Bulletin de l’Ermitage

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Août 2010

Les civilisations pourrissent toujours par la cime...

lundi 2 août 2010, par frere francois

Quelle merveilleuse journée...

combien en existe-t-il de ce type dans l’année...1...2...3 au maximum ?

et dans une vie ?

soleil sur fond d’azur...
un azur digne des plus beaux lapis lazulis qui tapissent certains murs d’Egypte et qu’ il faut aller chercher au Nord de l’Afghanistan en quelque mine secrète... là où les routes depuis longtemps ne montent plus et où les hommes ne sauraient vivre...

léger et frais... un doux zéphyr caresse délicatement le duvet de ma peau

Je suis resté avec Brenda et ses chèvres... les loupiots sont partis en randonnée pour 2 jours sous la conduite de Jess .. au programme herborisation, observation entomologique et géologique...et puis sûrement faire les fous près de la cascade...

détente...et méditation... ! :-)

Georges et Agnès sont également de la partie en cas de foulure...ou de jambe raide...
mais je ne suis pas trop inquiet car Igor est là ...et c’est certainement celui sur lequel je puis le plus compter en cas de problème...
avec une Agnès toujours fidèle servante et brave capable de trouver son chemin même en cas d’improbable orage...
il est vrai que l’hivers a laissé bien des traces... : de nombreuses parois restent instables et les roches déséquilibrées ou éclatées n’attendent que la moindre occasion pour dévaler comme des folles...
plus d’un en a eu ces derniers temps la nuque... ou la colonne brisée...

Mais j’avais besoin de retrouver Brenda la blonde... son avenir incertain... son indécision, ses difficultés... sur le chemin si aride entamé...
sa peau qui sent la cannelle
et pour cela il est toujours bien difficile de s’isoler... pourtant c’est au creux des silences que les choses se confient... quand elles sont du mal à s’extraire
en une vraie conversation
coeur à cœur
savons nous encore ? prenons nous encore le temps de "converser ?"
cajoler Brenda... qui me rappelle mes filles... celles du Japon que je ne connais plus que par le nom...

Les biquettes jalouses au début m’ont fait un peu les pupilles minces...
regard bridé et quelques bouderies têtes en avant ...
plus pour manifester leur existence ... que par hostilité... je les néglige si souvent...
et les femelles sont tellement possessives... me prendraient-elles pour un bouc... ( émissaire) ? en ai-je la fragrance ?
pourtant si je suis faune devenu je ne joue pas de flûte de pan
je crois qu’ elles apprécient surtout la saveur de mon short...

...pensant peut-être trouver en dessous une pilosité exquise....
les gouines adorent se brouter la motte dit-on ?
pas de chance ! je me rase jusque là... parfois uniquement là ...et aime les asperges bien lisses et bien raclées... et pas seulement les pointes !

pas de chance les filles !
mais
même les ermites ont besoin parfois de tendresses féminines... le poids des ans les rend plus désirables ... vulnérables aussi...
les bras de Morphée , de Vénus ou de la mort.... se ressemblent... piliers de l’ultime passage où nous ne cessons de frapper....

Myriam !
Marie !

Le mois d’Août lui est dédié : combien de notions se cachent-elles pas derrière ce symbole de l’éternel féminin tour à tour désirable... ou gouffre où l’on s’abandonne et qui éternellement recycle la vie
Puit samaritain où l’on aime à venir s’abreuver...comme à Sichar...vers les 3 heures....
pour retrouver ou dire une sagesse plus élevée que celle de l’amour que brandissent ceux qui ne savent donner un autre sens plus cohérent à leur vie ( et ne savent vraiment pas comme pour Marie ce que cache en vérité ce nom et ce dont il est capable : tant en désillusion, qu’en vacuité ....et qu’en souffrance si on veut en vivre et l’appliquer)
l’homme occidental et le chrétien en particulier aiment à se cacher derrière des mots à se laisser illusionner par des phrases d’une langue en bois... qu’ils ne comprennent pas ou plus : fourre tout consolateurs qui évitent de penser et d’avancer vers la réalité des choses

Tout comme le mot démocratie est une notion qui n’a pas de sens dans certaines civilisations alors que l’occident s’acharne à vouloir le faire appliquer ( alors que lui même s’en dispense) pour avoir raison et le dernier mot sur tout dans sa suffisance

De nos hauteurs nous pouvons voir jusqu’à la nausée ce qu’ils sont devenus ces porteurs de lumières , ces conquérants de nouveaux mondes, ces chantres de l’humanisme renaissant , du pardon et de l’accueil séculaire
désormais réduits à l’état de cloportes enfermés dans leurs boite de métal , limaçant sur des traînées d’asphalte tous à la même date, à la même heure pour pouvoir dire l’anus en l’air et bien ouvert : nous aussi on est allé en vacances !

une manière comme une autre de se faire encul...

