Bulletin de l’Ermitage

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Des Vertus indispensables à l’évolution spirituelle

Marie

mercredi 21 janvier 2004

La vertu est un message de l’Etre ; elle est comme une réverbération du
Souverain Bien, à laquelle nous participons par notre nature ou par
notre volonté, facilement ou difficilement, mais toujours par la grâce
de Celui qui est.

Avoir une vertu, c’est avant tout ne pas avoir le défaut qui lui est
contraire, car Dieu nous a créés vertueux. Il nous a créés à son image ;
les défauts sont surajoutés. Au demeurant, ce n’est pas nous qui
possédons la vertu, c’est la vertu qui nous possède. Il faut réaliser
les vertus pour qu’elles soient ; et non pour qu’elles nous
appartiennent. Comprendre une vertu, c’est savoir comment la réaliser.

L’homme « fait à l’image de Dieu », a une intelligence capable de
discernement et de contemplation ; une volonté capable de liberté et de
force ; une âme ou un caractère capable d’amour et de vertu.

L’âme assimile la nature ou les qualités de l’Aimé en y participant par
la vertu ou par les vertus.

L’homme a le droit d’être heureux, mais il doit l’être noblement et, ce
qui revient au même, dans le cadre de la Vérité et de la Voie. La
noblesse est ce qui correspond à la hiérarchie réelle des valeurs : Le
supérieur prime l’inférieur, et cela sur le plan des sentiments aussi
bien que sur celui des pensées ou des volitions. On a dit que la
noblesse de caractère consiste à mettre l’honneur ou la dignité morale
au-dessus de l’intérêt, ce qui signifie en dernière analyse qu’il faut
mettre le réel invisible au-dessus de l’illusoire visible, moralement
aussi bien qu’intellectuellement.
La noblesse est faite de détachement et de générosité ; sans cette
noblesse, les dons de l’intelligence et les efforts de la volonté ne
sauraient suffire pour la Voie, car l’homme ne se réduit pas à ces deux
facultés, il possède aussi une âme capable d’amour et destinée au
bonheur ; et celui-ci ne peut être réalisé - sauf d’une façon illusoire-
sans la vertu ou la noblesse.

La Voie est faite de discernement, de concentration et de bonté : de
discernement pour l’intelligence, de concentration pour la volonté, de
bonté pour l’âme.

Le détachement implique l’objectivité vis-à-vis e soi-même ; la
générosité implique tout autant la capacité de se mettre à la place
d’autrui, donc d’être « soi-même » dans les autres. Dans la durée, le
détachement donne lieu à la patience et la générosité à la fidélité, la
patience et la fidélité prolongent et parfont en quelque sorte les
vertus qu’elles fixent dans le temps, si bien qu’on pourrait dire que la
patience prouve la sincérité du détachement et que la fidélité prouve la
sincérité de la générosité ; toute qualité, pour être entière exige la
persévérance.

Ce que nous devons à Dieu, nous le devons d’une façon appropriée au
prochain. Chaque vertu est un œil qui voit Dieu.

A rigoureusement parler, ce n’est pas nous qui réalisons la vertu, c’est
Dieu qui seul la possède et qui nous la communique ; ce que nous croyons
être la réalisation d’une vertu, n’est en réalité qu’un regard du cœur
sur Dieu, ou c’est un regard de Dieu sur notre cœur. L’orgueil, c’est
croire que nous faisons cadeau de nos vertus à Dieu.

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Détachement, générosité, vigilance, gratitude : ces vertus relèvent de 4
principes qui pourraient être caractérisés par les termes suivants :
Pureté, bonté, force, beauté ; ou froid, chaleur, activité, repos ou
mort, vie, combat, paix ; ou encore en les appliquant à l’alchimie
spirituelle : abstention, confiance, accomplissement, consentement. La
pureté et la beauté sont statiques ; la force et la bonté sont
dynamiques ; à un autre point de vue, la pureté et la force relèvent de
la rigueur ; la beauté et la bonté de la douceur. C’est dire que la
vertu en soi, ou la conformité de l’âme possède deux modes
complémentaires, un statique et un dynamique, et sous un autre rapport,
un mode rigoureux et un mode doux ; et que les quatre vertus dérivent de
ces modes ou de ces pôles. La vertu est la rencontre du sujet humain
avec l’objet divin.
Nous étudierons de plus prés ces vertus-clef :

