant Egidio, Regnum Christi) attirent des centaines de milliers de jeunes, souvent de bonne volonté, mais trop souvent non critiques.

Dans une période de pénurie de grandes figures, ils viennent chercher avant tout le rassemblement de masse. Le rayonnement personnel de Jean Paul II superstar semble

bien souvent plus important que les messages dont il fait part et les effets sur la vie paroissiale sont minimes. Le pape, fidèle à son rêve d’une Église obéissante et uniforme, voyait l’avenir presqu’exclusivement dans ces mouvements conservateurs bien contrôlables.

Même chose pour l’évident retrait de confiance vis-à-vis de l’ordre des jésuites, d’orientation conciliaire. Appréciés des anciens papes, les jésuites sont désormais ressentis, en raison de leurs qualités intellectuelles, de leur théologie critique et de leurs options pour la théologie de la libération, comme des grains de sable dans l’engrenage bien huilé de la politique de restauration papale.

Au lieu de cela, Karol Wojtyla, déjà en tant qu’archevêque de Cracovie, a donné toute sa confiance à l’Opus Dei, une congrégation non-démocratique et compromise par le passé avec des régimes fascistes, particulièrement influente dans le monde de la finance, de la politique et de la presse, bénéficiant d’un statut juridique particulier qui lui permet d’échapper à la surveillance des évêques.

Conclusion : Les jeunes plus critiques dans les mouvements et dans les paroisses restent la plupart du temps éloignés des grands rassemblements, tout comme les « catholiques de base » non organisés. Les mouvements de jeunes catholiques qui ne sont pas sur la ligne romaine sont mis au pas à la demande de Rome par la baisse des subventions des évêques locaux. Un climat d’incertitude et de méfiance s’est installé en raison du rôle croissant du très conservateur et opaque Opus Dei dans de nombreux organismes. Des évêques auparavant critiques se mettent à suivre la ligne de l’Opus Dei, tandis que des laïcs auparavant engagés se retirent, résignés.

10 - Péchés historiques

Jean Paul II s’est livré en 2000 à une repentance publique pour les erreurs commises par l’Église dans le passé, mais n’en a presque pas tiré de conséquences pratiques.
La déclaration de repentance pour les manquements de l’Église mise en scène de façon baroque et pompeuse avec les cardinaux à Saint-Pierre est restée vague, imprécise et à double sens.

Le pape a demandé pardon seulement pour les erreurs des « filles et des fils de l’Église » et non pour celles du Saint-Père, de l’Église elle-même ou des hiérarques présents.

Le pape n’a jamais pris position à propos de l’implication de certains services de la Curie dans des affaires mafieuses et a davantage contribué à recouvrir qu’à découvrir des scandales et des crimes. Même dans la poursuite des scandales de pédophilie mettant en cause des clercs, le Vatican a été extraordinairement hésitant.

Conclusion : la demi-déclaration papale de repentance n’a aucun effet - aucune conversion, aucun acte, seulement des mots.

Globalement, et malgré ses aspects positifs, ce pontificat se révèle pour l’Église catholique comme une grande espérance déçue et, finalement, comme un désastre. Car, par ses contradictions, ce pape a profondément polarisé l’Église, a fait s’en éloigner un nombre innombrable de gens et l’a plongée dans une crise qui fera époque - une crise structurelle qui révèle, après un quart de siècle, de pénibles déficits de développement et un nombre énorme de réformes à opérer.

À l’inverse des intentions de Vatican II, le système romain médiéval, appareil de pouvoir aux traits totalitaires, a été restauré grâce à une habile et brutale politique du personnel et du magistère. Des évêques mis au pas, des pasteurs surchargés, des théologiens muselés, des laïcs sans droits, des femmes discriminées, des synodes nationaux et des consultations populaires de croyants ignorés, sans compter les scandales sexuels, les interdictions de débattre, le recadrage liturgique, l’interdiction de prêcher pour les laïcs, l’incitation à la dénonciation, l’empêchement de l’eucharistie commune. Le « monde » n’est tout de même pas responsable de tout ça ?!

C’est ainsi que la grande crédibilité de l’Église catholique du temps de Jean XXIII et de Vatican II s’en est allée.

Si le prochain pape devait poursuivre la politique de ce pontificat, il renforcerait encore la monstrueuse accumulation de problèmes et conduirait à une quasi-impasse la crise structurelle de l’Église catholique. Non, un nouveau pape doit se décider pour un nouveau cours et donner à l’Église du courage pour un nouveau départ - dans l’esprit de Jean XXIII et en cohérence avec les impulsions de Vatican II.

...et ce ne sont pas la grande agitation des médias habilements manipulés dans l’ombre au profit des hommes de pouvoirs et des nantis...et des forces de la droite la plus conservatrice ou les demandes irresponsables de canonisation rapide voire "in peto" qui pourront changer quoique ce soit à ce désastreux bilan qu’on voudrait nous faire croire idylique

Ce christianisme là n’a rien à voir avec la doctrine de l’homme de Nazareth , il faudrait relire Dostoïevsky et les frères Karamazov ou le christ revenant sur terre se trouve condamné par le grans Inquisiteur en une vision prophétique pour notre temps

Heureusement les ermites ne sont pas dupes !


[1Notons quand même en passant que sous Jean Paul 2 plus d’un millier de théologiens ont été inquiétés... et/ou condamnés...

[2Que l’on peut consulter et/ou commander en cliquant sur ce lien