Bulletin de l’Ermitage

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Suite à une "bavure" de l’Eglise d’Espagne

Le Préservatif et le Bénitier

ou les crispations sexuelles de l’eglise

mercredi 26 janvier 2005, par frere francois

Une serie de dépêches édificatrices et très instructives sur les manières de procéder et le fond de la pensée obsolète du "système Eglise" qui faisant fi de la souffrance des hommes refuse par dogmatisme les progrès de la science : rien n’a changé hélas depuis Galilée et les persécutions de l’Inquisition

"Le nombre de femmes vivant avec le VIH a augmenté dans chacune des régions du monde au cours des deux dernières années (...) Elles constituent aujourd’hui près de la moitié des 37,2 millions d’adultes vivant avec le VIH dans le monde."

Source : communiqué ONUSIDA/OMS, 23 novembre 2004

LE POINT SUR L’EPIDEMIE DE SIDA : DECEMBRE 2004 ( source :ONUSIDA/OMS)

Nombre de personnes vivant avec le VIH/SIDA dans le monde :

39,4 millions (35,9-44,3 millions )
(37,2 millions d’adultes dont 17,6 millions de femmes et 2,2 millions d’enfants de moins de 15 ans)

dont :

- 25,4 millions en Afrique subsaharienne (2,3 millions de décès en 2004)

- 8,2 millions en Asie (540 000 décès en 2004)

- 1,7 million en Amérique Latine (95 000 décès en 2004)

- 1,6 million en Amérique du Nord, Europe occidentale et Europe centrale (23 000 décès en 2004)

- 1,4 million en Europe orientale et Asie centrale (60 000 décès en 2004)

- 540 000 en Afrique du Nord et Moyen-Orient (28 000 décès en 2004)

- 440 000 dans les Caraïbes (36 000 décès en 2004)

- 37 000 en Océanie (700 décès en 2004)

Nombre de nouveaux cas d’infection à VIH en 2004 :
4,9 millions (4,3-6,4 millions)
dont 4,3 millions d’adultes et 640 000 enfants de moins de 15 ans)

dont :

- 3,1 millions en Afrique subsaharienne

- 1,2 million en Asie

- 240 000 en Amérique latine

- 210 000 en Europe orientale et Asie centrale

- 92 000 en Afrique du Nord et Moyen-Orient

- 64 000 en Amérique du Nord, Europe occidentale et Europe centrale

- 53 000 dans les Caraïbes

- 5000 en Océanie

Nombre de décès dus au SIDA en 2004 :
3,1 millions (2,8-3,5 millions)

(dont 2,6 millions d’adultes et 510 000 enfants de moins de 15 an

Chiffres édifiants dont l’Eglise semble-t-il n’a cure , les malades ayant péché par l’horrible sexe à ses yeux et étant naturellement punis... et pas question d’éviter le châtiment du Dieu-amour avec l’utilisation d’un préservatif ! Pensez donc...ce serait trop facile !

De telles déclarations totalement irresponsables ont poussé le 18 janvier dernier l’Eglise espagnole a un acte courageux et significatif en faveur de l’utilisation du préservatif comme moyen de prévention.

Signalons en passant que l’Eglise de France elle, toujours aux ordres, se contente de louvoyer à loisir, jouant sur les mots et déclarant ( à tort) à qui veut en,core l’entendre que le pape ne l’interdit pas...mais que l’Eglise préfère d’autres moyens de protections... les jésuites sont passés par là !)

En Espagne la chanson est différente : "Le préservatif a sa place dans le contexte de la prévention intégrale et globale du sida", a déclaré le porte-parole et secrétaire général de la Conférence épiscopale espagnole, Juan Antonio Martinez Camino.... Tout en rappelant prudement ( on ne sait jamais !...et on n’est jamais trop frileux dans l’Eglise de Pierre) l’attachement traditionnel de l’Eglise à l’abstinence et à la fidélité comme deux premiers moyens de prévention, déclaration faite à l’issue d’une réunion avec la ministre espagnole de la Santé, Elena Salgado.

Une prise de risque calculé dans une négociation ardue avec le gouvernement socialiste et une marginalisation mal vécue....à moins qu’il s’agisse d’une schyzophrénie aïgue et galopante...nonobstant tout aussi inconsciente ( pathologie très fréquente chez les gens d’Eglise) car le même porte-parole de la Conférence épiscopale espagnole avait en novembre mis en doute l’efficacité du préservatif, lors du lancement d’une campagne gouvernementale pour en assurer la promotion.

Rassurez -vous c’est bien de tactique qu’il s’agissait comme en réponse au Parti socialiste espagnol qui avait demandé à l’Eglise catholique de "renoncer à l’injure et à la calomnie" contre le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero, réagissant à des déclarations "inconvenantes" du porte-parole de l’épiscopat, Juan Antonio Martinez Camino.

Le porte-parole du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, majorité), José Blanco avait qualifié alors les "avertissements" de l’église en matière morale d’"inconvenants".