1. Le Détachement : Tout d’abord nous devons constater que l’attachement
est dans la nature même de l’homme. Le critère de la légitimité d’un
attachement est que son objet soit digne d’amour, c’est-à-dire qu’il
nous communique quelque chose de Dieu, et à plus forte raison qu’il ne
nous éloigne pas de lui. Etre détaché, c’est ne rien aimer en dehors de
Dieu, ni a fortiori contre Dieu. Le détachement est l’opposé de la
concupiscence et de l’avidité ; il est la grandeur d’âme, qui inspirée
par la conscience des valeurs absolues et partant aussi de
l’imperfection et de l’impermanence des valeurs relatives, permet à
l’âme de garder sa liberté intérieure et sa distance à l’égard des
choses.

2. La Générosité : Comment l’homme sanctifié ne serait-il pas généreux
puisqu’il espère en la divine Miséricorde ? Car, il ne suffit pas
d’attendre de la Miséricorde les avantages qu’elle promet, il faut en
outre et même avant tout, s’ouvrir à elle et l’aimer pour elle -même ;
or aimer la Miséricorde, c’est comprendre sa nature et sa beauté et
c’est vouloir s’unir à elle en participant à sa fonction. Aimer c’est
vouloir être ce qu’on aime, ou devenir ce qu’on aime. La générosité est
l’opposé de l’égoïsme, de l’avarice et de la mesquinerie. La générosité
est la grandeur d’âme qui aime donner et aussi pardonner parce qu’elle
permet aux hommes de se mettre à la place des autres. La bonté par
faiblesse ou par rêverie n’est pas une vertu ; la générosité est belle
dans la mesure où l’homme est fort et lucide. La noblesse comporte à
priori, une attitude bienveillante et un certain don de Soi ; l’homme
noble essaie d’aider et de venir à la rencontre avant de condamner et de
sévir, tout en étant implacable et rapide quand la réalité l’exige.

3. La Vigilance : L’homme sanctifié est aussi et nécessairement un homme
discipliné ; être discipliné c’est intrinsèquement se dominer et
extrinsèquement faire les choses correctement : n’être ni négligeant ni
désordonné, ni extravagant. La perfection de l’âme exige que l’extérieur
soit conforme à l’intérieur ; la discipline du caractère et du maintien
est une marque d’humilité autant que de discernement. La vigilance est
la vertu affirmative et combative qui nous empêche d’oublier ou de
trahir « la seule chose nécessaire » : C’est la présence d’esprit qui
nous rappelle sans cesse au souvenir de Dieu et qui par-là même nous
rend attentifs à tout ce qui nous en éloigne. Cette vertu exclut toute
négligence et tout laisser-aller, puisqu’elle est fondée sur la
conscience du moment présent, de cet instant toujours renouvelé qui
appartient à Dieu et non au monde, à la Réalité et non au rêve.

4. La Gratitude : L’homme reconnaissant se maintient dans une sainte
enfance (se contenter des petites choses). La gratitude est une vertu
qui nous permet d’apprécier ou de respecter les choses petites ou
grandes parce qu’elles viennent de Dieu à commencer par les beautés et
dons de la nature. L’adoration de la divine substance entraîne le
respect des accidents qui la manifeste ; adorer Dieu « en esprit et en
vérité » c’est le respect aussi à travers ce voile qu’est l’homme, ce
qui revient pratiquement à dire qu’il faut respecter dans tout homme la
sainteté potentielle dans la mesure où cela nous est raisonnablement
possible ; en un mot, admettre sinon comprendre la transcendance du
Créateur, c’est reconnaître son immanence dans les créatures. Qui dit
respect du prochain, dit respect de soi-même, car ce qui est vrai pour
les autres l’est aussi pour nous ; l’homme est toujours un saint
virtuel.

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L’humilité, a sa source dans notre totale dépendance de Dieu ; il
résulte normalement de cette conscience un sens des promotions toujours
en éveil nous empêchant de nous surestimer aussi bien que de
sous-estimer autrui.