Les vacances ça se mérite ! et de quoi l’occident pourrait-il s’enorgueillir et mériter cette année ?

de ses blocus à Gaza , en Iran, à Cuba ? toujours sur les pays pauvres qui "osent" contester sa façon de vivre, qui osent dire tout haut qu’il n’a pas à détenir le pouvoir et la force en exclusivité, qui osent dire qu’il y a d’autres morales, d’autres cultures, d’autres valeurs...et heureusement !

de ses morts et de ses exactions militaires partout dans le monde, le plus souvent sous le couvert de la CIA... de ses égoïsmes ?

de ses marées noires, de sa course effrénée aux matières premières et à l’énergie... de la réapparition de la faim au Sahel ? des déséquilibres climatiques aux incidences catastrophiques , incendies ou inondations qui ne font pas sourciller le moins du monde les manufacturiers des stupides

l’acquisition des biens est-elle l’unique préoccupation humaine .. ;est elle une voie au bonheur ?
la liberté, le partage , la culture intellectuelle , la sagesse, le pardon, la tolérance n’apportent elles pas bien plus....

peut-on supporter de voir le monde devenir un espace surveillé sans cesse où aucune innovation non conforme à une planification donnée serait suspectée et rejetée ?

Dans l’hexagone nous avons depuis quelques années le ponpon absolu de la régression intellectuelle et humaine ...
indignés que nous sommes par la chasse aux Roms, nos frères de toujours, des menaces sur la nationalité des immigrés, du toujours moins de liberté et plus de ségrégation ,de ce culte de la peur indigne ,de cette course au travail pour gagner toujours moins... que les soumis et les lâches acceptent en aveugles qui ne voient pas dans quel engrenage ils se sont engagés...
et trahissant et déshonorant les combats de leurs pères

ce système de surveillance, de police, de dénonciations qui se met en place
...et de ces recours sans cesse aux pouvoirs des familles !

Certes ces dominants sont issus de familles et leur doivent tout , surtout leur carte de visite , mais en 2010 les gens devraient être libre de ces enfermements et de ces responsabilités collectives pratiquées dans les premiers siècles de l’humanité surtout au Japon ou en Chine où pour une faute commise par un seul toute sa famille ou tout un quartier était déporté

Désormais nous vivons sous un nouveau Vichy : travail famille patrie... le triomphe des lâches et des racismes larvés !...

alors transpirez bien sur vos bandes d’asphaltes...

si les intellectuels prudents , les politiques et les églises continuent de se taire nous nous dénoncerons et partirons ...nous sommes libres et fiers !

un texte trouvé sur le net est édifiant...je vous le livre avant de conclure par un peu de musique manouche ce peuple millénaire origine d’Inde qui eu 20000 des siens brûles en holocauste lors de la dernière guerre ...et combien depuis plus de 20 siècles sur des bûcher plus modestes ou dans des prisons ?...pour un délit de race ?

quand une société tolère de telles discriminations c’est elle qui doit être mise à la poubelle de l’histoire

Lorsque les nazis vinrent chercher les communistes, je me suis tu : je n’étais pas communiste.

Lorsqu’ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je me suis tu : je n’étais pas social-démocrate.

Lorsqu’ils sont venus chercher les Juifs, je me suis tu : je n’étais pas Juif.

Lorsqu’ils sont venus chercher les catholiques, je me suis tu : je n’étais pas catholique.

Lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester.