"Nous voulons dialoguer et coopérer avec l’Eglise, mais pour cela elle doit renoncer à l’injure et à la calomnie", a-t-il dit.

Le porte-parole de l’Eglise avait en effet estimé que le gouvernement Zapatero "ne peut imposer à la société sa vision laïque" à travers ses réformes sur le divorce, le mariage entre homosexuels ou l’enseignement de la religion, dans un entretien publié par le journal El Pais.

Ces réforme "témoignent d’une vision déficiente de la relation de l’homme avec Dieu" et "Zapatero gagnerait plus de voix" s’il écoutait l’église, ajoutait M. Martinez Camino.

"Zapatero obtiendrait beaucoup plus de voix s’il nous écoutait. Je promets l’appui de l’Eglise à ce gouvernement si nous parvenons à un accord d’Etat sur l’enseignement de la religion", poursuivait-il.

Le porte-parole du PSOE a indiqué que le gouvernement n’avait pas l’intention de réviser les accords liant l’Etat à l’Eglise espagnole, qui prévoient notamment le financement par l’Etat de l’enseignement religieux....nous touchons là certainement le noeud de l’affaire...

L’exécutif socialiste ayant annoncé son intention d’abroger une loi du précédent gouvernement conservateur qui faisait de l’enseignement de la religion catholique une matière obligatoire comptant pour le passage en classe supérieure. Il prévoiyait d’en faire une matière facultative, au même titre qu’un nouveau cours d’instruction civique.

Les professeurs qui enseignent la religion catholique sont choisis en Espagne par l’Eglise et payés par l’Education nationale.

Devant une telle permissivité le vatican se montra tout d’abord surpris et serra les fesses ( le message ne passerait-il plus ... maiday... maiday...les commandes ne répondent plus !...)

L’évêque espagnol José Luis Redrado Marchite, secrétaire du Conseil pontifical pour la santé, depuis Rome déclara douter que l’Eglise de son pays se soit prononcée pour l’utilisation du préservatif comme moyen de prévention contre le Sida.

L’évêque réaffirma son opposition au préservatif, "moyen que la morale catholique réprouve" tandis qu’officiellement au Vatican ont faisait savoir qu’aucun commentaire sur ce sujet n’était prévu.

"Il y a 40 moyens offerts par les scientifiques pour combattre le sida ! . Le préservatif est l’un de ces moyens. J’estime que le porte-parole de la conférence épiscopale espagnole, le père Juan Antonio Martinez Camino, s’est borné à dire cela", tonnat-il.

"Après, il y la conscience et la foi qui doivent intervenir. Un catholique devra les écouter pour être cohérent et rejeter le recours au préservatif, un moyen que la morale catholique condamne"...

Mais lui aussi habilement celui-ci se ménagea une porte de sortie :

"Certes, le préservatif peut être une solution plus facile que l’abstinence.... C’est vrai aussi que pour certains l’abstinence peut s’avérer un traumatisme. Mais il faut qu’un catholique soit cohérent avec sa foi !" et il rappella qu’il y a à peine un mois, Jean Paul II a offert 100.000 euros au "bon samaritain", une fondation du Vatican créée pour assister les victimes du Sida dans le monde. ( on ne manque pas d’air sur les hauteurs de St Pierre !)

"Je me fiche en ce moment du problème moral. Chacun a le droit d’avoir son point de vue à ce sujet. Mais pendant que l’on discute s’il faut dire oui ou non aux préservatifs, des milliers de personnes meurent" lui répliqua Mgr Barragan.

"Cela me rappelle les théologiens qui discutaient sur combien de diables il pouvait y avoir sur une pointe d’épingle alors que Constantinople tombait..", a-t-il ajouté.

"Ce qui est important, avait-il conclu, c’est que des gens sont en train de mourir et que nous devons les secourir".

Enfin un petit air de sagesse semblait s’engouffrer sous une mitre...ça faisait si longtemps...

...Hélas...cela ne dura point...

Dès le mercredi changement de ton : dans un communiqué diffusé à la presse L’Eglise catholique espagnole affirma qu’"il n’est pas possible de conseiller l’usage du préservatif" et qu’elle n’a pas changé de doctrine sur cette question.

"Il n’est pas possible de conseiller l’usage du préservatif, contraire à la morale de l’individu",dixit le secrétaire général, Juan Antonio Martinez Camino.... le même qui avait déclaré la veille :"Le préservatif a sa place dans le contexte de la prévention intégrale et globale du sida" à l’issue de la réunion avec la ministre de la Santé espagnole.

"La seule conduite à réellement conseiller est l’exercice responsable de la sexualité, en accord avec la norme morale", poursuivait-il citant l’abstinence et la fidélité....un beau cas d’amnésie ...ou un splendide exercice de "retournage de veste" dont les membres de l’Eglise sont devenus experts toutes catégories...

