Bulletin de l’Ermitage

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Bouffée d’air mitage

De la quatre vingt dix huitième à la cent unième journée

lundi 13 septembre 2004, par frere francois

Mon ermitage, Samedi 4, Dimanche 5, Lundi 6 et Mardi 7 Septembre 2004

Les quatres saisons et les oiseaux vivent en harmonie
Continuellement s’entend le bruit de la source froide
Je dis à ceux qui peuvent oublier leur fardeau
Venez errer librement au dessus des montages d’émeraude
Ryokan

Week End paisible et pastoral...un peu triste aussi car il flotte dans l’air un sentiment de fin d’été...et de page qui se tourne...
Rien ne dure içi bas...et tout s’écoule...
La lumière se fait moins joyeuse, moins gaie...moins jeune... et a du mal a dispercer la brume plus épaisse...

Même l’eau qui court est devenue plus nerveuse...

Nous avons comme à l’habitude après quelques courses au village et chargés comme des baudets remonté le chemin pour apporter ce qui fait plaisir à Manuel : du gaz,des conserves un peu de tabac et d’herbe... et une nouvelle torche électrique car il avait cassé la sienne...

Jess lui avait choisi une nouvelle paire de basket pour qu’il puisse à la fin du mois regagner les pentes du Ventoux dans un accoutrement présentable et sans avoir les pieds écorchés par les pierres de la route...il lui a même pris une petite trousse de couture pour raccomoder ses vêtements...
Il aime bien son père le petit Jess...même si ce n’est pas le sien...et se débrouille pas mal du tout en couture !

La promesse faite à Jess pour son baptème l’a changé profondément : désormais il se soucie des autres et de son propre aspect...il a compris que c’était une voie efficace pour avoir moins mal...maturité étonnante d’un gosse qui n’a pas 10 ans...

Durant 3 jours nous sommes déplacés au rythme de l’amibe laineuse, des levers de soleil rougeoyants dans la brume humide et poisseuse, des journées encore chaudes que le vent rend vite glacées en surface de peau et à la moindre sueur...

Sur ce plateau magnifique rien n’arrête le regard... ni les terres froides du dauphiné et du Royans ,pays de cocagne si vert... ni la chaine des alpes loin au levant qui découpe sa silhouette sombre... ni l’amirable cône du Ventoux au Sud qui évoque pour moi si souvent le souvenir du Fuji-San ...
Même à l’ouest là où se couche le soleil seul l’horizon barré de longues trainées d’ocre, de bleu et de vert ne semble pas mettre une limite à l’envol de nos pensées et à notre béatitude pastorale... [1]

Journées lentes et calmes sans parole et sans bruits autres que celui les clochettes du troupeau qui donne aux gestes lenteur et gravité, le petit Jess aidant du mieux possible son père malgré sa lassitude, connaissant les gestes et des codes que je ne veux pas déranger...me plaçant alors à l’écart pour écrire ou penser...

Seuls les repas nous réunissent en une franche convivialité et amitié... qui remplit nos coeurs éprouvés et lacérés d’une immense joie et d’un riche réconfort...
Jess s’y montre d’une gentillesse extrème participant à la confection de tous les plats malgré sa grande fatigue et ses yeux toujours cernés

La veillée autour du grand feu qui doit se voir de loin ramène chiens et bêtes tout en nous permettant de communier avec eux...avec la nature...avec l’autre...et le Tout Autre...et ceux que nous portons...qui nous on fait...ou qui reçevront de nous...
Elle sait se faire joyeuse dans les chants et la joie d’être...de l’Être trouvé... et au rythme paradoxal d’une polka endiablée ...seul morceau que nous savons chanter et jouer sans trop de fautes... [2]

Puis lorsque Jess s’endormait sur les jambes de Manuel chacun a ouvert un peu les portes rouillées ou bien cachées de ses blessures...de ses espoirs...
dévoilant un peu ses failles pour dire...pour se dire...et ainsi se soulager d’un poids... comme pour se rassurer aussi de savoir que l’autre en a de plus profondes encore...

Jess à ma grande joie s’est consacré entièrement à son père durant ce long week end...ressentant déjà certainement les prémisses des douleurs d’une longue séparation hivernale que je redoute un peu pour lui... tant il est vrai que l’on se quitte toujours bien avant les adieux...
mais c’est au creux de son vieil ami "rmitte" qu’il vient suçer son pouce comme un petit garçon fragile qu’il demeure avant tout moi qui suis investi de la redoutable confiance de le mettre au lit...et de veiller sur son sommeil ( toujours redouté)

Manuel a été un peu étonné que nous partions si loin pour le baptême et que Jess soit prêt déjà...mais les blessures font mûrir vite...je lui ai proposé de nous accompagner... hélas pour lui il faut être sur place à Die... et attendre à l’ANPE...une autre fois peut-être...