Propos du pasteur Martin Niemoller (1892 - 1984), président des Eglises réformées de Hesse-Nassau, interné en Allemagne de 1938 à 1945

ce que l’on pourrait actualiser en

Lorsque ils sont venus chercher les roms, nous nous sommes tus : nous n’étions pas roms ;

Lorsqu’on a menacé les gens du voyage, nous nous sommes tus : nous n’étions pas gens du voyage ;

Lorsqu’on a déchu des étrangers de la nationalité française, nous nous sommes tus : nous n’avons jamais été étrangers ;

Lorsqu’on est venu nous chercher, il n’y avait plus personne pour protester.

frere francois ermite




http://www.youtube.com/watch?v=PHzYks06hwc

Là il faut cliquer ...et après vous nous direz si c’est eux qu’on expulse ?...ou ceux qui veulent les expulser :-))

Bye !


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Ecrire , s’exprimer, demander, contester : il suffit de nous écrire à rmitte@free.fr on répond toujours !

Aux états unis on semble moins frileux côté églises.... [1]


[1Aux Etats-Unis, les chrétiens plaident pour les immigrés

Après une loi controversée qui a relancé le débat sur l’immigration aux États-Unis, un mouvement œcuménique s’est créé à travers le pays pour soutenir les sans-papiers

Des opposants à la nouvelle loi sur l’immigration adoptée par l’Etat d’Arizona, manifestent à Phoenix, Arizona, le 29 juillet (AP/Matt York).

Le P. Raul Trevizo est le prêtre de l’église Saint-Jean-l’Évangéliste de Tucson, en Arizona, État frontalier à forte minorité hispanique. Il connaît bien le dossier brûlant de l’immigration. Sa paroisse compte environ 4 000 familles, pour la plupart « latinos », comme on les appelle ici. Près de 40 % de ses paroissiens sont aux États-Unis de manière illégale. Les hommes travaillent dans la construction ou les travaux de jardinage, les femmes font des ménages.

« Il est vrai que le Mexique s’est développé économiquement ces vingt-cinq dernières années, mais les plus pauvres des Mexicains n’ont pas bénéficié de ce progrès. Ils passent la frontière en espérant trouver un avenir meilleur pour eux et leurs familles. Ce sont des réfugiés économiques », explique le P. Trevizo.

La majorité des habitants de l’Arizona ne voit pas la situation de la même manière. Avec à leur tête des élus du Parti républicain, ils dénoncent un flot incontrôlable de clandestins qui, selon eux, pèsent sur le budget de l’État et posent un danger pour la société.

Des arrestations possibles en cas de « soupçon raisonnable »
L’église Saint-Jean-l’Évangéliste, comme beaucoup d’autres en Arizona, a pris parti contre la récente loi sur l’immigration proposée par le gouverneur de l’État, la républicaine Jan Brewer. Très stricte pour les clandestins, cette législation devait entrer en vigueur la semaine dernière, avant qu’une juge fédérale n’en interdise les passages les plus controversés.

Cette nouvelle loi autorisait les autorités de l’État de l’Arizona à prendre en main la politique d’immigration, alors que cette dernière a toujours été une prérogative de l’État fédéral. La mesure la plus critiquée du texte stipulait que la police locale pouvait se substituer à la police de l’immigration pour procéder à des arrestations, dès lors quelle avait « un soupçon raisonnable ». Une autre mesure imposait à tous les citoyens de porter sur eux leur papier d’identité, ce qui n’est normalement pas obligatoire aux États-Unis.

Depuis la signature de cette loi, la plus restrictive du pays en matière d’immigration, au mois d’avril dernier, de nombreux manifestants sont descendus dans la rue, en Arizona, mais aussi dans les États à forte minorité latino, au Texas, en Californie ou à New York, pour dénoncer « la stigmatisation des immigrés ».

L’administration Obama s’est jointe à six autres plaintes pour faire valoir son inconstitutionnalité. Au grand soulagement de la communauté hispanique et de ses défenseurs, les plaignants ont eu gain de cause. Mais la bataille n’est pas finie, puisque le gouverneur de l’Arizona affirme vouloir porter le cas jusqu’à la Cour suprême des États-Unis. Une dizaine d’autres États se sont dits prêts à lui emboîter le pas.

« Un système d’immigration qui ne fonctionne pas »
En Arizona, Mgr Gérald Kivanac, évêque de Tuscon et vice-président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, conduit les efforts de l’Église contre cette loi pénalisante. Il s’est joint à un mouvement œcuménique, s’exprimant publiquement aux côtés de représentants protestants et juifs. Au Congrès américain, le 14 juillet, il a plaidé pour une réforme complète et éthique de la politique d’immigration aux États-Unis, mais contre des solutions isolées à la manière de l’Arizona.