Pourtant le Vatican resta de marbre sous l’orage :convaincu qu’il était de faire rentrer l’épiscopat espagnol dans le rang, comme il l’avait déjà fait avec les évêques français en 1996.

Mais si... rappelez vous...96...
et ce document de l’épiscopat français qui en « avait » à l’époque — Sida, la société en question — jugeant le préservatif "un moyen de prévention nécessaire".

Quelques jours après la publication de ce document, le président de la commission sociale des évêques de France, Mgr Albert Rouet, avait jugé "abusif et erroné de présenter le travail de la commission sur le Sida comme une rupture avec l’enseignement de l’Eglise, voire une opposition".

A l’époque, le Vatican n’avait pas pris officiellement position sur le document de l’épiscopat français, mais un de ses dignitaires, Mgr Fiorenzo Angelini, président du conseil pontifical pour la Santé, avait accusé la presse internationale de vouloir "allumer un incendie sur ce thème".

Neuf ans plus tard, la stratégie est la même...

Le Vatican tient visiblement bien ses troupes....et va pousser son avantage...

Toutes les conférences épiscopales interrogées ont affirmé "rester sur la ligne de Rome".

Certaines ont refusé de répondre ou ont exigé "une "demande formelle écrite au président de la Conférence épiscopale espagnole avant de se prononcer".

- "Nous sommes sur la même ligne que Rome", ont ainsi courageusement assuré les évêques suisses.

- L’Eglise catholique croate affirmant pour sa part et de manière "originale" être "contre l’utilisation du préservatif".

- "Ce sujet n’a jamais été abordé par la conférence épiscopale autrichienne", a pour sa part affirmé héroïquement son porte-parole Erich Leitenberger.

- La Conférence épiscopale allemande et l’Eglise catholique des Pays-Bas ont dit valeureusement ne pas encore connaître exactement la teneur des propos du secrétaire général de la Conférence épiscopale espagnole :"On nous a dit qu’une déclaration détaillée devait être faite aujourd’hui et nous ne voulons pas commenter à ce stade", a expliqué le porte-parole du secrétariat de la conférence épiscopale aux Pays-Bas, Jan Willem Wits.

- Seule l’Eglise belge a une position plus nuancée : "Nous défendons l’idéal d’une vie affective et sexuelle stable dans le cadre du mariage.
Mais ceux qui n’ont pas les capacités de vivre cet idéal, ceux qui ont une vie sexuelle autre, papillonnante, doivent prendre leurs responsabilités, et doivent prendre les moyens nécessaires pour ne pas propager le Sida", a déclaré le père Eric de Beukelaer, porte-parole des évêques de Belgique.

- les évêques français en pleine hibernations n’eurent pas le loisir de s’exprimer clairement...

- "Certes, le préservatif peut être une solution plus facile que l’abstinence ajoute hypocritement l’Eglise espagnole
C’est vrai aussi que pour certains, l’abstinence peut s’avérer un traumatisme. Mais il faut qu’un catholique soit cohérent avec sa foi"
"Contrairement à ce qu’ont affirmé certains, il est faut de dire de dire" que ces déclarations "ont changé la doctrine de l’église sur le préservatif" ajouta la Conférence épiscopale.

"La seule conduite à véritablement conseiller est l’exercice responsable de la sexualité, en accord avec la norme morale", poursuivit le communiqué rectificatif, citant l’abstinence et la fidélité.

Et on s’expliqua avec peine...

Selon le communiqué des évêques espagnols, le secrétaire général de la conférence épiscopale n’avait fait mardi que "répondre brièvement" à des questions de journalistes sur un programme gouvernemental de prévention du sida qui comportait notamment l’utilisation du préservatif.

Sa "déclaration devait être comprise dans le sens de la doctrine catholique qui soutient que l’usage du préservatif implique une conduite sexuelle immorale", précisa le communiqué de la conférence épiscopale, publié au terme d’une réunion de plusieurs heures de la hiérarchie catholique espagnole....qui dut apprendre longuement commaent poser le petit doigt sur la couture du pantalon et comment ajuster une mitre pour qu’aucune ne dépasse et qu’un seul bonnet d’âne soit visible.

"L’Eglise collabore efficacement et rationellement à la prévention du Sida en préconisant l’éducation des personnes à l’amour conjugal fidèle et ouvert à la vie, dans le but d’éviter ainsi des relations déplacées et de promiscuité, qui donnent lieu aux dénommées +situations à risques+", ajouta le texte.

L’affaire "a provoqué l’étonnement et on nous a demandé des éclaircissements de plusieurs pays", dont l’Argentine commenta sèchement un porte-parole de l’organisation catholique conservatrice Opus Dei toue puissante en Espagne et soutient naguère du régime franquiste.
"tout ceci est très confus (...) c’est un thème à traiter par écrit" "Ce monsieur (Martinez Camino) doit s’exprimer par écrit, mais pas pour dire son opinion, qui ne nous intéresse pas" précisa le porte-parole de l’Opus Dei, précisant que son organisation, "en tant que telle, n’a pas d’opinion et attend une explication par écrit".... quelle hypocrisie tout de même !

