Bulletin de l’Ermitage

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Jamais plus comme avant

jeudi 24 octobre 2002, par frere francois

Une lettre sur la délicatesse reçu en 2001 et signée Gilberte
Un texte parmi les dizaines reçus chaque semaine à l’ermitage.

Il était une fois un garçon avec un sale caractère .
Son père lui donna un sachet de clous et lui dit d’en planter un dans la barrière du jardin chaque fois qu’il perdrait patience et se disputerait avec quelqu’un .
Le premier jour il en planta 37 dans la barrière .Les semaines suivantes , il apprit à se contrôler , et le nombre de clous planté dans la barrière diminua jour après jour : il avait découvert que c’était plus facile de se contrôler que de planter des clous .
Finalement , arriva un jour où le garçon ne planta aucun clou , alors il alla voir son père et lui dit que pour ce jour il n’avait planté aucun clou .
Son père lui dit alors d’enlever un clou de la barrière chaque jour où il n’aurait pas perdu patience .
......Les jours passèrent et finalement le garçon pu dire à son père qu’il avait enlevé tous les clous de la barrière .
Le père conduisit son fils devant la barrière et lui dit :
"Mon fils , tu t’es bien comporté mais regarde tous les trous qu’il y a dans la barrière .Elle ne sera jamais plus comme avant .Quand tu te disputes avec quelqu’un et que tu lui dis quelque chose de méchant , tu lui laisses une blessure comme celle là. Tu peux planter un couteau dans un homme et après lui retirer , il restera toujours une blessure. peu importe combien de fois tu t’excuseras , la blessure restera .Une blessure verbale fait aussi mal qu’une blessure physique .Les amis sont des bijoux rares , ils te font sourire et t’encouragent .Ils sont prêts à t’écouter quand tu en as besoin , ils te soutiennent et t’ouvrent leur coeur "

Messages

  • C’est une jolie parabole frèremitte , vraiment ! mais moi j’ai bien envie de me disputer avec quelque un ce soir et c’est tombé sur votre tête, hélas !
    D’abord analizons l’histoire contée :
    pourquoi perd-t-il patience votre enfant ? et pourquoi enfant ?
    est-il mal réveillé ? a-t-il mauvais caractère ? il y a une abeille qui lui tourne autour ?est-il au bord d’un precipice ou a-t-il une poussière dans l’oeil ?
    Si on crois la morale du conte la cause de l’impatience n’a pas d’importance, ce qui semble important c’est que le gosse ne reagisse aucunement semble-t-il, quoi qu’il soit et on définit cela comme delicatesse.
    Eh bien, que neni ! Cela peut être valable dans certains cas, être patient c’est merveilleux si cela donne des fruits non pouris ;
    Par contre si on transpose à des faits réels de notre époque (et cela est bien envisagé par le conteur car sinon pourquoi raconter des paraboles ?!)
    il peut arriver qu’on soit extremement délicat par nature et que cela sois utilisé contre vous,
    il peut arriver que plus vous chercez le calme plus on vous martirise et on vous jette aux orties.
    La parabole sousentend une sorte d’egalité absolue de sensibilité entre les gens :
    tiens ! mon bourreau a aussi une sensibilité que je suis en devoir de ménager, n’est pas ?
    Cela ne m’etonne pas que ce soit une femme qui raconte cette histoire, c’est bien les femmes qui ont besoin de plus de délicatesse dans un monde de bruttttes !
    En ce qui me concerne j’opte pour une réaction apropiée en chaque circomstance :
    parfois , même souvent on doit afronter celui qui vous provoque, celui qui vous martirise,
    celui qui vous démolit sans que cela soit justifié en quoi que ce soit ;
    la délicatesse se justifie devant des gens qui peuvent être sensibles à ce langage ;
    se ruiner soi même en se laissant torturé sans réagir c’est un crime contre soi-même
    et vous le savez très bien :
    on doit aimer les autres mais on a le devoir de s’aimer soi-même aussi.
    Conclusion : on doit enseigner au gosse la bonté, la générosité, l’amour du prochain,
    la ponderance dans ses agissements et la sagesse mais on doit aussi lui enseigner qu’il est responsable de son prochain, il ne doit pas l’induire en erreur :
    son prochain doit comprendre qu’il n’a pas le droit de mettre constament à l’épreuve le gosse, ni
    s’emparer de sa vie, on né libres et on est tous enfants de Dieu (mais cela n’a rien à voir avec
    une hysterie hypocrite et vantarde mais avec une vie discretè et décente.
    C’est bien une femme qui écrit ces mots et même une vieille femme et fière de l’être,
    en ce moment j’éstime qu’à aucun moment de ma vie je n’ai eu l’occasion d’evaluer un homme (en esprit ou par observation directe) réelement délicat avec moi (pour ne pas dire avec les femmmes
    car peut-être ma capacité de compréhension dépasse celle d’autres femmes que je connais ).
    L’homme est aussi délicat avec la femme qu’un loup avec un renard dont il veut faire le petit dejeuner, de tous les éspeces c’est bien l’homme le plus meurtrier .
    Comprenez bien :celui qui a dit que tout n’est que vanité c’était un vrais sage,
    la vanité on ne la trouve pas dans la nature , on la trouve chez l’homme et ocasionellement chez
    les animaux de companie qui comme on le sait ne font qu’imiter leurs maitres à deus pattes.
    J’écris cela ni pour vous mettre à l’épreuve ni pour vous poignarder avec des mots,
    ce n’est pas pour vous changer mais pour vous faire réflèchir à mon tour et pour faire réflèchir
    les contes bon enfant ne sont pas toujours suffisants.
    Si ce méssage vous parviens , je ne tiens pas à ce que vous le publiez mais si vous avez quelque
    reticence à ce que je dis n’esitez pas à me répondre,
    je ne changerais pas d’avis mais je ne fuis pas absolument le dialogue.
    Et surtout ne tirez pas la conclusion hative que je serais misantrope ou misandrine, ce ne pas le cas,
    je sais m’en tenir à la vérité et puis je n’aime pas juger les autres,
    je m’attaque aux idées et non pas aux gens ce qui est surement à contre courant , mais ça me plait tout ça, être à contre-courant !
    Par contre,avec un seul perceneige on ne fait pas le printemps et les petits fasciculs musicaux bleufoncé ne suffisent pas non plus à modeler une âme, cela se fait à la volonté de Dieux.
    A bon entendeur salut. Meilleures salutations, portez vous bien et soyez de bonne humeur sans quoi ce serais inutil de vivre en rmitte ! Les fautes d’orthographe n’y pensez pas, je peux écrirez mieux si j’utilise "word" mais je n’ai plus le temps de le faire.