Dans son diocèse, le long de la frontière avec le Mexique, il est le témoin quotidien « des conséquences humaines d’un système d’immigration qui ne fonctionne pas », a-t-il déclaré devant les parlementaires. Une situation « qui, d’un point de vue humanitaire et éthique, doit être gérée de manière humaine et globale », a-t-il plaidé.

« Nous appliquons le principe biblique d’accueil de l’étranger et de justice, souligne de son côté le P. Raul Trevizo. Dans ce sens, nous devons faire preuve de compassion pour aider les illégaux à sortir de l’ombre où ils se cachent et les aider à trouver un moyen légal de rester aux États-Unis. »

Mais l’homme de foi dénonce également ce qu’il voit comme les manœuvres politiques du Parti républicain. « Cette loi est utilisée par des politiciens opportunistes qui tentent d’exploiter les peurs et l’anxiété à propos de la frontière pour être réélus. Ils essaient également d’instiller la peur chez les sans-papiers dans l’espoir que ceux-ci quittent l’Arizona. »

Un retour en force du débat sur l’immigration
Le débat sur l’immigration revient donc en force, trois ans après l’échec d’une grande réforme voulue par l’administration de George W. Bush. Entre 12 et 20 millions d’immigrés vivent illégalement aux États-Unis. Leur sort divise toujours l’opinion publique. Au niveau national, 55 % des Américains approuvent les démarchent entreprises par l’État de l’Arizona, tandis que 40 % y sont opposés, selon un sondage de la chaîne CNN du 27 juillet.

En Arizona, 70 % des habitants soutiennent la loi, contre 23 % qui s’y opposent, selon une étude de l’institut de sondage Rasmussen. Cette fracture, explique le P. Levario, est présente jusque dans l’Église. « Les paroisses majoritairement hispaniques, comme la mienne, sont catégoriquement opposées à la loi. Là où la présence hispanique est moindre, les paroissiens sont plutôt pour. » Cependant, publiquement, souligne-t-il, aucun prêtre ne s’est exprimé contre la ligne choisie par Mgr Kivanac.

Située à une centaine de kilomètres du Mexique, Tucson est emblématique des villes frontalières du sud des États-Unis. Le tiers de la population et la moitié des nouveau-nés sont d’origine latino. Dans la région, 75 % de la main-d’œuvre employée dans l’agriculture est hispanique. La zone, en particulier au sud de la frontière, est en proie à la violence des cartels de la drogue.

L’amalgame entre clandestins et trafiquants de drogue est exploité par le Parti républicain, alors que des études récentes du FBI et du département de la sécurité intérieure ont montré que les États frontaliers étaient parmi les plus sûrs aux États-Unis.

« Le nombre de réfugiés économiques explose »
L’immigration illégale est un problème bien plus complexe qu’il n’y paraît. « Des deux côtés de l’échiquier politique, vous avez des gens qui proposent des solutions ultra-simplifiées », explique Miguel Levario, professeur d’histoire à l’université Texas Tech. « Soit il faut renvoyer tous les illégaux, soit il faut leur offrir à tous une amnistie. Or, les facteurs qui contribuent à cette immigration sont variés », poursuit l’expert.

Il cite notamment l’échec de l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), qui a mis des petits producteurs locaux du Mexique en concurrence avec des multinationales agricoles ; la forte demande américaine pour une main-d’œuvre illégale bon marché ; l’instabilité économique de la plupart des pays d’Amérique centrale ; et enfin, la consommation de drogue au Nord. « Pour qu’elle fonctionne, une réforme complète de la politique d’immigration doit prendre en compte tous ces aspects », affirme-t-il.

Loin de se considérer comme un cas isolé, le P. Trevizo pense que la situation en Arizona n’est pas sans rapport avec celle de la France, de l’Espagne ou de l’Italie, voire de l’Afrique du Sud. « Le nombre de réfugiés économiques explose partout dans le monde et les nations ont des difficultés à les absorber. Il ne s’agit pas d’un problème américain. C’est un problème global. »
Stéphanie FONTENOY, à New York