Outre les initiatives législatives sur le mariage homosexuel, la simplification du divorce, la réduction de l’enseignement de la religion catholique à l’école publique, ou la promotion de la recherche sur les cellules souches, l’ Eglise d’Espagne dénonce depuis des mois ce qu’elle affirme être les intentions des socialistes en matière d’autorisation de l’euthanasie et en vue de libéraliser l’avortement.

"Il y a beaucoup de moyens de lutte", a rappelé le cardinal Rouco Varela, en faisant allusion une nouvelle fois à de possibles manifestations massives : "il faudra voir comment réagiront les catholiques".

Cela semble tout vu...sutout s’ils sont catholiquement corrects et adeptes du magistère de l’Opus Dei

Pourtant...

La Confédération des associations de parents laïques s’était réjouie avant la clarification faite mercredi soir, que les évêques "soient en train de réexaminer beaucoup de choses qui paraissaient inamovibles".

"C’est la première fois qu’un représentant de l’église espagnole se manifestait aussi clairement en faveur de l’usage du préservatif", s’était félicité le quotidien El Pais (centre-gauche).

La presse espagnole du lendemain ne cachait pas sa sa déception après ce revirement "dicté par ROME" et qui avait poussé l’église catholique espagnole a réaffirmer le caractère "immoral" du préservatif 24 heures après avoir estimé qu’il avait "sa place" dans la prévention contre le sida.

"La surprise et l’espoir de beaucoup n’auront duré que quelques heures", soulignait le quotidien catalan El Periodico dans un éditorial intitulé "Déception épiscopale".

Ce qui est "réellement immoral" c’est la "désinformation" pratiquée par le Vatican sur une méthode qui sauve des vies humaines", dénonça -t-on içi et là...

"Le coup de froid épiscopal a congelé le sourire laïque suscité la veille chez les collectifs citoyens, les organisations scientifiques, des politiciens de gauche et les chrétiens progressistes", commentait le quotidien libéral de centre-droit El Mundo.

Pour El Pais (centre-gauche) comme pour le journal catholique ABC, la volte-face de la Conférence épiscopale espagnole a été dictée par un rappel à l’ordre du Vatican.

"Le Vatican oblige l’église espagnole à se corriger sur l’usage du préservatif", titre en une El Pais, le quotidien à plus fort tirage du pays. Le journal souligne que l’opposition persistante de l’influente église catholique aux politiques préventives de l’Etat contre le sida "peut constituer un grave risque pour la santé publique".

ABC, sous le titre "Le Vatican rappelle que la morale catholique condamne l’utilisation du préservatif", rapporte que le communiqué publié mercredi soir par la conférence épiscopale espagnole a dû recevoir "le feu-vert" du Vatican avant d’être communiqué aux médias.

"Retour en arrière", "position inhumaine" : la volte-face de l’Eglise catholique espagnole a douché les espoirs d’un changement de doctrine sur l’interdiction de l’usage du préservatif pour lutter contre le sida, suscitant jeudi déception et colère en Espagne.

"Déception épiscopale. La surprise et l’espoir de beaucoup n’auront duré que quelques heures", commentait jeudi le quotidien catalan El Periodico dans un éditorial. Ce qui est "véritablement immoral", c’est le rejet par l’Eglise "d’une méthode qui sauve des vies humaines", commentait El Periodico

Dans le même sens, le quotidien libéral de centre-droit El Mundo estimait que "Le coup de froid épiscopal de mercredi a congelé le sourire laïque suscité la veille chez les collectifs citoyens, les organisations scientifiques, les politiciens de gauche et les chrétiens progressistes".

La déception et la colère étaient à l’aune de l’espoir suscité mardi par les déclarations de M. Martinez Camino, qui avaient semblé marquer une inflexion significative des positions de la très conservatrice Eglise espagnole sur la question du sida.

La présidente de la Fédération des Gays et Lesbiennes d’Espagne, Beatriz Gimeno, a déploré que l’Eglise ait renié "son accès de lucidité".

Le gouvernement socialiste espagnol, en conflit ouvert avec l’Eglise sur de nombreux dossiers comme le mariage homosexuel ou la recherche sur les cellules souches, n’a pas réagi à la volte-face de l’Eglise.

Mais la porte-parole socialiste au Parlement pour les question de santé, Isabel Pozuelo, a critiqué "un retour à la déraison". "Il semble que (l’Eglise espagnole) a reçu des instructions pour revenir sur ce qui était une position de bon sens", a-t-elle déploré, évoquant le rôle prêté au Vatican par toute la presse dans ce rappel à l’ordre.

Parlant de "retour en arrière", le théologien progressiste Enrique Miret, ancien président de l’Association des théologiens Jean XXIII, a estimé lui-aussi que le Saint-Siège a fortement incité la Conférence épiscopale "à désavouer son porte-parole".