Il m’a simplement demandé que je lui apprenne à lire, à écrire et à compter ...le reste il en connait assez...c’est aussi mon avis...
Je vais l’inscrire au CNED...en CM1 ...il fera ce qu’il pourra...l’essentiel est de vivre !

Je n’ai pas eu le courage d’aller à Léoncel...d’ailleurs Igor voulait rester...et il pleuvait fort quand nous nous sommes quittés pour la semaine...
Manuel ne quittera le plateau avec ses bêtes qu’à la fin du mois...nous reviendrons encore...

Nous sommes redescendus sous la pluie et les pierres glissantes, heureux de trouver le réconfort chez Jeannot au café du village ( cyber café svp !) et d’un bon chocolat chaud...Le temps de répondre aussi aux lettres...

Heureusement la pluie cessa et tranquillement en suivant le pas d’Igor nous sommes remontés sans nous mettre à la nuit avec notre ravitaillement ...et Jess sur les épaules...qui avait tout donné...et dont la résistance est bien fragile...
la route serra longue pour endiguer la maladie... vers la rémission peut-être ?...car de guérison on ne peut raisonablement y songer...

L’ermitage quand on rentre ainsi est sombre, humide et vide...vite une bonne flambée !...déjà la soupe chauffe et Jess dort déjà sur la table ou j’écris ces quelques mots...à ses pieds Igor l’a imité...le temps de vos placer une méditation inspirée de Goettman sur Dürkheim...dont je parlerai demain peut-être...

EN DÉTRESSE SUR UNE LIGNE DE CRÊTE

L’homme a abandonné son coeur pour glisser dans sa tête. " Seule la raison est concrète ! " pense-t’-il avec Hegel. Partout ’’ le rationnel ronge le vital ’’, mais qu’est la raison sans le coeur ?

La Maison de l’homme est divisée, et il n’en habite que le grenier.

D’immenses ressources de l’être demeurent inemployées et se tarissent dans le vide spirituel. La rationalisation de l’existence quotidienne à tous les échelons ne cesse de matraquer la Vie dans son essence même, jusqu aux pulsations organiques, et l’on vivote dans les espaces retirés de
l’abstraction et des conduites sophistiquées. (...)

Mais en fait, à regarder de près
le déploiement des puissances créatrices de l’homme à travers l’histoire, on est toujours obligé de constater que plus l’homme se déploie dans des oeuvres culturelles élevées, plus ces réalisations formidables semblent sans cesse le détacher des racines profondes de son être.
Il s’identifie alors
entièrement à sa conscience réduite au moi rationnel et volontaire,
laissant tomber dans la nuit de l’inconscient ou du subconscient le pôle
le plus important de lui-même.

Ce phénomène, toujours observable dans la vie collective à mesure
que l’on remonte les âges d’une culture, se traduit évidemment aussi
bien dans le parcours caché d’une vie personnelle. Chacun de nous peut
constater au cours de sa croissance comment il quitte cette espèce de
plénitude originelle propre à l’animal et au petit enfant pour devenir
progressivement étranger à lui-même, comme le disait déjà au VIIe siècle
Saint Maxime le Confesseur.

Mises à part quelques heures privilégiées de
notre existence, il est très rare que nous correspondions profondément à
ce que nous sommes, tout à fait présents à nous-mêmes et à notre
entourage, que nous allions jusqu’au bout de nos capacités actuelles, que
nous épousions notre être authentique. Nous restons toujours infiniment, mais inconsciemment, en deçà de notre propre réalité. La plupart
du temps, l’expérience que nous avons de nous-mêmes ne recouvre pas
ce que nous sommes réellement.

De même peut-il y avoir un abîme entre l’expérience que nous avons de notre environnement et ce qu’est effectivement cet environnement. La chose en soi,,comme disait Kant, nous reste étrangère, fermée sur elle-même ; nous n’en voyons plus que les apparences.

De là viennent beaucoup de nos conflits et désarrois. Peu à peu l’homme est livré à la décomposition, entraînant derrière lui le pourrissement d’une civilisation tout entière et l’écroulement de sa religion.

La réduction de l’homme à son " moi" rationnel et objectivant, exclusivement fonctionnel et utilitaire, a introduit la grande scission en lui.

La parabole suivante illustre ces propos : un scarabée rencontra un jour un mille-pattes et lui demanda comment il faisait pour toujours lever au bon moment la 237ème patte et poser en même temps la 126ème sans jamais se tromper ! Le mille-pattes en fut lui-même étonné, se mit à réfléchir et puis... n’arriva plus à marcher. Son centre profond qui orientait tout jusque-là avait glissé dans sa tête et de là, toute maîtrise est impossible !