Une remarque analogue s’applique à la sincérité qui consiste à être ce
qu’on exprime et à exprimer ce qu’on est. Si les expressions elliptiques
étaient facilement comprises, on pourrait dire que la plus grande des
vertus, c’est la vérité ; la vérité en tant qu’elle est vécue, non
pensée seulement et qu’elle devient en nous le sens du Sacré et de
l’adoration.
La vertu en soi, c’est l’adoration qui nous attache à Dieu et nous
attire vers Lui tout en rayonnant autour de nous. La vertu une, ou la
dévotion substantielle, c’est se reposer dans l’être, qui est à la fois
transcendant et immanent tout en étant sacramentalement présent, hic et
nunc. Et toute vertu est par participation à sa propre essence un mode
d’adoration et partant de béatitude. Dieu a mis dans notre substance
toutes les vertus ; elles sont fonction de la nature de celle-ci et
cette nature est la dévotion primordiale. Ce qui est donc à retenir,
qu’une vertu n’est jamais une acquisition, ni une propriété : elle
appartient toujours à Dieu, et par Lui au logos ; notre souci doit être
d’éliminer ce qui s’oppose aux vertus, non de gagner les vertus pour
nous-mêmes ; il faut laisser libre passage aux qualités du Souverain
Bien.
Les trois vertus fondamentales : Véracité, charité, humilité, doivent
pénétrer jusque dans notre pensée, puisque celle-ci est un acte. Il n’y
a aucun plan d’activité où les vertus ne doivent intervenir. Quand la
vérité pure se manifeste, elle ne peut le faire sans les vertus, car la
manifestation est un acte.

- L’Humilité, c’est se regarder soi-même dans l’état limitatif
d’individuation ; c’est jeter son regard sur l’ego, la limite, le néant.

- La Charité, c’est regarder autour de soi : c’est voir Dieu dans le
prochain et s’y voir soi-même, non comme pure limite, cette fois-ci,
mais comme créature de Dieu faite à son image.

- La Véracité, c’est regarder vers la Vérité, se soumettre et s’attacher
à elle et se pénétrer de sa lumière implacable.

Chacune des 3 vertus doit se retrouver dans chaque autre vertu ; elles
sont les critères les unes des autres.

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- L’humilité charitable évitera de faire scandale et de nuire ainsi au
prochain ; elle ne doit pas être contraire à l’effacement, qui est sa
raison suffisante.

- L’humilité véridique évitera la surenchère : la vertu ne doit pas
aller à l’encontre de la vérité. Mais elle peut être plus « vraie » que
telle vérité extérieure et stérile ; dans ce cas, c’est la vertu qui est
vérité, et la contradiction n’est qu’apparente.

- La charité humble évitera de s’exhiber sans utilité ; l’homme ne doit
pas s’enorgueillir de sa générosité : « Que la gauche ne sache pas ce
que fait la droite ». Le don de soi doit être avant tout intérieur, sans
lui, la bienfaisance extérieure est sans valeur spirituelle et sans
bénédiction.

- La charité véridique est consciente de la nature des choses : Je ne
suis pas moins que le prochain, puisque j’existe et j’ai une âme
immortelle comme lui. D’autre part, il se peut qu’un intérêt supérieur
prime tel intérêt du prochain ; d’une manière générale, l’intérêt
spirituel prime le temporel, qu’il s’agisse du « prochain » ou de
moi-même.

- La Véracité humble ne cachera pas notre ignorance ; feindre une
connaissance que nous n’avons point, nuit à celle que nous avons.

- La Véracité Charitable ne négligera rien pour faire comprendre la
vérité ; si celle-ci est un bien, elle doit être aussi un don.

Effacement de l’ego ; don de soi ; réalisation de la vérité. Ces attitudes
si l’on peut dire, correspondent respectivement aux étapes ou aux états
- de purification, d’épanouissement et d’union. Ce sont les trois « 
dimensions » de la gnose parfaite. l faut distinguer nettement entre des
qualités naturelles et des vertus spirituelles, bien que les apparences
puissent être les mêmes et que les premières constituent en principe des
qualifications pour les seconds. ; Schuon utilise « en principe » car,
en fait les qualités naturelles peuvent donner lieu à une idolâtrie
morale qui empêche le passage à un plan plus élevé, et qui même
provoquer des chutes. Il ajoute en disant que les qualités naturelles ne
gardent pas nécessairement leur efficacité sur le plan spirituel ; cela
est vrai, dit-il, aussi pour l’intelligence purement mentale, « mondaine
 » si l’on veut, mais non pour l’intuition métaphysique quand elle
prédomine, car celle-ci appartient par définition au domaine de
l’esprit, donc de l’immuable.