Les Eglises française et Brésilienne ont dû elles aussi en 1996 et 2000 "se repentir" de prises de positions similaires, rappelait le quotidien de centre-gauche El Pais.

Comme de nombreux commentateurs, le journal déplorait une doctrine qui "peut constituer un grave risque pour la santé publique".

L’Eglise doit "réfléchir" aux conséquences d’une position "inhumaine" car "même les évêques doivent connaître la faiblesse de la nature humaine et savoir qu’elle n’atteint pas la perfection divine", a commenté le porte-parole du Parti socialiste catalan (PSC) Miquel Iceta.

L’association Médecins du Monde a tempéré ces critiques, estimant qu’en se plaçant sur le seul terrain de la morale, l’Eglise espagnole a eu au moins le mérite de délivrer un "message moins confus" que celui qu’elle répandait encore ces derniers mois en mettant en doute l’efficacité du préservatif.

La ministre espagnole de la Santé, Elena Salgado, a estimé jeudi que l’Eglise catholique espagnole a, sur l’usage du préservatif, une position "morale" qui "ne peut se substituer aux arguments des scientifiques et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)" dans la lutte anti-Sida.

"Ce sont des considérations morales destinées à orienter ses fidèles", a déclaré la ministre espagnole, réagissant à la volte-face de l’Eglise espagnole qui a dénoncé mercredi soir la caractère "immoral" du préservatif après avoir semblé la veille en reconnaître pour la première fois l’intérêt.

Mais les avis de l’Eglise "ne peuvent se substituer aux argumentations des scientifiques et de l’OMS" prônant une prévention du Sida alliant abstinence, fidélité et préservatif, a-t-elle ajouté.

C’est après une réunion avec Mme Salgado que le porte-parole et secrétaire général de la Conférence épiscopale espagnole, Juan Antonio Martinez Camino, avait lancé mardi le pavé dans la mare déclarant que "le préservatif a sa place dans le contexte de la prévention intégrale et globale du sida".

Le Vatican sasit alors au vol l’occasion d’enfoncer encore plus le clou.

L’ancien ministre de la santé du pape, le cardinal mexicain Javier Lozano Barragan expliquant que l’Eglise interdit le recours au préservatif dans la lutte contre le Sida parce que "l’objectif est d’empêcher la fornication" ....on entre dans la démesure et on mesure mieux les pensées et frustrations qui se cachent sous les mitres romaines

Il laisse alors libre cours à sa joie funeste...jusqu’à proférer des incongruités d’un autre âge qui si elles venaient d’une secte ou de l’Islam seraient lourdement dénoncées...

Ainsi ces propos :

« Le Vatican interdit le recours au préservatif dans la lutte contre le Sida parce que "l’objectif est d’empêcher la fornication" , a expliqué le ministre de la santé du pape

"L’utilisation du préservatif pour éviter la propagation du Sida n’est pas acceptable parce que l’objectif est la lutte contre la fornication"

"Le sixième commandement le dit clairement : ne forniquez pas. Ce n’est pas une position négative. Nous le faisons pour défendre la vie", a-t-il ajouté.

Le prélat a toutefois reconnu le droit pour une épouse dont le mari est malade du Sida de lui demander de mettre un préservatif. ( quand même...)

"C’est son droit. Elle a le droit de demander à son mari de mettre un préservatif", a-t-il admis.

Mais "l’Eglise ne change pas et ne changera pas ses principes".

"Nous le savions déjà La doctrine du Saint père vise à combattre le Sida pour défendre la vie selon deux principes : rester chaste et ne pas forniquer" , a-t-il affirmé.

Puis c’est le porte-parole du Vatican en personne, l’Espagnol Joaquin Navarro Valls, qui s’est déclaré "peu intéressé" par le préservatif, un "ustensile" qui ne traite pas à son origine la question de la dissémination du sida, dans un entretien publié par le quotidien catalan La Vanguardia.

"Cet ustensile m’intéresse peu", avoua M. Navarro Valls, à propos de la polémique.
"Je ne blâme pas la discussion qui s’est ouverte ces derniers jours en Espagne, mais le thème de fond tourne autour de l’anthropologie, du sens de la sexualité", ajoute ce membre influent du mouvement catholique conservateur Opus Dei.

"Voir dans cet ustensile la solution unique revient à ne pas traiter le problème à son origine", et à oublier le "sens de la sexualité" humaine liée à l’amour entre l’homme et la femme et la procréation, ajoute-t-il....comme s’il en connaissait quelque chose lui !

"Si vous me dites que vous avez mal à la tête, je ne vais pas me contenter de vous donner un analgésique. Je chercherai l’origine de ce mal de tête", explique le porte-parole du pape Jean Paul II.

M. Navarro Valls contesta par ailleurs avoir téléphoné personnellement du Vatican à l’Eglise espagnole pour qu’elle rectifie les déclarations faites mardi par le porte-parole et secrétaire général de sa Conférence épiscopale, Juan Antonio Martinez Camino.