L’unité de l’être est brisée et la conscience d’appartenir à un Tout indivis, l’ouverture vers l’au-delà au fond de lui-même, où l’homme s’ origine et se reçoit, est perdue. Son ancrage n’est plus dans l’Absolu.

Divisé en lui et par conséquent séparé du restant de l’univers dont il était en quelque sorte le résumé, coupé de la Source de vie, il s’est tourné vers son " petit moi " de surface qui relève de sa volonté propre. Et voilà que le champ illimité de son mystère devient une minuscule prison dans laquelle, seul, il finit par s’adorer lui-même ! Décentré de l‘Essentiel, concentré sur soi, l’homme se pose lui-même comme fin dernière de sa vie. ’’ Les passions sont toutes entrées dans l’âme avec l’autarcie ", dit Théophane le Reclus.

LE TEMPLE PROFANÉ

L’esprit, coupé de l’Essentiel et ne se nourrissant plus de Lui, parasite l’âme en se nourrissant d’elle. Mais ne trouvant que le vide là où l’Ultime communiquait la plénitude de la vie, l’âme parasite à son tour le corps et cherche des plaisirs de la chair.
Bien plus, le corps lui-même, désormais Temple profané et n’habitant plus le Saint des Saints, est littéralement comme jeté au-dehors, extraverti et à la possession, au parasitage de l’univers ambiant et du cosmos tout entier.

Le regard intérieur, enraciné dans les profondeurs lumineuses de l’Être, découvre non seulement les apparences, la forme visible, mais ce qui informe la forme et comment " tout est en chaque chose et chaque chose est en tout la moindre sensation étant comme une vague, une concentration de l’océan tout entier, inséparable de l’océan ".

C’est le vrai regard qui n’est pas celui de la conscience frontale séparatrice. Isolée, cette dernière est de plomb, sans lucarne, énorme gnome qui envahit tout, voile tout, ne connait qu’elle et filtre toute la réalité, prodigieuse dans sa face invisible, à travers l’illusion de son écran mental.

De mémoire de prophète, on a reconnu cet homme à son " peu de profondeur " et son " absence de racine ", si bien qu’il ’’ regarde sans voir, entend sans entendre, car son coeur (son centre intérieur) s’est épaissi (Mt 13) " -

Autrement dit, tous les rapports sont faussés à soi, aux autres, au monde, à Dieu. (...)Non seulement leur direction est inversée, mais leur unité aussi s’est perdue.. C’est une disposition à traiter le’ « moi " en absolu, comme s’il en était une fin en soi, et donc d’y rapporter toute chose pour satisfaire ce désir et augmenter ce pouvoir. Il s’agit pas d’une simple flétrissure de mauvais caractère, mais de l’inauthenticité fondamentale de la conscience divisée qui vagabonde sans direction au milieu de ses pulsions arbitraires, livrée au fractionnement et à l’erreur, un moi capable d’inventer la bombe H et les camps d’extermination pour qui ne se met pas à genoux devant lui...

Plus cette affirmation du moi se fait puissante, et c’est sa tendance à chaque instant, plus il tombe dans la division, le dualisme, la rupture : il y a moi et le reste. Mais pour vivre dans cette enflure, il dépend désormais de ce reste, de l’étreinte et de la manipulation des objets, de l’aimantation vers le bas, comme disait Origène.

C’est un changement complet de perspective, une aliénation intérieure qu’on a appelée péché originel, non seulement parce qu’il a été commis à quelque origine d’un passé définitivement révolu, mais parce que je le commets tous les jours et qu’il me coupe de mon identité profonde, là où je m’origine, et que de ce fait toutes mes entreprises, jusqu’aux plus insignifiantes, peuvent être équivoques à leur origine même, à l’endroit de leur naissance, et avoir une genèse d’avorton.

L’homme qui perdu son identité ressemble un peu-au ruisseau qui a perdu sa source : le ruisseau devient une mare à canards trouble et croupissante sur elle-même, il a cessé d’être ruisseau et a perdu son bonheur dont la nature est de recevoir la vie jaillissante de la source. C’est encore de l’eau, mais pour combien de temps...

L’homme est malade dans son être même. La détresse n’est collective que parce qu’elle est intérieure à chacun. En même temps nous continuons, pour comble de paradoxe, à vouloir remédier sur le plan extérieur à ce qui est en fait une carence intérieure de l’être.

Coupé de sa source, l’homme se trouve devant une béance d’où jaillissent trois grandes souffrances, les trois détresses fondamentales de l’homme, conséquences immédiates de sa rupture intérieure et dénominateur commun de tous ses maux et de ceux de l’humanité tout entière

- la peur de la mort,

- l’absurdité de la vie,

- la solitude.