Une vertu n’est un gage d’immortalité qu’à condition d’être fondée en
Dieu, ce qui lui donne un caractère à la fois impersonnel et généreux. « 
Ce n’est plus moi qui vit, a dit l’Apôtre, mais c’est le Christ qui vit
en moi ».
Une qualité purement naturelle - et non mise en valeur par une attitude
spirituelle qui lui infuse une vie divine - n’a pas plus d’importance
pour Dieu qu’un « airain qui résonne ».

Quand une âme est dans l’état qui lui est naturel - dit la Philocalie, -
la vertu s’y trouve nécessairement. L’âme se trouve dans son état
naturel quand elle reste comme elle a été créée. L’âme est juste quand
sa science demeure dans l’état qui lui est naturel… C’est pour cela que
la vertu n’est pas chose difficile ; quand nous restons comme nous avons
été créés, nous sommes dans un état de vertu.. Si nous devions chercher
la vertu en dehors de nous, ce serait certes difficile ; mais comme elle
est en nous-même, il suffit d’éviter les pensées mauvaises et de garder
notre âme (telle qu’elle est a priori) tournée vers le Seigneur.

Intellection et vertu : tout est là. L’Intellection se réfère au « Moi
 » divin, au sujet pur et absolu, à la « Conscience » absolue même non
objectivée, à Dieu -Intellection - Connaissance divine.

La vertu se réfère à l’ « Etre » divin, à l’Objectivité pure et infinie,
à la Réalité libre de toute individuation, à Dieu Etre. Qualités
divines. Spirituellement parlant, se connaître soi-même, c’est avoir
conscience de ses limites et attribuer toute qualité à Dieu.

Conclusion :

Afin d’être aussi fidèles à nous-mêmes, nous avons besoin d’arguments
irrécusables : des Clefs qui nous permettent de demeurer dans la
conscience du Souverain Bien en dépit des troubles du monde et de l’âme.

Sur le plan de notre rapport humain avec Dieu, le premier argument qui
s’impose est l’évidence que le monde ne peut pas être autre chose que ce
qu’il est et que nous ne pouvons pas le changer ; qu’il faut donc nous
résigner à ce qui ne peut pas ne point être et résister à toute
tentation de révolte - même inconsciemment contre le destin et contre la
nature des choses ; c’est ce qu’on appelle « accepter la volonté du ciel
 ».

A la qualité de résignation se joint celle de confiance : la Divinité
est substantiellement bienveillante, sa bonté intrinsèque prime sa
rigueur quasi accidentelle ; en avoir conscience, c’est demeurer dans la
paix et savoir que tout est entre les mains de Dieu. Aux qualités de
résignation et de confiance doit se joindre celle de gratitude : bien
souvent, le souvenir des biens dont nous jouissons et dont
éventuellement d’autres ne jouissent pas - peut atténuer une épreuve et
contribuer à la sérénité qu’exige la conscience de l’Absolu. Un autre
argument se fonde sur notre liberté : nous sommes libres de faire ce
que nous voulons faire, d’être ce que nous voulons être ; aucune
séduction ni aucune épreuve ne peuvent nous empêcher d’avoir recours à
la conscience salvatrice du Souverain Bien.

Dans notre conscience de Dieu, notre désir de libération se rencontre
avec la volonté de Dieu de nous libérer ; l’oraison est à la fois une
question et une réponse. Si « la beauté est la splendeur du vrai » on
peut en dire autant de la bonté ; si le bien tend à se communiquer,
c’est qu’il tend aussi à nous libérer.