M. Martinez Camino a toutefois déclaré jeudi à la radio espagnole Cope, proche de l’épiscopat, avoir eu deux conversations téléphoniques avec le cardinal romain Alfonso Lopez Trujillo pour chercher "conjointement" une réponse aux "intérprétations extrémistes" de ses propos.

L’Eglise espagnole s’associe au programme gouvernemental de prévention du sida sur ses deux premières recommandations, à savoir fidélité et abstinence , mais pas son troisième volet relatif à l’usage du préservatif, a-t-il dit.

"Le préservatif devrait être utilisé par des personnes qui ne sont pas capables d’avoir une relation stable, tout en ayant conscience qu’ainsi on ne se protège pas totalement", .

Elle est pas belle l’Eglise ?...le drame c’est que des milliers d’enfants et d’adultes meurent des suites de tels propos imbéciles et irresponsables

La ministre espagnole de la Santé, Elena Salgado, a estimé avec sagesse que l’Eglise catholique espagnole a, sur l’usage du préservatif, une position "morale" qui "ne peut se substituer aux arguments des scientifiques et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)" dans la lutte anti-Sida.

"Ce sont des considérations morales destinées à orienter ses fidèles", a-telle ajouté, réagissant à la volte-face de l’Eglise espagnole qui a dénoncé mercredi soir la caractère "immoral" du préservatif après avoir semblé la veille en reconnaître pour la première fois l’intérêt.

Mais les avis de l’Eglise "ne peuvent se substituer aux argumentations des scientifiques et de l’OMS" prônant une prévention du Sida alliant abstinence, fidélité et préservatif, a-t-elle précisé.

Puis ...après un silence calculé le pape intervient en plusieurs étapes et selon un calendrier et une stratégie soigneusement étudié mène la contre-attaque...ce qui est peut-être la vrai motivation de la pseudo "bavure" de l’Eglise espagnole...

1) vendredi Jean Paul II a demandé à l’Eglise d’aider les victimes du Sida, surtout dans les régions les plus frappées, mais il n’a fait aucune allusion aux polémiques sur le recours au préservatif.

"L’Eglise doit assurer une attention particulière à ces zones du monde où les malades de Sida n’ont pas d’assistance", a-t-il déclaré en s’adressant à l’assemblée plénière du Conseil pontifical chargé des problèmes concernant la santé, présidé par le cardinal mexicain Javier Lozano Barragan.

Il a rappelé que le Saint-Siège a créé la Fondation "Le bon samaritain" chargée "de contribuer à aider les populations les plus menacées par le Sida avec le soutien nécessaire de moyens thérapeutiques".

Le souverain pontife a ensuite salué "la contribution précieuse du Conseil dans la formation des consciences" afin "d’orienter les sociétés civiles vers les buts exigeants de la civilisation de l’amour".

Mais il n’a fait aucune allusion à l’intervention de ce même Conseil pour rappeler à l’ordre l’épiscopat espagnol, qui avait osé se dire favorable au recours du préservatif dans le cadre de la lutte contre le sida.

2) Plus tard ( samedi) il précisera que la lutte contre le Sida passe par la prévention et "une pratique correcte de la sexualité qui suppose chasteté et fidélité" .

Recevant les lettres de créance du nouvel ambassadeur des Pays-Bas auprès du Saint-Siège, Mme Monique Frank, le pape a rappelé le rôle joué par son pays dans l’assistance sanitaire "auprès des populations particulièrement exposées au drame des pandémies, comme celle du Sida qui s’est si rapidement répandue en Afrique, y provoquant d’innombrables victimes".

"Le Saint-Siège considèrequ’ilest nécessaire avant tout, pour combattre cette maladiedefaçonresponsabled’accroitre la prévention, notamment à travers l’éducation au respect de la valeur sacrée de la vie et la formation à la pratique correcte de la sexualité , qui suppose chasteté et fidélité" , a ajouté le pape, selon le texte de son discours publié par le Vatican.

3) Puis c’est la contre attaque : Le pape Jean Paul II a appelé les Pays-Bas à "mesurer la gravité" de leur politique en matière d’euthanasie et à bâtir une société "toujours plus attentive aux personnes et à leur dignité", en recevant samedi le nouvel ambassadeur de ce pays auprès du Saint-Siège.

"Depuis plusieurs années, la société néerlandaise, marquée par le phénomène de la sécularisation, s’est engagée dans une politique nouvelle en matière de législation concernant le commencement et la fin de la vie humaine", a souligné le pape dans son discours, après avoir reçu les lettres de créance de Mme Monique Frank.

Les Pays-Bas ont été le premier pays au monde à légaliser l’euthanasie, sous des conditions très strictes, en avril 2002, et le pape a rappelé que le Vatican "n’avait pas manqué alors de faire connaître sa claire position" concernant le "respect absolu de la personne humaine, de sa conception à sa mort naturelle".