Il n’y a pas de souci, de problème ou de souffrance qui ne trouve là son origine. Et, au fond, la seule question que l’homme porte en lui, souvent inconsciente et enfouie, c’est Puis-je être libéré de cette détresse et comment ?

Question sous-jacente à tout ce que nous faisons, du moindre au plus grand des actes, elle est le moteur secret de toutes nos initiatives et nous plonge à propos de tout dans cette espèce d’attente mystérieuse d’autre chose qui devrait arriver... et pourtant n’arrive jamais !

Si une libération existe, elle ne peut se manifester qu’au sein de cette
triple souffrance de l’homme

- Force dans l’angoisse,

- Lumière dans le non-sens,

- Amour dans la solitude.

Au fond, le « péché originel » est aussi la chance originelle de l’homme,
qui lui permet de retrouver le paradis perdu de sa profondeur, sa Terre
Promise au fond de lui-même, si toutefois il consent à quitter les oignons
de son exil et à entreprendre la longue marche à travers le désert de ses
éloignements. A rectifier le tir en somme.

Nous sommes à un tournant de l’histoire. Comme au Moyen Age,
l’homme doit une fois de plus percer le brouillard de sa déchéance et de
son travestissement.
Il n’y aura de nouveau commencement que par « ’ un retour à
l’origine, à l’essence de l’homme ", là où s’opère sa genèse et où il peut
retrouver sa véritable naissance.

( à suivre )

L’expérience de l’ëtre de A. et R. Goettmann , Question de... no 81 chez Albin Michel


un ermite tient un "livre de bord" quotidien...pourquoi ne pas le partager ?... le message placé dans le bidon qui sert de boite aux lettres au bas du vieux chemin...le long de la route, vous parviendra tous les jours avec un certain décalage...et vous pourrez même me répondre...


[1qui évoque toujours en moi la magnifique chanson de Jean Ferrat

Ils quittent un à un le pays
Pour s’en aller gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps ils en rêvaient
De la ville et de ses secrets
Du formica et du ciné

Les vieux, ça n’était pas original
Quand ils s’essuyaient machinal
D’un revers de manche les lèvres
Mais ils savaient tous à propos
Tuer la caille ou le perdreau
Et manger la tome de chèvre

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu’au sommet de la colline
Qu’importent les jours, les années
Ils avaient tous l’âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne

Les vignes, elles courent dans la forêt
Le vin ne sera plus tiré
C’était une horrible piquette
Mais il faisait des centenaires
A ne plus savoir qu’en faire
S’il ne vous tournait pas la tête

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l’autre non
Et sans vacances et sans sorties
Les filles veulent aller au bal
Il n’y a rien de plus normal
Que de vouloir vivre sa vie

Leur vie, ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s’en faire
Que l’heure de la retraite sonne
Il faut savoir ce que l’on aime
Et rentrer dans son H.L.M.
Manger du poulet aux hormones

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Jean Ferrat,LA MONTAGNE

[2Quand Jules est au violon
Et Léon à l’accordéon
Faudrait avoir deux jambes de bois
Pour ne pas danser la polka

La fille à Mathurin
Je peux te dire, elle danse bien
Mais sitôt qu’elle ferme les yeux
Je veux te dire, elle danse mieux

Les filles ici ça fait des chichis
C’est tout en dentelle et en patchouli
C’est tout chiqué et pour les tomber
il vaut mieux se lever du bon pied

Chez moi, là-bas...
C’est pas du tout, du tout comme ça...

Quand Jules est au violon
Et Léon à l’accordéon
Faudrait avoir deux jambes de bois
Pour ne pas danser la polka

La fille à Mathurin
Quand tu lui causes, elle comprend rien
Cause lui de près dans le cou
C’est un miracle elle comprend tout

L’amour ici c’est intellectuel
T’as l’air d’un voyou quand t’es naturel
Il doit leur manquer le parfum des prés
Qui est si important pour le sentiment

Chez-moi, là-bas...
C’est pas du tout, du tout le même tabac

Quand Jules est au violon
Et Léon à l’accordéon
Faudrait avoir deux jambes de bois
Pour ne pas danser la polka

La fille à Mathurin
Quand tu lui plais, tu lui plais bien
Et le meilleur de la Saint-Jean
Tu le danseras dans les champs

Les gars ici, ils sont dégoûtants
Ils achètent l’amour comme un coup de blanc
Et moi l’idiot qui n’ai pas un sous
J’ai beaucoup de mal à boire un p’tit coup

Alors, pas fou...
Je vais m’en retourner chez nous

Et Jules est au violon
Et Léon à l’accordéon
Faudrait avoir deux jambes de bois
Pour ne pas danser la polka

Paroles : M. Vidalin, Musique : Gilbert Bécaud.

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