D’après Frithjof Schuon :

- La Transfiguration de l’homme

- Esotérisme comme Principe et comme Voie

- Perspectives Spirituelles et faits humains

- Jeu des masques

Messages

  • « Les vertus prennent leurs source dans l’intérêt comme les fleuves se jettent dans la mer » attribué a François Larochefoucauld. Et c’est parfaite justice car Si Dieu a créé l’intérêt comme toutes choses, l’intérêt bien compris de l’homme commence par l’intérêt des autres.

    La vertu et le souverain bien, les défauts, l’honneur, la dignité, la bonté, l’intelligence ne sont que des illusions de l’être, indéfinissables car elles ne sont pas les mêmes suivant les époques les lieux et les cultures. Dieu nous a créé avec notre capital génétique à l’image de l’homme et pas du tout à son image car il en a pas, le croire est d’une vanité insensée. Une vertu ne peux posséder quoi ou qui que ce soit. Si la raison nous permet de discerner, comprendre la vertu c’est voir que la vertu des uns n’est pas du tout la vertu des autres.
    Devant Dieu l‘homme n‘a aucun droit, sauf celui de respecter ses commandements, c’est une vérité essentielle et le faire noblement ou pas ne change rien à l’affaire car à ce sujet Dieu ne distingue pas le Maître de l’esclave. Vouloir faire une classification et vouloir créer une hiérarchie dans les sentiments et les vertus n’est que pure vanité vouée à l’échec.

    La concentration n’est qu’une posture nécessaire de l’esprit pour pouvoir exercer la méditation active indispensable à la progression spirituelle et différente autres disciplines, (jouer aux échecs par exemple). Si on peut dire que la patience est facile à celui qui éprouve le détachement, on ne peut pas dire que la fidélité prouve la sincérité de la générosité, car le généreux peut-être un infidèle et un égoïste peut être fidèle.

    Ce que nous devons à Dieu n’a rien à voir avec ce que nous devons à notre prochain, car Dieu n’a aucun besoin des microcosme que nous sommes. Ce que nous devons à Dieu c’est de ne pas le contrarier pour ne pas engendrer sa colère, en nous aimant les uns les autres. Aimer Dieu c’est respecter ses commandements et aimer son prochain c’est respecter ce que Dieu a créé.

    Les 4 principes relèvent d’une classification insensée puisque détachement, générosité, vigilance, gratitude n’ont pas de rapport direct avec pureté, bonté, force, beauté. On pourrait de la même manière totalement subjective faire un classement avec 12 principes
    détachement, générosité, vigilance, gratitude, pureté, bonté, force, beauté, abstention, confiance, accomplissement, consentement ce n‘est pas la rime qui fait l‘analogie.. De même les 4 principes pureté, bonté, force, beauté avec les 8 éléments froid, chaleur, activité, repos ou mort, vie, combat, paix n‘ont aucun rapport. De plus la mort et le repos sont des concepts très différents de abstention, confiance, accomplissement, consentement. Tout est plongé dans la confusion.

    La pureté et la beauté sont statiques ; la force et la bonté sont dynamiques est une affirmation critiquable qui n’est pas objective et est discriminatoire pour la pureté et la beauté.

    Il n’y a pas de vertus clefs, il n’y a que des vertus que personne n’apprécie de la même manière. On peut dire à contrario que le détachement c’est aimer tout ce que Dieu a fait et l’avidité et la concupiscence ne peut donc pas se définir par le détachement, car la concupiscence et le détachement ont un point commun, c’est d’aimer ce que Dieu à fait.
    Par contre, la générosité peut se définir par rapport au détachement car il est facile d’être généreux quant on est détaché.
    La vigilance pourrait se définir par rapport à la concentration et la vigilance n’est pas une vertu mais un comportement qui peut être maîtrisé par un concupiscent pas du tout sanctifié, (le soudar expérimenté qui monte la garde est vigilant alors que c’est un meurtrier).

    Et en résumé toutes les classifications et définitions concernant des vertus et des principes qui en serait relatifs sont vouées à l’échec car aucun paramètre n’est définissable.

    Les seuls paramètres repérables se trouvent dans les commandements de Dieu transmis par Moïse qui s’adaptent à toutes les situations. Et même ceux qui ne croient pas en Dieu et ne connaissent pas les commandements, ils suffit qu’ils les respectent pour aimer Dieu et être aimé de lui.

    Daniel Toublanc