"J’invite encore une fois les autorités et le personnel médical, ainsi que toutes les personnes qui exercent un rôle éducatif à mesurer la gravité de ces questions et donc l’importance des choix qu’ils engagent, afin de bâtir une société toujours plus attentive aux personnes à à leur dignité" , a ajouté le pape.

...et si la dignité passait par le respect de la volonté de ceux qui n’ont pas choisi de naître mais peuvent choisir de mourir et la façon de quitter la vie ?

4) Et il continue : Le pape Jean Paul II a invité lundi les catholiques espagnols à défendre "le respect de la vie dans toutes ses étapes" ce qui signifie pour lui rejeter la contraception y compris le préservatif.

Le pape s’adressait au cardinal archevêque de Madrid, Mgr Antonio Rouco Varela, président de la Conférence épiscopale espagnole et à un groupe d’évêques de ce pays en visite au Vatican, quelques jours après les polémiques soulevées en Espagne sur le préservatif.

Dans son discours, Jean Paul II a aussi critiqué les récentes initiatives du gouvernement socialiste espagnol de Jose Luis Rodriguez Zapatero.

Il a déploré un climat de "permissivité morale" et évoqué en particulier la réforme de l’enseignement religieux à l’école publique qui pourra être remplacé par un cours d’éducation civique pour les élèves qui le souhaitent.

Le pape a demandé aux fidèles espagnols de puiser dans leur foi pour "donner un témoignage public et crédible dans la défense du respect effectif de la vie dans toutes ses étapes, dans la défense de l’éducation religieuse de leurs enfants, dans la protection du mariage et de la famille, dans la défense du nom de Dieu et de la valeur humaine et sociale de la religion chrétienne".

Le "respect de la vie" signifie pour l’Eglise rejeter la contraception, la procréation in vitro, l’avortement et l’euthanasie.

Le souverain pontife a déploré le fait qu’en Espagne "se répande une mentalité inspirée par le laïcisme, une idéologie qui amène, d’une manière plus ou moins consciente, à la restriction de la liberté religieuse jusqu’à promouvoir un mépris ou l’ignorance de la religion, en reléguant la foi au domaine du privé et en s’opposant à son expression publique".

"Cela ne fait pas partie de la plus noble tradition espagnole", a-t-il estimé.

"L’éducation intégrale des plus jeunes ne peut pas faire abstraction de l’enseignement religieux aussi dans les écoles, quand il est réclamé par leurs parents", a-t-il souligné.

S’adressant directement aux "pouvoirs publics", il a rappelé que ceux-ci "ont le devoir de garantir ce droit des parents et d’assurer les conditions réelles de son exercice effectif, comme il est prévu par les Accords partiels entre l’Espagne et le Saint-Siège de 1979".

Le pape a enfin déploré le "contexte social actuel dans lequel grandissent les nouvelles générations d’Espagnols, influencées par l’indifférence religieuse, l’ignorance de la tradition chrétienne avec son riche patrimoine spirituel, et exposées à la tentation d’une permissivité morale".

5) ...et le Vatican enfonce le clou : Jean Paul II a invité l’Eglise d’Espagne à ne pas céder à "une mentalité inspirée du laïcisme". De crainte d’une restriction de la liberté religieuse. Le pape s’exprimait devant quelque 40 évêques espagnols pour leur visite Ad limina.

Recevant quelque 40 évêques espagnols à Rome depuis le 17 janvier pour leur visite Ad limina, le pape a particulièrement insisté sur le domaine social, où "se diffuse une mentalité inspirée du laïcisme".

Une "idéologie qui mène graduellement, de manière plus ou moins consciente, à la restriction de la liberté religieuse", a regretté Jean Paul II. En effet, pour lui, il existe un risque de relégation de la foi à la sphère du privé, lorsqu’on s’oppose à son expression publique".

Jean Paul II a ainsi affirmé que "de nouvelles générations d’Espagnols sont en train de grandir dans le contexte social actuel, influencées par l’indifférence religieuse, l’ignorance d’une tradition chrétienne au riche patrimoine spirituel", et sont de surcroît "exposées à une morale permissive". Il a ajouté : "la jeunesse a le droit, depuis le début de sa formation, d’être éduquée dans la foi", précisant : "l’éducation de tant de jeunes ne peut se passer de l’enseignement religieux à l’école". Le pape a aussi espéré que "l’empreinte de la foi catholique dans la culture espagnole demeure".

Une idéologie "laïciste" empêche une vraie liberté religieuse

Pour lui, cette idéologie se présente désormais comme "l’unique voie de la rationalisation", ce qui a pour conséquence qu’"une conception intègre de la liberté religieuse" n’est plus compatible. "On ne peut réduire la liberté religieuse sans priver les hommes de quelque chose de fondamental".

