Bulletin de l’Ermitage

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Là où seule la musique permet d’aller (Nouvelle Serie)

Tannhaüser de Richard Wagner ( 1ère partie)

Les plus belles oeuvres lyriques

jeudi 16 février 2012, par frere francois, Nat et Nico

Pour plus de commodité et surtout pour les oeuvres difficiles comme le sont certains opéras très riches en symboles et en thèmes de pensée nous avons décidé de les couper en plusieurs morceaux afin que vous puissiez en apprécier toutes les nuances.

Par ailleurs il nous sera souvent impossible de trouver ( du moins dans l’état actuel de la diffusion de la culture sur le net, et sa monopolisation par les "majors" qui veulent faire du fric facilement...et se fichen,t de la répartion juste et égale de la culture POUR TOUS sure un net LIBRE)

alors ce sera un peu "décousu" magnifique et plein de méditations cependant .

Nous avons demandé à Titus qui connait Wagner presque "par coeur" et assista à son premier "Tannhaüser" à l’âge de 4 ans à l’opéra de Lyon ...sur son petit "strapontin" de nous éclairer de ses lumières

" Je crois que c’est Wagner qui m’a éveillé à la spiritualité : car si malgré mon jeune âge et le fait que mes parents ne savaient à qui me confier j’ai assisté très tôt à un grand nombre de pièces du répertoire lyrique c’est Wagner que je plébiscite encore aujourd’hui et surtout son "Tannhaüser"

On ne peut écouter Wagner comme on écoute Puccini ou Verdi...ici en plus de la musique il y a profond Message qui éclate au travers les lignes mélodiques, toute une philosophie, toute une série de symboles que nous nous contenterons d’évoquer

Wagner fut le contemporain de Liszt, de Nietzsche, de Chopin, de George Sand...d’où la profondeur de sa réflexion

L’argument de Tannhaüser est tiré de deux légendes germaniques, celle du tournoi de chant au château de la Wartburg avec comme protagonistes les Minnesänger (équivalent allemand des troubadours) Wolfram von Eschenbach et Heinrich von Ofterdingen, Walter von der Vogelweide, Biterolf, d’une part et la Ballade de Tannhäuser, d’autre part, le chevalier banni qui du se rendre à Rome pour y quérir son salut.

Les thèmes-clés sont l’opposition entre l’amour sacré et l’amour profane, ainsi que la rédemption par l’amour, thème qui traverse l’ensemble de l’œuvre de Wagner.

L’opéra fut créé en 1845 à Dresde sous la direction de Wagner, avec sa nièce Johanna Wagner dans le rôle d’Elisabeth.
Ensuite, Wagner révisa le livret et la partition à plusieurs reprises. Un mois avant sa mort, « il dit qu’il doit encore au monde Tannhäuser. »

Aujourd’hui nous nous contenterons d’écouter ( ou de réécouter) la très connue Ouverture

L’ouverture est un résumé de l’opéra : d’abord, exposition Andante maestoso de la mélodie du chœur des pèlerins en crescendo, qui s’éteint ensuite progressivement. Sans transition, un Allegro expose le leitmotiv du Venusberg. Puis, de plus en plus théâtralement, résonne le leitmotiv du chant passionné de Tannhäuser, accompagné par la musique exprimant les menaces des chevaliers, pour atteindre son apogée dans un Molto vivace mouvementé. La suite diffère selon les versions : soit retour au coeur des pélerins, soit transition avec le début de la scène du Vénusberg

Bref on ressent déjà l’affrontement du thème de la lascivité soulignée part les violons et le thème plus profond que tout homme porte en lui : celui de l’appel à une transcendance...ou la perception d’une transcendance

L’acte I débute sur un ballet qui décrit le Vénusberg...ce lupanar où s’est fourvoyé Tannhaüser...monde de lucre et de fornication qui est le refuge de tant d’^tres aujourd’hui...et leur unique religion

http://youtu.be/631iE-_lbAs

Mais il en a assez , son amour pour Vénus s’est tari, et il aspire de nouveau à la liberté...à la nature...( réécouter le chant du rossignol) et l’amour de Dieu.

Dans un air fameux, Tannhäuser exprime son désir à Vénus, qui réagit violemment et lui déclare que jamais plus il ne trouvera le salut.

Tannhäuser dit alors que son salut viendra de Marie, provoquant ainsi son départ magique du Venusberg.

Une page superbe que chacun de nous éprouve un jour ou l’autre dans la vie aussi trépidante et sensuelle soit-elle : l’appel à vivre "autre chose !"

http://youtu.be/7v4b_UwmYXk

http://youtu.be/10ytvU_JQjI

http://youtu.be/cr7mXHHFDd0

Tannhäuser se retrouve soudainement dans la campagne près de la Wartburg ; c’est le printemps, un jeune berger chante à la gloire de la belle saison qui s’annonce et des pèlerins qui reviennent de Rome.

En entendant leur chant, Tannhäuser est pris de profonds remords pour ses actions et d’un grand désir de rédemption.

Tannhäuser est découvert par le landgraf et ses chevaliers Wolfram von Eschenbach, Walther von der Vogelweide, Biterolf, Reimar et Heinrich. Ils accueillent avec joie le retour du jeune chanteur, qui autrefois avait fui la cour de la Wartburg.

Et au seul nom d’Elisabeth, celle qu’il avait aimé autrefois il se décide à les suivre

Magnifique non ?

sinon laissez le mûrir en vous ...et reprenez le souvent...nous on en vit depuis que Titus nous l’a fait découvrir

pour la suite il faudra attendre un peu

a bientôt

Nat et Nico

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