Le pape a alors souligné l’importance de conserver les "racines chrétiennes de l’Espagne". Répondant par ailleurs aux évêques espagnols ayant manifesté leur préoccupation concernant la vitalité de l’Eglise ibérique et les défis qu’elle affronte, Jean Paul II les a appelés à "conserver et faire croître le don de l’unité", les invitant à des "initiatives pastorales plus appropriées aux nouvelles réalités".

Quant à l’exercice des sacrements, le pape a rappelé qu’ils sont "nécessaires pour la croissance de la vie chrétienne. C’est pourquoi les pasteurs doivent les célébrer avec dignité et respect". Le pape a aussi encouragé les évêques à développer "une participation plus assidue des fidèles à l’Eucharistie dominicale" dans leurs diocèses.

Jean-Paul II a ensuite porté son attention sur les prêtres, "en première ligne dans l’évangélisation". La relation des évêques avec les prêtres "ne doit pas seulement être de type institutionnel et administratif, mais elle doit révéler la paternité épiscopale. Cette paternité doit se manifester spécialement avec les prêtres malades, avec ceux qui sont d’un âge avancé, ainsi qu’avec ceux qui ont de plus grandes responsabilités pastorales".

Le pape a alors incité le clergé à ne pas négliger sa vie spirituelle et la formation permanente. Il a rappelé que parmi les "multiples activités de la journée d’un prêtre", l’Eucharistie est le moment le plus important.

Enfin, le souverain pontife a salué la "vive espérance" que représente l’accroissement des vocations sacerdotales. "Pour cela, on doit favoriser une pastorale spécifique professionnelle, vaste et ramifiée", a-t-il continué.

Pour le pape, les jeunes sont "le futur de l’Église et de la société". Ils doivent faire l’objet de "devoirs pastoraux spécifiques". "On ne doit pas lésiner sur les efforts nécessaires, même s’ils ne donnent pas immédiatement un fruit", a enfin souhaité Jean Paul II.

La visite Ad limina concernait le premier groupe d’évêques espagnols des provinces ecclésiastiques de Burgos, Pampelune, Valladolid, Saragosse, Madrid, Mérida-Badajoz, Oviedo, Tolède, réunis à Rome du 17 au 31 janvier 2005.

Le ministre espagnol de la Défense, José Bono, a vivement réagi mardi aux critiques du pape contre les initiatives de son gouvernement qui "n’est pas le prédicateur de la chrétienté", a-t-il affirmé dans un entretien à la télévision publique espagnole.

"On ne peut pas en permanence critiquer le gouvernement pour laïcisme. Le gouvernement espagnol n’est pas le prédicateur de la chrétienté", a déclaré M. Bono, l’un des rares catholiques pratiquants affichés du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero.

"La foi n’est pas une chose qu’un gouvernement peu imposer par décret", a-t-il ajouté.

Le ministre espagnol a mis au défi quiconque de trouver un gouvernement en Europe qui traite mieux l’Eglise catholique que le gouvernement espagnol, notamment en matière d’éducation religieuse, une matière que l’exécutif veut rendre facultative à l’école publique.

José Bono a incité l’Eglise espagnole à "ne pas en être en permanence obnubilée par le sexe", en référence aux polémiques suscitées en Espagne par l’adoption d’un projet de loi sur le mariage homosexuel et sur l’utilisation du préservatif dans la lutte contre le sida.

"Les gens couchent avec qui ils veulent", et "le Christ serait aujourd’hui plus préoccupé par ces 25.000 enfants qui meurent chaque jour de faim dans le monde et par ces guerres meurtrières et contraires au droit international", a-t-il estimé.

M. Bono a qualifié d’"obcénités" les propos homophobes de certains évêques espagnols. "Je ne suis pas disposé à accepter cette doctrine selon laquelle utiliser un préservatif est un pêché gravissime, ni que le Royaume des cieux n’est pas fait pour les homosexuels qu’ils ont traînés devant l’Inquisition, brûlés et couverts de honte", a-t-il lancé.

Le pape Jean Paul II a critiqué lundi les initiatives du gouvernement Zapatero et dénoncé un climat de "permissivité morale" en Espagne, appelant les catholiques de ce pays à défendre "le respect de la vie dans toutes ses étapes".

En Conclusion

Cette petite passe d’arme , provoquée ou non a permis de montrer le vrai visage et les pensées cachées d’une Eglise obsolète et bien éloignée des vues de son fondateur.

Les méthodes aussi de dirigisme , de contre -attaque et d’enfermements sont d’un autre âge

Place à la liberté de penser et de vivre ...et de ne pas rejetter tout ce qui peut éviter la souffrance ! C’est cela le vrai message du Christ !

...et non celui du droit divin et de la repentance...!...et des crispations sexuelles d’une bande de vieux mâles frustrés ou d’eunuques qui s’ignorent !


les suites de cette affaire, qui feront éventuellement l’objet d’un article complémentaire , sont suivies par le forum de l’ermitage, rubrique Eglise catholique, fil : l’Eglise préconise la chasteté comme remède au Sida lien direct